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Magazine PROF n°11

 


Dossier École et jeunes en danger

Les mots pour le dire

Article publié le 01 / 09 / 2011.

Le Centre local de promotion de la santé (CLPS) de Bruxelles a réalisé une enquête sur les conduites et comportements à risques des jeunes, auprès des écoles secondaires de la capitale.

L’étude du Centre local de promotion de la santé de Bruxelles a été publiée en avril 2011 (1). Patricia Thiébaut, membre de l’équipe responsable du projet, nous en explique les objectifs et les résultats.

PROF : Pourquoi cette enquête ?
Patricia Thiébaut :
Le centre a reçu la mission de « Point d’appui assuétudes », jouant le rôle d’interface entre les écoles secondaires et les organismes de prévention. Pour éviter de partir d’idées toutes faites, nous avons voulu connaitre la réalité de terrain, les besoins et les demandes face aux conduites et aux comportements à risques des jeunes. Nous avons pu recueillir l’avis de 52 personnes : directeurs, enseignants, d’éducateurs, agents des centres PMS et de Promotion de la santé à l’école (PSE),… Et cela dans des écoles de tous les réseaux.

Tous ces acteurs partagent-ils la même définition des comportements à risques ? Et leurs réactions sont-elles identiques ?
Non, les points de vue varient selon les rôles. Enseignants et directeurs les voient en lien avec l’impact possible sur les apprentissages et la gestion de la classe. Les enseignants citent d’abord la consommation d’alcool, du cannabis et l’usage d’Internet. Les directeurs pointent le décrochage scolaire.

Quant à la gestion, elle se fait au cas par cas, souvent dans l’urgence et selon des règles informelles : les enseignants se tournent vers l’éducateur, vers le PMS ou le PSE et, en dernier recours, consultent le directeur. Les éducateurs, les agents PMS ou PSE voient plutôt ces comportements adolescents avec un regard plus global, et tentent de prendre distance avec des demandes exprimées dans l’urgence.

Quelles attentes, quels besoins expriment-ils ?
Enseignants et directeurs se disent démunis face à ces comportements et seuls face à leur gestion. Nous avons également observé que dans des écoles accueillant un public favorisé, le pouvoir organisateur et l’association de parents peuvent être des ressources disponibles pour intervenir ou soutenir des démarches de prévention. Les écoles fréquentées par des élèves moins favorisés demandent davantage de soutien, car elles bénéficient de moins d’appui et de ressources internes, alors que les difficultés des jeunes s’y expriment plus fréquemment. Enfin, se disant à la fois très sollicités par les organismes de prévention et pas assez informés sur le rôle précis des services extérieurs, bon nombre de directeurs réclament une information plus centralisée.

Quel prolongement souhaitez-vous à cette enquête ?
À partir de l’analyse des entretiens et des attentes formulées, nous proposons des pistes de travail : la création d’un inventaire des ressources disponibles dans le domaine de la santé et des assuétudes, l’ouverture d’espaces de parole supervisés entre enseignants et de lieux de concertation pour pouvoir assurer une vraie cohérence, une culture commune de l’équipe scolaire face à certains problèmes,… Nous espérons affiner et concrétiser certaines propositions dès cette rentrée lors de moments de rencontre entre des enseignants et des personnes des secteurs de la santé, de la santé mentale, de l'aide à la jeunesse,...

Propos recueilli par
Catherine MOREAU

(1) Assu-études, enquête du CLPS de Bruxelles, avril 2011. Téléchargeable (http://bit.ly/prjrFm) et disponible sur demande au CLPS de Bruxelles, 151, rue Jourdan, 1060 Bruxelles (02 / 639 66 88, info@clps-bxl.org).