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Magazine PROF n°21

 


Dossier L'école fait son cinéma

Un autre regard, à Arlon

Article publié le 01 / 03 / 2014.

Depuis dix ans, deux enseignants et des élèves de l’Institut Notre-Dame, à Arlon, gèrent la projection de séances de ciné-club au cinéma d’Arlon.

Professeures d’histoire, Marie- Françoise Stine et Sophie de Busschère expliquent : « À l’origine, il s’agissait d’illustrer notre cours de 2h en montrant des films à nos élèves du 3e degré du secondaire. Nous avons par exemple, montré le film Good Bye Lénine, de Wolfgang Becker, pour évoquer les changements politiques et sociaux intervenus entre la chute du Mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne. Lors de la création d’une option histoire (4h), le directeur de l’Institut Notre-Dame nous a demandé d’imaginer une plus-value pour le cours. Nous avons tout de suite imaginé nous intéresser à la manière dont l’art reflète les évènements de l’histoire : surtout la peinture en 5e et surtout le cinéma en 6e. C’est dans le cadre de cette réflexion qu’est né Un autre regard, un ciné-club tout public ».

Le projet a pris forme grâce à la collaboration de l’exploitant du Ciné Espace d’Arlon qui a mis une salle et son projectionniste à la disposition de l’école pour les cinq projections annuelles. Les élèves, eux, se chargent de réaliser, pour chaque film, un dossier-outil comprenant une compilation d’articles (résumés et critiques) choisis parmi les plus pertinents, de l’envoi de ces dossiers aux parents, aux enseignants, à l’association de parents de l’école et aux autres écoles. Ils assurent également le mot d’introduction juste avant la séance, sous la forme d’un petit dialogue ou d’un court exposé pour situer le film dans le temps et l’espace.

Le choix des films ? « Les élèves font (parfois) des propositions mais l’œil du professeur reste présent, précise Mme Stine. Nous privilégions les films qui offrent une certaine poésie humaine, une leçon de vie et qui sont, de préférence, en adéquation avec le programme du cours d’histoire. Nous avons proposé aussi certains films belges sélectionnés pour le Prix des lycéens auquel participent certaines écoles ».

Dans sa classe de français en 6e, Mme Stine organise en fin d’année des débats sur les films du ciné-club qui débouchent sur l’attribution (symbolique) de prix. Cette année, Le vent se lève, de Miyazaki, a obtenu le Prix culture ;

le Prix Rhéto a été attribué à Wadjda (Haifaa Al Mansour) et le Prix 7e ART à Argo (Ben Affleck). Aucun consensus n’a pu se dégager pour le Prix Passion.

En presque dix ans, le ciné-club a connu des hauts et des bas. « Au début, nous avons peiné à nous faire connaitre, se souvient l’enseignante. Pour certains films comme The Wave, de Dennis Gansel, et Va, vis, deviens, de Radu Mihaileanu, nous avons dû refuser du monde. Pour d’autres, c’était plus confidentiel. Ce sont souvent les mêmes cinéphiles que l’on rencontre au ciné-club. À l’heure du téléchargement, ce n’est pas facile d’attirer les jeunes, a fortiori avec un cinéma différent ».

Catherine MOREAU