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Magazine PROF n°6

 


Dossier Remédiation : prévenir ou guérir ?

Trèfle, pour accrocher les élèves

Article publié le 01 / 06 / 2010.

En fonction de leur projet et des besoins de leurs élèves, les écoles consacrent à la remédiation des moyens variés.

Miroir, murs et voilages orangés, musique douce, diffuseur de parfum. Nous sommes dans le local de Trèfle, la cellule d’accrochage pédagogique de l’Institut Notre-Dame, à Charleroi. Pas vraiment l’ambiance d’une classe. « Nous voulions lui donner un côté intime et l’ouvrir sur plusieurs sens », explique Isabelle Bertholet, professeure de pratique professionnelle en esthétique, qui est aussi l’une des quatre feuilles du Trèfle.

Isabell e Bertholet : « Trouver avec l’élève la remédiation la mieux adaptée ».
Isabell e Bertholet : « Trouver avec l’élève la remédiation la mieux adaptée ».
© PROF/FWB

Reconnu en D+, l’Institut d’enseignement technique consacrait une quarantaine de périodes à la remédiation, à la méthodologie, à la sophrologie et à l’aide aux devoirs. Le décret sur l’encadrement différencié a doublé la mise, ce qui a permis d’ajouter un encadrement spécifique pour les élèves de 3e professionnelle et cette cellule.

« Malgré le soutien scolaire mis en place, le taux d’échec était toujours élevé et certains enseignants chargés de la remédiation regrettaient un manque de communication avec les professeurs titulaires du cours, explique la sous-directrice Georgette Dumont, à l’origine du projet. À cela s’ajoutait une conviction : quand on s’appuie sur les centres d’intérêt, les passions d’un élève plutôt que sur ses échecs, on peut mobiliser ses ressources personnelles pour les apprentissages ».

Accompagner, orienter, remotiver

Quatre enseignants volontaires (Isabelle Bertholet, Sophie Dubois, Walter Bauduin et Colette Joos), de formations très différentes, rencontrent individuellement des élèves choisis par le conseil de classe selon certains critères (échec récurrent, régularité au cours…). Objectif : les aider à identifier la cause de l’échec, puis trouver avec eux la méthode pour y remédier.

« J’utilise notamment des outils développés pour le cours de méthodologie et qui sont le fruit des formations que j’ai suivies, en analyse transactionnelle, sur les intelligences multiples… », explique Isabelle Bertholet. « Des liens se créent, enchaine Walter Bauduin, professeur de mathématiques. Nous continuons à accompagner l’élève et à le remotiver si nécessaire ».

Des outils de communication ont aussi été créés : les quatre enseignants de Trèfle transmettent ce qui a été observé et décidé avec l’élève aux enseignants concernés, et ceux-ci commenteront ensuite les changements observés. L’intérêt de ce suivi pédagogique après la remédiation ? Pouvoir mieux évaluer les causes de réussite ou de non-réussite : sont-elles imputables à l’élève lui-même ? Le travail de remédiation est-il inadapté ?

 

Dégager du temps

Temps neutres est le nom d’un projet lancé à l’Institut d’enseignement technique provincial Jean Boets, à Liège, qui compte 750 élèves dans des options centrées sur les services aux personnes. À la fin du trimestre, les apprentissages sont remplacés par une semaine d’exercices et d’évaluations formatives proposés sous forme de fiches autocorrectives, de logiciels,… L’initiative se double d’une « école de la réussite » où des professeurs sont présents chaque jour de 15 h 20 à 16 h 10. « L’école proposant une gamme d’options limitée, je ne dois pas puiser dans le NTPP pour ouvrir des classes de moins de vingt élèves, explique Claude Firquet, le directeur. J’ai donc pu dégager des heures pour faire vivre le projet ».

L’Institut technique de la Communauté française Étienne Lenoir, à Arlon, a mis en place un dispositif similaire, baptisé After : les coups de pouces. « C’est la continuité logique de mon métier », explique Marc Baggi, professeur bénévole de mathématique. « Dans cette école dans l’école, ouverte une heure par semaine, je peux mettre en pratique de nouvelles techniques d’apprentissage (cartes mentales) auxquelles je me suis familiarisé en lisant des ouvrages et en suivant des conférences ». Anne Julien, professeur de cours philosophiques, ajoute que « l’élève a besoin de remédiation, mais aussi d’être reconnu, rassuré, de pouvoir dire ses peurs, ses incompréhensions, ses difficultés… »