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Magazine PROF n°14

 


Dossier Le plan individuel d’apprentissage

Un PIA numérique

Article publié le 01 / 06 / 2012.

L’Athénée royal Bruxelles 2 (Laeken) a mis la dernière main à un projet de PIA en ligne, utilisable dès septembre pour tous les élèves de son 1er degré.

À l’Athénée royal Bruxelles 2, c’est le préfet, Pierre Hébrant, qui rédige et gère les PIA. « Cela me prend du temps, à moi et aux enseignants. Certains estiment que c’est du temps perdu pour la pédagogie en classe ». Pour y remédier, M. Hébrant et son équipe ont mis au point une plateforme : « Elle accueillera en ligne tous les PIA. L’automatisation permet de gagner des heures précieuses, et de l’efficacité et d’élargir la démarche à tous les élèves du 1er degré ».

© Charlotte Meert

Cela suppose une formation numérique de tous. Chacun dispose d’une adresse courriel. L’envoi des notes du préfet se fait en ligne. Presque chaque classe dispose d’un tableau blanc interactif et d’un ordinateur. Les absences se gèrent d’ailleurs à chaque heure par cet appareil. Au-delà des formations IFC, l’école en organise aussi en interne, et édite des manuels pour s’initier au traitement de texte et au logiciel de présentation. « Après trois ans d’efforts, les irréductibles gaulois représentent une portion congrue ».

Le canevas commun est réalisé sur le principe du PIA de l’enseignement spécialisé et adapté. Il vise surtout les compétences disciplinaires. Pour construire chaque canevas de classe, la plateforme accueille les bases de données des enseignants, des élèves, des cours, des compétences par cours. « L’enseignant peut encoder la réussite ou l’échec d’une compétence, les remédiations possibles, n’importe quand et de n’importe où ».

Les partenaires de l’outil sont principalement les enseignants. Le CPMS est en appoint, si nécessaire. Les parents, eux, sont aujourd’hui dramatiquement absents. Une secrétaire gère la communication et les relations avec eux, en privilégiant le contact personnel à l’écrit : « On sent poindre un frémissement », ajoute le préfet. Les élèves participent par le biais de mini évaluations formatives réalisées en classe à la fin de chaque séquence de cours dans toutes les disciplines. « En règle générale, leurs avis sont moins nuancés que le jugement des enseignants ».

La mise en place

La plateforme a déjà été testée. Et les premiers bugs réparés. Dès fin septembre, les enseignants se réuniront une journée pour se mettre d’accord sur leurs compétences, leurs regroupements en ensembles articulés, et sur un processus de concertation commun : les modalités du travail collaboratif (diagnostic, remédiation, évaluation) ne sont pas encore déterminées. Ensuite, les enseignants encoderont leurs données et les accès, pour mettre l’outil en route. Une autre réunion prévue en janvier permettra d’affiner le système. La transmission des données d’une année à l’autre se fera à l’aide d’un simple clic, étant bien entendu que ce PIA n’enregistre que des infos strictement pédagogiques.

Dans l’école, Axel Liesenborghs enseigne les sciences au 1er degré et a en charge les heures de remédiation : « La plateforme favorise le continuum. L’outil sera aussi utilisé pour les dossiers d’apprentissage, dans le cadre de la certification par unités. Son introduction est programmée pour tout le 2e et le 3e degré, et en pourparler pour notre section fondamentale. Il permet d’allier plus aisément administration et pédagogie. Mais cela ne doit pas enlever l’aspect humain de l’accompagnement. De plus, le système ne se mettra pas en place du jour au lendemain. Je pense à la crainte du changement et à la perte de repères en cas de panne ».

Pa. D.