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Magazine PROF n°25

 


Dossier Neurosciences et éducation :
un dialogue en construction

Du laboratoire à la classe

Article publié le 01 / 04 / 2015.

De la théorie basée sur l’imagerie cérébrale à la classe, il y a un sérieux pas. Quatre chercheuses ont donc transféré « au monde de la classe des outils centrés sur l’apprentissage à l’inhibition », en collaboration avec des enseignants.

Les auteures de cette recherche travaillent au Laboratoire de psychologie du développement et de l'éducation de l'enfant de l’Université Paris Descartes (1).

Pour elles, « certaines situations scolaires sont source de conflit cognitif entre deux savoirs, des connaissances nouvelles interférant avec des connaissances anciennes. Pour surmonter ce conflit, l’élève doit inhiber la stratégie apprise antérieurement, devenue inefficace, au bénéfice d’une nouvelle stratégie pertinente » (2).

Avec des enseignants volontaires, des conseillers pédagogiques et des inspecteurs, elles ont co-construit des séquences d’apprentissage à l’inhibition visant à bloquer des stratégies erronées, mais courantes. Pendant trois ans, « les enseignants ont été formés à l’importance du contrôle inhibiteur dans les apprentissages et à notre méthodologie de laboratoire afin de la mettre en application avec leurs élèves ».

Des situations de conflits cognitifs ont été identifiées, qui génèrent des erreurs fréquentes. L’expérience a porté sur l’apprentissage de la dizaine chez des enfants de 6-7 ans, et sur une situation d’orthographe grammaticale chez des élèves de 10-11 ans.

Un groupe d’élèves était confronté à une situation d’apprentissage « classique », où l’enseignant insiste sur la bonne stratégie. L’autre était placé dans une situation d’apprentissage à l’inhibition, où la stratégie correcte est mentionnée, mais où l’enseignant insiste explicitement sur ce qu’il ne faut pas faire, sur le piège à éviter. Un matériel à manipuler (attrape-piège) accompagne le second dispositif.

Conclusion : « les deux études réalisées dans deux domaines scolaires fondamentaux avec des élèves d’âges différents montrent le bénéfice d’une pédagogie du contrôle cognitif dans les classes ainsi que son caractère transférable. Renforcer une notion scolaire tout en mettant en exergue les stratégies inefficientes, ou pièges, qu’il faut bloquer à l’aide d’un matériel ludique à manipuler, semble améliorer les performances des élèves de façon plus importante qu’une méthode pédagogique plus classique centrée exclusivement sur l’apprentissage de la stratégie efficiente ».

Les chercheuses ajoutent que la démarche « a suscité l’enthousiasme des enseignants et des chercheurs ».

(1) http://recherche.parisdescartes.fr/lapsyde
(2) LUBIN A., LANOË C., PINEAU A., ROSSI S., « Apprendre à inhiber : une pédagogie innovante au service des apprentissages scolaires fondamentaux (mathématiques et orthographe) chez des élèves de 6 à 11ans », in Neuroéducation, décembre 2012, volume 1, n°1, http://bit.ly/1bnAq22. Sur le même sujet, on lira aussi BRAULT-FOISY L.-M. & MASSON S., « Apprendre les sciences, c'est apprendre à inhiber ses conceptions antérieures? », in Spectre, volume 40 (n°2), pp. 30-33 (http://bit.ly/1B7SNhu), ainsi que le dossier « La neurodidactique des sciences » du volume 42 (n°2), http://bit.ly/1CPWtL0.