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Magazine PROF n°29

 


Dossier Ils ont décroché, ils ont repris pied

« Je suis descendu en quatrième qualification »

Article publié le 01 / 03 / 2016.

Nos témoins ne sont ni psychopédagogues ni experts du système scolaire, mais ils en soulignent quelques traits, ou travers….

Les parcours des témoins que nous avons rencontrés les ont parfois amenés à changer d’établissement, voire de structure (1). Et à constater que les écoles ne sont pas homogènes. Parfois la différence est flagrante, souligne Hân: « Quand j’ai changé d’école primaire, je suis passé d’une culture à une autre, différente. Je venais d’une école multiculturelle où le fait de performer n’était pas super bien vu. Le premier de la classe était un frotte-manche ou un Flamand. Je suis arrivé dans une école bourgeoise où on pensait le contraire. Je ne m’y retrouvais pas ».

«Ce qui m’a peut-être manqué à cette époque, c’est qu’un dialogue s’instaure avec l’école en vue de comprendre les difficultés rencontrées et l’état d’esprit de l’élève. Cela aurait peut-être permis une réorientation, sans que ce soit dévalorisant, dans une école à pédagogie alternative, relate Sébastien Ruiz.

Salomé Singh est inscrite aujourd’hui dans une école partenaire du Service d’accrochage scolaire qu’elle fréquente. « Elle a la réputation d’être la poubelle des options arts à Bruxelles. Je ne suis pas du tout d’accord avec cela. J’y ai trouvé un cadre plus petit et plus familial, des élèves que je connaissais déjà d’avant, des cours intéressants, des projets où j’ai pu exprimer mon libre-arbitre ».

Sébastien Ruiz évoque un autre phénomène : la relégation. « Une fois en échec, je suis descendu en 4e qualification, qu’on appelait aussi 4e repêchage. À 17 ans, j’ai choisi d’aller en apprentissage dans un CÉFA ». Il montre aussi qu’on externalise (à tort ou à raison) certains problèmes. « Je posais pas mal de problèmes de comportement à ma famille. Ma mère n’a fait faire une batterie de tests dans un centre psychologique spécialisé. Un médecin a pensé qu’il valait mieux que je sois placé dans un enseignement spécialisé pour enfants difficiles. Ma mère, pas d’accord, m’a emmené chez un psychologue pour enfants qui a trouvé cette idée tout à fait inadaptée ».

(1) Selon Les Indicateurs de l’enseignement 2014, (p. 38) le redoublement est en moyenne trois fois plus important pour les élèves changeant d’établissement, http://bit.ly/1QOYs3I

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