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Magazine PROF n°39

 


Dossier Rentrée 2018

Claire Thirion : « Participer au jury a ouvert ma bulle »

Article publié le 31 / 08 / 2018.

Les jurys de l’enseignement secondaire de la Communauté française ont besoin de plus d’enseignants pour optimaliser leur fonctionnement. Avis aux candidats…

Claire Thirion, physicienne retraitée, est aujourd’hui membre extérieur des jurys de l’enseignement secondaire. Elle évoque sa collaboration avec cette filière alternative d’accès à un diplôme pour les étudiants qui ne trouvent pas leur place dans un parcours scolaire « classique » ou qui ont dû l’interrompre (1).

© PROF/FWB

PROF : Quels diplômes peut-on obtenir par le jury ?
Claire Thirion : Le CE1D, le CE2D, le CESS, le CE6P, l’accès à l’enseignement supérieur (un équivalent de l’examen de maturité, pour les étrangers), l’accès aux études paramédicales. Il ne délivre ni certificats de qualification ni accès à la profession (gestion de base).

Qui organise ces jurys ?
Une direction de l’administration et sept chargés de mission permanents s’entourent d’enseignants extérieurs, en exercice ou ayant exercé. Leur nombre est insuffisant pour fonctionner de façon optimale : on en cherche régulièrement dans toutes les disciplines (2).

Quelle est la palette de leurs missions ?
Généralement à trois par épreuve et encadrés par un chargé de mission, ils imaginent des questionnaires – aujourd’hui, sauf en langues et en français, la plupart des épreuves sont écrites – et leurs corrigés en cohérence avec le programme de leur matière. Ils surveillent les épreuves et les corrigent. Ils participent en fonction de leurs disponibilités : on peut accepter l’une ou l’autre mission ou l’ensemble.

Cela exige du temps ?
Mon trio met quatre jours en moyenne pour rédiger une épreuve, un pour la faire passer, trois pour la corriger. Quand nous avons plus de 150 inscrits, faute d’un local assez grand, nous avons deux épreuves le même jour, avec deux questionnaires différents. Deux sessions d’épreuves sont prévues par an (aout-janvier et février-juillet). Le travail s’étale sur l’année en fonction des disponibilités de chacun et de la date des épreuves.

C’est possible pour un enseignant en fonction ?
Lorsqu’un enseignant en fonction est convoqué à un jury, il doit avoir l’aval de son chef d’établissement pour y participer et se rendre à Bruxelles où se déroule cette mission. Cela a un impact sur l’organisation des cours, mais ce n’est pas du tout insurmontable. Et certains assurent des missions en-dehors de leurs heures de cours.

Les prestations sont rémunérées ?
La Fédération Wallonie-Bruxelles rembourse les frais de déplacement et donne une indemnité forfaitaire.

Ce n’est pas cela qui vous a motivée à y participer ?
Dans mon athénée florennois, j’étais la seule professeure de physique. Le jury m’a permis de rencontrer des collègues de ma discipline et d’autres disciplines, de mon réseau et d’autres réseaux, des bacheliers, des agrégés. J’ai pu sortir de ma bulle et partager mon expérience.

Lorsque je suis devenue chargée de mission au jury, j’ai découvert d’autres publics que celui de mon école rurale : des adultes, des agoraphobes, des dyslexiques, des élites sportives ou artistiques, des pressés de réussir ou des plus lents. De cette époque, je retiens un souvenir émouvant : un papa qui a réussi son CESS à 54 ans, en plusieurs années, est venu me montrer fièrement son diplôme avec son jeune fils dans les bras.

Propos recueillis par
Patrick DELMÉE

(1) http://www.enseignement.be/index.php?page=26897&navi=3505
(2) Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure ? Signalez-le via jurysexaminateurs@cfwb.be.