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Magazine PROF n°29

 


Dossier Ils ont décroché, ils ont repris pied

Parole d'expert - Catherine Canivet :  Redonner le plaisir d’apprendre

Article publié le 01 / 03 / 2016.

Enseignante de formation, Catherine Canivet est chercheuse au département Éducation et Technologie de l’Université de Namur, notamment dans les domaines du décrochage scolaire, du projet personnel du jeune, de la relation éducative, de l’accompagnement de projets et des réseaux d’échanges de pratiques.

PROF : Qu’est-ce qui vous a frappée dans ces récits ?
Catherine Canivet :
La diversité des parcours et des besoins des témoins. Chaque cas est une histoire en soi. Leur donner la parole a de l’intérêt et leur permet de se poser des questions sur leur propre parcours. Ils ont d’ailleurs une grande intelligence dans l’analyse.

Qu’est-ce qui est important pour se remettre en projet ?
La démarche de questionnement - sur les motivations profondes et le sens de l’apprentissage - est porteuse d’accrochage et a un impact positif sur l’apprentissage lui-même. Or, l’école en donne peu l’occasion. Les enseignants qui l’organisent éprouvent des difficultés liées aux prescrits, aux pressions extérieures, à celles qu’ils se donnent… Mais ils y arrivent, en changeant de posture et en devenant davantage des accompagnateurs. On ne peut plus faire l’impasse de cet accompagnement pour les aider à s’adapter. Le monde est tellement complexe.

La plupart des témoins ont d’ailleurs rencontré un adulte bienveillant, attentif qui a repéré la force du jeune ou a été déclencheur d’une spirale positive : l’amie de la maman de Salomé Singh qui l’oriente vers un SAS ; Diego Bastin engagé comme apprenti par Guillaume Vandeberg…

Même si le jeune quitte une structure pour une autre, il est nécessaire de conserver un accompagnement, pour lui éviter la solitude, synonyme de danger. Tant mieux si des structures externalisées le permettent. Mais pourquoi ne pas rendre cela possible à l’école ? Les enseignants ne sont pas des psychologues, bien sûr, mais ils sont là, au quotidien, quand les jeunes en ont besoin. C’est important qu’ils soient conscients de ce rôle-là, qu’ils l’endossent. Beaucoup le font déjà, trouvent du temps pour cela, mais souvent du temps non reconnu.

On peut aussi les sensibiliser à l’importance de valoriser le jeune. Le décrochage est une succession de petites anecdotes négatives. L’accrochage est une succession de petites anecdotes positives qui font qu’il se remet en projet, reconquiert l’estime de soi, se remotive. Cela nécessite des professeurs mieux formés pour comprendre qui est l’enfant en face d’eux et ses motivations profondes. Pour l’aider aussi à mieux se connaitre lui-même, c’est important pour la vie…

La reconstruction, elle passe aussi par la solidarité des pairs. On ne travaille pas assez cette dimension en classe. Elle passe enfin par la curiosité du monde. Il faut sortir, aller vers l’extérieur, comme Fatima qui, grâce à un stage, découvre sa vocation de puéricultrice.

Que faut-il pour que la mise en projet démarre à l’école ?
Tout cela nécessite des enseignants formés à observer le jeune qui est en face d’eux et à déceler ses besoins, son évolution corporelle et émotionnelle. Capables aussi de prendre du recul, voir les choses autrement et se distancier des pressions qu’ils vivent à certains moments. Travailler en équipe aide aussi à cela. On y gagne en plaisir d’enseigner et les jeunes, en plaisir d’apprendre.

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