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Magazine PROF n°19

 


Dossier Inspecteurs et conseillers pédagogiques :
          différents mais complémentaires

De Copenhague à Madrid

Article publié le 01 / 09 / 2013.

Même si les systèmes d’inspection européens ont des organisations et des histoires hétérogènes, des évolutions communes se dessinent.

© Fotolia/Art3D

Bon nombre d’observateurs le constatent : on est passé, progressivement et à des rythmes divers dans la plupart des pays, d’un État éducateur qui gère et contrôle l’enseignement à un État évaluateur. « Cela signifie, écrit Thibert Rémi (1), que la qualité est l’affaire des établissements. L’inspection n’est là que pour vérifier la qualité du service rendu aux usagers ».

Du contrôle au conseil

Le rôle des inspecteurs a donc évolué d’une mission de contrôle des enseignants (et de la façon dont ils appliquent les instructions du ministère) vers une mission d’accompagnement et de conseil. Et les inspections d’établissements ont pris le pas sur des inspections individuelles d’enseignants, de moins en moins pratiquées – la France se singularise dans ce domaine. Ce sont des acteurs internes de l’école (le directeur ou le préfet, le conseil d’école,…) qui effectuent ces inspections individuelles.

Emboitant le pas du Royaume-Uni, la plupart des pays ont opté pour les inspections externes d’établissements, souvent accompagnées d’une auto-évaluation (par le chef d’établissement, l’équipe de direction. Mais il y a des exceptions : pour l’évaluation externe, le Danemark fait confiance aux municipalités, et non pas à l’État, pour régler les problèmes des écoles publiques, les inspecteurs n’intervenant que dans les écoles privées si un problème y est repéré. Et certains cantons suisses se limitent à l’auto-évaluation par l’école de son fonctionnement.

Ajoutons qu’aux Pays-Bas, au Portugal, dans certaines régions d’Espagne et d’Allemagne, l’auto-évaluation et les résultats des élèves sont pris en compte pour déterminer la fréquence des inspections.

À noter aussi que certains pays, comme l’Angleterre encore, ont choisi de confier l’inspection à des évaluateurs extérieurs au système éducatif, qui répondent alors à un appel d’offre.

Des écoles, de la pédagogie

Mais qu’évalue-t-on ? L’inspection prend parfois la forme d’un audit du fonctionnement pédagogique de l’établissement, mesuré comme en Angleterre, notamment à l’aune des performances des élèves. Il peut aussi prendre en compte d’autres éléments comme la gestion du matériel, des finances, des relations humaines. Un audit pédagogique peut travailler sur les processus (respect des programmes) ou les produits : taux de réussite, de redoublement, de changement d’école…

En Fédération Wallonie-Bruxelles, le Parlement a a confié à l’Inspection le soin de travailler surtout sur les processus. En complément, les évaluations externes permettent de prendre en compte les produits.

Reste une question cruciale : ces inspections favorisent-elles la qualité de l’enseignement et la réussite des élèves ? C’est l’objet d’une recherche interuniversitaire soutenue par la Commission européenne menée actuellement dans huit pays européens. À suivre donc.

(1) Institut français de l’éducation, « Inspection scolaire : du contrôle à l’accompagnement », dossier d’actualité dans Veille et analyse, novembre 2011, n°67. http://bit.ly/18TzEXJ

Une association internationale

« Better inspection, better learning » : voilà la devise de l’association internationale des inspecteurs. Fondée par des Anglo-saxons, The Standing international Conference of Inspectorates (SICI) organise une assemblée générale et deux ou trois colloques par an (1).

Le but est de permettre aux représentants des pays ou régions membres de se rencontrer et de mettre en parallèle les pratiques spécifiques en termes d’enseignement et d’inspectorat. Chacun peut les mettre en perspective dans son propre système et puiser des pratiques qu’il juge innovantes et positives.

« L’enquête réalisée par l’Inspection auprès des écoles et des CPMS s’inspire d’une pratique écossaise », commente Franck Livin, inspecteur des langues germaniques au secondaire supérieur, qui représente le Service général de l’Inspection à la SICI. De plus, celle-ci dispose d’un site où l’on retrouve notamment des descriptions de l’inspectorat de ses membres – la contribution de la Fédération Wallonie-Bruxelles est en cours de confection.

À titre anecdotique, M. Livin ajoute en souriant que « les colloques de la SICI sont une des seules possibilités de rentrer en contact avec mes homologues flamands et germanophones ».

(1) http://www.sici-inspectorates.eu > Members > Inspection profiles et > Inspection guidelines