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Magazine PROF n°34

 


Dossier Le passage en secondaire : rupture ou transition ?

Le projet 5612 répond toujours à Fosses-la-Ville

Article publié le 01 / 06 / 2017.

Depuis 2001, les équipes pédagogiques de 6e primaire de l’École Saint-Feuillien et du 1er cycle secondaire du Collège Saint-André, à Fosses-la-Ville, travaillent ensemble.

Eveline Ficart, institutrice de 6e primaire, souligne les bénéfices et les limites de ce projet baptisé 5612, pour marquer la continuité entre les deux niveaux.

PROF : L’origine de ce projet ?
Eveline Ficart :
L’École Saint-Feuillien et le Collège Saint-André n’ont pas le même Pouvoir Organisateur mais bien la même adresse. Persuadés que nous avions tout à gagner à dialoguer, les deux directeurs ont décidé, en 2001, de réunir les quatre instituteurs de 5e et 6e primaires et les enseignants du 1er degré du secondaire (toutes les matières).

Une idée favorablement accueillie par les équipes ?
Oui, mais il s’agissait d’abord de construire la confiance, d’établir le dialogue entre des collègues qui se croisaient dans la rue. Outre la contrainte de temps (les réunions ont lieu après 16h), nous nous sommes aperçus, au départ, que nous ne parlions pas le même langage.

Travaillant les matières, les enseignants du 1er degré n’ont souvent qu’une « porte d’entrée ». Nous mettons l’accent sur les méthodes, les pratiques. Le décloisonnement disciplinaire nous offre une vue plus globale des élèves dont nous connaissons les forces et les faiblesses.

Cela a débouché sur des actions communes ?
Oui, nous avons tous participé à des formations animées par un formateur indépendant et par des conseillères pédagogiques. Nous avons abordé la continuité primaire-secondaire par la lecture dans sa dimension transversale (la nécessité, dans toutes les branches, de pouvoir lire les consignes). Nous avons filmé nos élèves au travail, la disposition de la classe, les conseils de classe avec les enfants…

Nous avons pu ainsi mieux comprendre la réalité de chacun et nuancer les choses. Je n’imaginais pas combien les collègues du secondaire étaient attentifs aux élèves en difficulté.

Le projet Vis ma vie prévoyait que les instituteurs donnent une période de cours en 1re secondaire et inversement. Des résultats ?
Il n’a pas été aussi loin que nous le souhaitions. Nous ne pouvons pas demander à un éducateur de prendre nos élèves en charge, à l’inverse des enseignants du secondaire. Ceux-ci se sont dits impressionnés par la motivation des élèves plus jeunes.

Des mélanges d’élèves des deux niveaux?
Chaque année, nos élèves de 6e vont suivre des ateliers d’anglais, de technologie, d’informatique et de sciences en secondaire ; les élèves de 1re et 2e les encadrent. Une belle occasion pour les plus jeunes de démystifier les « grands » du secondaire.

Les 5-6e primaires et le 1er degré partagent le même bâtiment. L’avantage ?
Une grande proximité pour les élèves et pour les enseignants. Les contacts sont devenus naturels et nous intervenons si un problème lié à la discipline se pose, dans un couloir, par exemple, pour un élève de primaire ou de secondaire. Une responsabilité partagée, donc.

Des projets que vous souhaitez développer ?
Poursuivre la réflexion sur nos pratiques pédagogiques pour harmoniser la transition primaire-secondaire. Nous voulons faire comprendre que c’est important de raccrocher les choses à ce que l’enfant connait déjà. Je voudrais que nous travaillions ensemble sur la terminologie utilisée qui peut mettre des enfants en difficulté (on lira dans « Des outils pour lisser le passage » que des groupes d’intervision en français et en maths ont planché sur le sujet).