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Magazine PROF n°19

 


Dossier Inspecteurs et conseillers pédagogiques :
          différents mais complémentaires

Sortir de l’émotion, réagir en professionnel

Article publié le 01 / 09 / 2013.

Pendant deux ans et demi, des conseillers pédagogiques ont aidé une équipe éducative à remédier à des difficultés constatées lors de visites d’un inspecteur.

© Fotolia/Spencer

Des « faiblesses et manquements graves et récurrents constatés durant trois années consécutives », signale une note d’information transmise par l’Inspection au Pouvoir organisateur d’une école fondamentale. Celle-ci est donc priée de mettre en chantier un plan de remédiation, sous peine de se voir retirer les subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Epingler des lacunes

« Au terme de visites annuelles de dix jours dans le domaine des solides et figures en mathématiques, l’inspecteur a épinglé des lacunes au niveau de la continuité entre les années et un fonctionnement de l’école à plusieurs vitesses, explique l’un des directeurs de cet établissement qui propose, dans deux implantations, un enseignement traditionnel et en immersion. Avertis, les enseignants, ont pris cette note d’information comme une baffe et exprimé leur colère. Sans comprendre qu’elle ciblait des points précis, mais ne mettait en cause la qualité du travail fourni ».

L’école demande l’accompagnement des conseillers pédagogiques. Cela débouche sur un travail de deux ans et demi. « Nous avons opté alors pour un travail en équipe, pour poser un regard pluriel sur la situation, expliquent ces conseillers. L’un d’entre nous s’occuperait plus particulièrement du pilotage de l’école ; deux autres prendraient en charge l’accompagnement des enseignants sur les plans pédagogique, méthodologique et didactique. Une collègue spécialisée dans les langues modernes nous rejoindrait en fin de parcours pour travailler plus spécifiquement les aspects liés à l’enseignement en immersion. Le tout a été mené en partenariat avec les deux directions que nous souhaitions mettre au cœur du travail de leurs équipes, et qui ont accepté de nous communiquer la note d’information ».

Ces conseillers le précisent : la première phase de leur travail – essentielle – a consisté à analyser la demande de l’école, ses besoins et ses attentes, en vue de choisir la stratégie et l’accompagnement. Une analyse qui a confirmé les constats de l’inspecteur. « Pour faire bref, expliquent-ils, cela s’agitait beaucoup, mais pas de manière coordonnée ».

Au chevet de l’école

Et de poursuivre : « Nous avons mené avec les deux directions une analyse réflexive de leur manière d’être : pourquoi avez-vous effectué tel choix ? Quelles conséquences a-t-il entrainé ? Que pourriez-vous modifier pour obtenir d’autres résultats ?... »

Les conseillers ont également entrepris un travail de longue haleine avec les enseignants du fondamental – auxquels se sont joints ceux des classes maternelles, à la demande des directeurs et des conseillers pédagogiques. Et cela durant les heures de concertation et les journées de formation dans l’école.

« D’abord, il a fallu donner du sens à la note d’information, aider les enseignants à quitter la posture d’opposition, à sortir de l’émotif pour adopter une réaction professionnelle. Cela a pris du temps. Nous avons senti qu’ils y parvenaient quand nous n’avons plus entendu la réflexion : Et si on change d’inspecteur, tout sera à refaire ? »

Pour favoriser un maillage des enseignants, les rencontres ont été organisées tantôt avec le groupe entier, tantôt en groupes plus restreints, variables selon les sujets abordés, les niveaux ou l’implantation. « Nous avons rappelé les socles de compétences à atteindre par les élèves et travaillé ensemble sur le processus d’apprentissage des élèves (observation des erreurs, structuration des apprentissages, évaluation,…). En donnant, de préférence, des exemples tirés des solides et figures épinglés dans la note de l’inspecteur. Mais nous avons essayé aussi de leur donner des clés de lecture de leur propre pratique, pour les rendre capables de s’évaluer quelle que soit leur discipline, sans dépendre du regard des autres ».

Les résultats ? Une nouvelle inspection, deux ans plus tard, est suivie d’un rapport satisfaisant. Mais le travail effectué a produit d’autres fruits. « L’équipe pédagogique en sort grandie, plus unie, expliquent les conseillers. Les enseignants se recentrent sur leur métier et se réarticulent entre eux. Ce travail nous a permis de mettre nos expertises au service de l’école ».

Et l’un des directeurs d’ajouter : « Le dernier jour du trimestre, l’équipe s’est réunie spontanément pour préparer l’année prochaine. Nous projetons, notamment, de créer des fardes de synthèse qui suivront chaque élève de la 1re maternelle à la 6e primaire. Des conseillers pédagogiques nous y aideront… »