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Magazine PROF n°36

 


Dossier Quand le théâtre entre en classe

Le théâtre fait partie
du Projet d’établissement

Article publié le 11 / 12 / 2017.

Chaque année, les classes de l’École ouverte à Ohain organisent un spectacle, avec des retombées pédagogiques.

Chaque matin, Nicolas Maron utilise des marionnettes pour communiquer avec les élèves de maternelle : à l’École ouverte d’Ohain, on n’hésite pas à utiliser des accessoires de théâtre. Et pour cause, ils font partie du Projet d’école depuis 1986 et le passage de l'établissement à la pédagogie Decroly.

La marionnette favorise la communication avec les plus petits.
La marionnette favorise la communication avec les plus petits.
© PROF/FWB

« Le Faire comme si, utilisé par les élèves, dans la cour, a été repris par ses créateurs comme un principe pédagogique, explique le directeur. Le jeu théâtral améliore tant l’expression que les compétences sociales : dialogue, collaboration, respect, solidarité. Il a aussi un impact sur les stéréotypes. Par exemple, les filles d’aujourd’hui préfèrent manier l’épée du chevalier plutôt que de se peigner les cheveux dans une tour ».

Six semaines de « jeu »

Durant six semaines avant Pâques, toutes les classes, de l’Accueil à la P6, préparent un spectacle joué devant les parents dans le théâtre de l’École Saint-John, à Waterloo.

Semaine 1 : chaque classe choisit un thème et organise une excursion sur le terrain. Bruxelles et le quartier des Marolles ou les pompiers et la découverte de la caserne de Braine-l’Alleud… Ensuite, elle construit une trame via des scènes d’improvisation, dont on conserve des traces de dialogues et de mouvements.

Semaine 4 : les élèves ajoutent aux textes une cinquantaine de mots de vocabulaire liés au thème. Puis ils réfléchissent aux décors et à la mise en scène. Les accessoires, le mobilier deviennent des repères de mouvement et la musique une structuration temporelle. Enfin, on répète en classe, puis sur la vraie scène. On monte le décor. Et on joue... « Le projet n’occupe pas toutes les journées. Mais il a un impact sur les disciplines : calcul de surface de la scène, réalisation d’une maquette à l’échelle, recherche de vocabulaire en néerlandais,… »

Des ressources

Pour les enseignants, il demande de l’énergie et du temps. M. Maron : « En réunion d’équipe, on choisit de jouer devant les parents ou non. Et chacun dit ses craintes ou ses atouts. Ceux des uns atténuent celles des autres, pendant d’autres moments formels ou informels. De plus, les parents aident. Ils sont très preneurs du Projet d’école. Deux comédiennes accompagnent certaines classes. Un cameraman réalise une captation du spectacle… L’année prochaine, nous projetons de collaborer avec le Théâtre de l’Ancre, à Charleroi, et de consacrer une journée pédagogique à une formation au jeu dramatique ».

Le projet s’adapte à l’âge des enfants. « Les élèves de l’Accueil à la P2 se centrent sur un personnage, pièce d’un puzzle à assembler ensuite. Les moyens partent d’abord du jeu collectif. Les aînés peuvent même débuter par un message à faire passer ». Tous les enfants s’investissent dans les différentes fonctions de ce projet, qui a une vraie finalité. « Et si l’un d’entre eux a la phobie de la scène, on l’accompagne, d’année en année ».