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Magazine PROF n°8

 

Dossier De bonnes bases avant de choisir

Premier objectif : le CEB

Article publié le 01 / 12 / 2010.

À Waterloo, des régents travaillent en duo avec des élèves du différencié. À Verviers, un instituteur donne les cours de français et de math. Deux formules au service d’un même but.

Jean-Louis Bertholomé enseigne chaque semaine le français et les mathématiques en classe de 1D, à l’École polytechnique de Verviers. Instituteur de formation, il revient à l’enseignement après un long détour dans les secteurs culturel et privé. Et se définit comme un généraliste. « Dès le départ, je donne un message clair à mes élèves : je n’ai pas de préjugés sur votre parcours individuel. Ce qui m’importe avant tout, c’est de vous réconcilier avec l’école et de vous aider à obtenir le CEB ».

« Ce qui m’importe avant tout, c’est de réconcilier les élèves avec l’école », explique Jean-Louis Bertholomé.
« Ce qui m’importe avant tout, c’est de réconcilier les élèves avec l’école », explique Jean-Louis Bertholomé.
© PROF/FWB

Sa classe compte douze élèves venus de 4e, de 5e ou de 6e primaire ordinaire, mais aussi de l’enseignement spécialisé. Jean-Louis Bertholomé a choisi d’axer ses cours sur la lecture et sur l’expression orale, notamment en utilisant le dispositif didactique du cercle de lecture. L’écrit vient progressivement.

Les apprentissages sont différenciés et individualisés : chaque élève dispose, pour le français et pour les mathématiques, d’exercices et de leurs corrigés. « Je les ai élaborés à partir de divers supports : manuels mis à ma disposition par la Province, cours mis au point par l’enseignement à distance de la Communauté française, sites d’exercices en ligne », explique-t-il. Les cours collectifs ne servent qu’à combler des lacunes grammaticales ou mathématiques observées chez l’ensemble des élèves. « À l’utilisation de l’ordinateur, je préfère la méthode traditionnelle, qui amène les jeunes à rédiger et à coopérer entre eux en cas de difficultés ». La classe dispose d’un ensemble d’outils didactiques : dictionnaires, réglettes Cuisenaire, billets et pièces factices,… et d’un « cours témoin » permettant la remise en ordre après une absence.

Des projets collectifs

S’ajoutent, pour beaucoup, une réappropriation de l’école et un travail sur l’estime de soi. « La plupart de ces jeunes élèves ont déjà connu des échecs répétés, des parcours chaotiques, précise l’enseignant. Le premier travail, c’est de les prendre tels qu’ils sont et là où ils se trouvent et de reconstruire. Un local commun et quatorze périodes hebdomadaires facilitent les choses ».

M. Bertholomé utilise aussi des projets collectifs pour assoir la cohésion du groupe. L’année débute par une semaine au vert au Centre de coopération éducative de Ferrières, ponctuée d’activités centrées sur la dynamique de groupe. L’année dernière, une exposition centrée sur le roman Yacouba, chasseur africain, de Thierry Dedieu, a débouché sur une exposition dans le patio de l’école. L’occasion, pour les élèves, de réaliser les encadrements à l’atelier de menuiserie, de rédiger un résumé, de réaliser des affiches, des invitations, de commenter l’exposition pour les autres classes. Et, en février, dans le cadre de la Biennale provinciale de théâtre scolaire, la classe présentera un spectacle centré sur les métiers techniques, avec l’aide des autres sections de l’école, qui réaliseront la scénographie.

Jean-Louis Bertholomé suivra-t-il en 2D les élèves qui n’auront pas obtenu le CEB ? « Cela m’a tenté, puis j’ai renoncé. En juin dernier, six élèves n’ont pas réussi l’épreuve. J’aurais eu du mal à leur tenir, en début de deuxième, le même discours volontariste. J’aurais aimé que le décret donne le choix à ceux qui ne sont pas prêts de ne présenter l’épreuve externe qu’à la fin de la deuxième année différenciée ».

Catherine MOREAU