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Magazine PROF n°5

 


Dossier Le Web en classe : 0/2 ou 2.0 ?

Une attitude plus qu’une technologie

Article publié le 01 / 03 / 2010.

Bien plus qu’une évolution technologique, Internet a connu, en évoluant vers le Web2.0, un bond philosophique : passage de la consommation à la production d’informations.

Comprendre le Web2.0, c’est avant tout concevoir le rôle de l’internaute actuel : il crée, communique et collabore. Ces trois activités forment un tout insécable. Le blog de Frédérique Lamy (1), enseignante à l’École communale de Turpange, est un exemple parmi d’autres : support de cours, il permet la collaboration des élèves à différentes tâches de mise à jour du contenu et se prête à la communication des activités de la classe. Cette approche se retrouve de manière récurrente chez tous les enseignants interrogés.

Les enfants orientent leur écrit en fonction de la situation de communication.
Les enfants orientent leur écrit en fonction de la situation de communication.
© PROF/FWB

Pour tous les gouts

Adhérer à cette façon de penser, est-ce difficile pour l’enseignant ? « C’est beaucoup plus simple d’intégrer les TIC aujourd’hui par le biais du Web2.0, indique Mme Lamy. J’ai démarré sans avoir de grandes connaissances dans le domaine informatique et, au besoin, je reçois l’aide de l’un ou l’autre parent ». Sur ce point, elle ajoute avec humilité : « Il faut accepter de dire “je ne sais pas mais j’ai envie d’en savoir plus pour mes élèves“ ».

Le Web2.0 nécessite également un matériel moins performant. Il n’exige plus d’installer des logiciels sur son ordinateur, l’accès s’effectue via Internet. L’utilisateur peut trouver en ligne jusqu’à des suites bureautiques complètes. « J’ai du matériel de récupération, peu rapide, et cela fonctionne sans problème, commente-t-elle. En remportant le prix eTwinning, j’ai tout de même fait l’acquisition d’un projecteur data. Cela favorise la collaboration entre élèves, peu aisée avec deux ordinateurs en classe ».

Par ailleurs, il y en a pour tous les gouts ! Envie de partager ses cours, de créer des cartes conceptuelles pour mieux visualiser une matière ou d’écrire un roman avec tous ses élèves et de le mettre en page de manière professionnelle ? La toile comblera tout un chacun. « Les technologies numériques doivent être un support pour les matières, énonce Mme Lamy. Le Web2.0 répond parfaitement à cet objectif. L’enseignant a la possibilité de choisir l’outil le plus adéquat selon la manière dont il veut traiter sa matière ». En outre, ce média permet aussi de donner du sens et une finalité à la tâche de l’élève : « Ils sont plus impliqués, ils deviennent acteurs dans l’apprentissage. Cela les motive ». Les outils Web2.0 peuvent donc apporter des plus-values – voir panorama page suivante – dans toutes les matières en ayant la possibilité de travailler sur des compétences transversales comme l’esprit critique.

Une classe plus large

De manière plus générale, cette philosophie peut donner une dimension plus large à la classe. Catherine Soudon, enseignante à Saint-Gilles : « Une question d’élève à laquelle je ne sais pas répondre est l’occasion de faire une recherche sur l’ordinateur de la classe. Je ne reste pas transmetteuse de savoirs et j’accepte de chercher avec mes élèves lorsque je ne sais pas ». François Jourde, professeur à l’École européenne d’Uccle, propose même à des philosophes d’intervenir dans son cours par vidéoconférence : « Cette abolition des distances permet aussi de montrer qu’une matière n’est pas juste académique ».

L’Internet « nouvelle génération » ouvre donc la classe sur l’extérieur mais il offre également la possibilité de faire connaitre son quotidien. « Je mets en ligne quotidiennement mon cahier de bord et les différents documents utilisés au cours sur mon site (2) », ajoute M. Jourde.

Patrick DELMÉE et Nicolas ROLAND

(1) http://www.enseignement.be/index.php?page=23827&do_id=11916&do_check=
(2) http://bit.ly/dDjrfw

http://www.enseignement.be/index.php?page=23827&do_id=11916&do_check=