banner du site

Menu Enseignement.be

logo infos coronavirus
logo infos coronavirus
logo du site Mon Espace
logo du pacte d'excellence
logo du PECA
logo FAQ+
logo des annuaires scolaires
logo espace enseignant
logo des communiques de presse
logo du magazine PROF
 

ATTENTION: cette page est désactivée et n'est pas visible par les internautes.
Toutefois, vous pouvez la voir car vous êtes connecté à l'intranet de la Fédération Wallonie Bruxelles.

ATTENTION: cette page est visible uniquement depuis l'intranet de la Fédération Wallonie Bruxelles.

ATTENTION: cette page n'est normalement plus visible du tout.

ATTENTION: cette page n'est plus visible du tout depuis le 31-12-9999 à 00:00.

ATTENTION: cette page ne sera visible qu'à partir du 17-12-2014 à 00:00.

Magazine PROF n°11

 


Dossier Rentrée 2011

Leur première rentrée, entre questions et enthousiasme

Article publié le 01 / 09 / 2011.

Cet été, la rédaction de PROF a demandé à des jeunes diplômés qui font leur première rentrée d’évoquer leurs espoirs, leurs craintes. PROF a également demandé à ces nouveaux enseignants, qui étaient déjà assurés en juin de donner leurs premiers cours, comment ils s’y préparaient. Morceaux choisis, dans ces deux pages. Notre dossier consacré à la rentrée évoque aussi les pénuries, l’ambitieux chantier de la réforme des titres et fonctions, les décisions du Gouvernement en matière de nouvelles classes, le travail des Instances de pilotage du qualifiant ou encore le processus d’évaluation de la formation initiale…

Un mélange d’impatience, de curiosité et d’anxiété : voilà le cocktail-type. « Serai-je à la hauteur ? Je doute un peu de la voie que j’ai choisie », confie Nathalie, avant de prendre ses classes de sciences. Delphine s’inquiète des détails pratiques (les clefs, les horaires, les bulletins, les compétences,…) et sent grandir le stress au fil des semaines : « Arriverai-je à établir un bon climat de travail ? Le contact avec mes classes de math sera-t-il bon ? » Certains suivent une voie particulière : « Je suis motivé et enthousiaste car mon rêve se concrétise », assure Karim, en partance pour l’Italie, où le programme Comenius lui donne la possibilité d’enseigner le français langue étrangère.

© PROF/FWB/ Michel Vanden Eeckhoudt

Les attentes de ces jeunes diplômés se rejoignent aussi : entente, collaboration et soutien entre collègues ; intégration dans l’équipe ; bonne relation pédagogique avec les élèves. Bref un « épanouissement professionnel ». Avec, çà et là, des objectifs plus précis. « Je voudrais leur donner le gout des maths, leur montrer que cela sert à quelque chose », explique Sandrine, qui rejoint l’enseignement après un passage dans le secteur privé.

Quelle est leur plus grande appréhension ? Sans hésiter, ne pas pouvoir gérer la discipline en classe, capter l’intérêt des élèves et trouver leur place dans l’équipe éducative. « J’ai peur de me sentir impuissante face au désintérêt possible de certains élèves », confie Delphine.

Ce sont aussi une absence de soutien de la part des collègues et de la direction, un manque de motivation des élèves et des collègues et des difficultés de gestion de la classe qui pourraient inciter certains à changer d’établissement, voire de métier. En dernier ressort, car tous citent des raisons de passer au-dessus des difficultés. « Ma capacité de réagir, d’écouter, de parler avec d’autres personnes ayant plus d’expérience que moi », avance Jean-Christophe, régent en sciences humaines. Maël, qui enseignera les maths, ajoute : « La motivation, la passion, les retours positifs des élèves, des parents et des collègues ».

Le bouche à oreille d’abord

« Quelles démarches ? » nous demandent plusieurs de ces jeunes diplômés quand nous les interrogeons sur celles qui balisent le passage du statut d’étudiant à celui de professionnel. Certains citent spontanément leur inscription comme demandeur d’emploi recommandée sur Internet ou par des proches (parents, amis, anciens étudiants,…).

En ce qui concerne les questions administratives, règlementaires et juridiques liées à leurs tâches d’enseignant, la plupart se jugent peu « armés ». Ceux qui au contraire connaissaient les démarches à effectuer, notamment pour postuler dans chacun des réseaux d’enseignement, disent avoir reçu ces informations au cours d’élaboration du projet professionnel, lors des ateliers de formation professionnelle ou dans le Petit Guide du jeune enseignant (1).

Nos jeunes enseignants ont tous trouvé un emploi avant la fin de leurs études. Très souvent grâce à un « tuyau » : un enseignant en fonction dans l’école ou un maitre de stage signalant une place vacante. Parfois sur la base de leur CV et d’une lettre de motivation envoyés bien avant la dernière session d’examens.

Mais la plupart de nos jeunes diplômés se sont adressés directement aux établissements, puisant dans les listes disponibles sur les sites Internet des réseaux. En pointant certains critères : la proximité géographique, les échos reçus d’autres étudiants de retour de stage,…

Sandrine a voulu multiplier les atouts : elle a postulé à la Communauté française, puis dans les établissements de sa région, avant d’apprendre qu’une école proche recherchait un professeur de mathématiques. Le préfet a demandé à la Fédération Wallonie-Bruxelles de pouvoir l’engager s’il n’y avait pas de professeurs prioritaires. Ajoutons que, prudents, la plupart de nos interlocuteurs ont également postulé dans plusieurs établissements.

Préparations : en solo ou avec l’orchestre

Quasi tous ont rencontré la direction pour un entretien portant sur les motivations et sur l’adéquation aux projets de l’école. « Le directeur m’a interrogé sur mes motivations à travailler dans une école à encadrement différencié », explique Maël. Nathalie a été invitée à citer une expérience positive et négative lors d’un stage. Certains ont déjà pu, à cette occasion, connaitre leurs attributions, rencontrer l’équipe éducative ou des personnes-ressources. Édith, qui se préparait cet été à enseigner en 5e-6e primaire, précise : « J’ai travaillé avec mon collègue de cycle pour avoir des informations sur le niveau, sur les élèves, sur les compétences et sur les objectifs ».

Côté préparation des séquences de cours, les tempos sont différents. Les méthodes aussi : « Nous nous sommes partagé la matière de français. J’ai hérité de deux thèmes qui m’enthousiasment », explique Delphine, impatiente de recueillir l’avis de ses nouveaux collègues lors de la mise en commun du travail réalisé. Jean-Christophe, lui, a préparé son futur cours d’étude du milieu avec ses condisciples, durant sa dernière année d’études.

Parmi les ressources disponibles, on trouve en ordre très utile les programmes, les manuels utilisés dans l’école, les préparations effectuées lors des stages et les séquences proposées sur Internet.

« Nous nous serrons les coudes »

Et sans surprise, l’entrée en fonction idéale rejoint leurs attentes : bonne prise en charge des classes alliant respect de l’enseignant et relation d’échanges fructueuse avec les élèves, accueil chaleureux, soutien des pairs,… « En particulier pouvoir compter sur quelqu’un qui peut nous mettre sur la voie si on est perdu », insiste Nathalie. Un idéal qui rejoint la réalité pour Delphine : « Je suis bien accueillie et tous les professeurs de français travaillent ensemble, ce qui est très sécurisant. De plus, nous sommes quelques nouveaux et nous nous serrons les coudes ».

Catherine MOREAU

(1) Dont une édition mise à jour devrait être disponible en octobre. Version actuelle téléchargeable sur http://www.enseignement.be

Doriane Gamme : « Croyez en vos élèves »

Interviewée à la naissance de PROF, Doriane Gamme entame sa quatrième année d’enseignement. « Ma plus grosse difficulté a été - et reste - l’articulation des programmes avec les intérêts de mes élèves, la plupart en 3e et 4e professionnelles. Mes remèdes : retravailler mes cours chaque année en adaptant les méthodes, en injectant des idées nouvelles, et recourir à l’aide d’un conseiller pédagogique. Aux enseignants qui viennent d’embarquer, je voudrais dire : Croyez en vos élèves, ne les dévalorisez pas. S’ils sont réceptifs, c’est un signe que l’on fait bien son travail. L’un ne va pas sans l’autre ».