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Magazine PROF n°21

 


Dossier L'école fait son cinéma

Un hôte inattendu sur la banquise

Article publié le 01 / 03 / 2014.

Dans le cadre d’un projet Culture-Enseignement, la classe de 4e primaire de l’École Saint-Lambert II, à Herstal, a réalisé un film d’animation avec l’aide de l’ASBL Caméra-etc.

Quelle mouche a donc piqué ces poules pour expédier sur la banquise, au cours d’un match de foot, un de leurs œufs qui finira par éclore au milieu d’une famille de pingouins plutôt ébahis?

Image après image, les élèves construisent leur film d’animation.
Image après image, les élèves construisent leur film d’animation.
© PROF/FWB

Cette étrange histoire, Un drôle de Coco, où il est aussi question d’une panthère et d’un ours des neiges, les élèves de 4e primaire de l’École Saint-Lambert II à Herstal, la content dans un film d’animation. C’est l’ASBL Caméra-etc qui guide les pas de ces jeunes créateurs, dans le cadre d’un projet soutenu par Culture-Enseignement.

Aujourd’hui, répartis en trio dans des modules de tournage, les élèves manipulent personnages et objets en carton posés sur une table lumineuse. «Il faut faire défiler douze images par seconde et, donc, penser à bouger les pieds et les mains, à changer les becs et les yeux des personnages », expliquent Mikail et Sunay. Sur un ordinateur, relié à la caméra, un logiciel proposant la vue onion skin (en pelure d’ognon) permet de visualiser l’image précédente et de mieux jauger ainsi le déplacement des personnages.

Un drôle de coco

« Auparavant, à partir d’exercices individuels ou en groupe, de jeux de rôles, nous avons construit le scénario avec les élèves, explique Delphine Hermans, une des animatrices de Caméra-etc. Il a fallu, pour cela, choisir les différentes scènes par vote parmi les idées collectives ». Les enfants ont ensuite construit personnages et décors à l’aide de tissu, de papier et de carton découpés et peints, avant d’élaborer le storyboard du film en choisissant le cadrage, et les dialogues.

Apprendre par le jeu

« C’est évidemment l’occasion d’appliquer des apprentissages scolaires de manière ludique, enchaine Rita Jamart, cotitulaire de la classe. Durant le premier trimestre, nous avons travaillé le schéma narratif. Et, lorsque l’atelier a débuté en janvier, les élèves ont fait des recherches sur le vocabulaire du cinéma et de la télé. Ils ont aussi élaboré des fiches signalétiques sur les animaux choisis dans le scénario à partir de recherches dans des livres et sur Internet, rédigé le synopsis du film,… ».

Reste aux cinéastes en herbe à ajouter dialogues et bruitage et à l’ASBL de réaliser le montage. Puis, présenté aux enfants, aux enseignants et aux parents lors d’une avant-première dans l’école, ce film revisitant le conte d’Andersen, Le vilain petit canard, pourra ensuite servir d’outil dans les cours philosophiques pour l’apprentissage de la tolérance.