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Magazine PROF n°34

 


Dossier Le passage en secondaire : rupture ou transition ?

Comment réduire le saut qualitatif ?

Article publié le 01 / 06 / 2017.

Des moyens et dispositifs sont prévus pour adoucir le passage des élèves en 1re secondaire.

Le parcours d'un élève, de 3 à 12 ans, est construit comme un continuum pédagogique en trois étapes. Aussi, le décret Missions a-t-il demandé à chaque école de définir dans son projet d'établissement les moyens mis en œuvre pour favoriser la transition entre le 3e degré du primaire et le 1er degré du secondaire. Notamment l'échange de documents pédagogiques et d'informations relatives à la maitrise des socles de compétences ou des compétences seuils, la réalisation d'activités en commun... (1)

Les écoles ont mis en place certaines initiatives, comme on le lira dans la suite de ce dossier : séances d'information assurées par le CPMS dans les classes de 6e primaire (lire « Les CPMS entrent en jeu »), information pour les parents, journées portes ouvertes dans le secondaire, création d’outils de liaison pour assurer un accompagnement des élèves à besoins spécifiques (lire en pages  « Les CPMS entrent en jeu » et « Promouvoir la réussite de l'élève »).

Pour préparer leurs élèves au secondaire, certaines écoles primaires ont aussi opté pour une organisation verticale, plusieurs instituteurs « spécialisés » se répartissant les différentes matières. Et beaucoup d’instituteurs de 6e primaire ont recours à du travail de semaine, voire de quinzaine, qui oblige déjà l’enfant à planifier son travail personnel.

Dans les écoles secondaires, un « menu » spécifique est prévu à la rentrée pour les nouveau-venus (accueil prioritaire, journée d'animation, visite de l'école...). En outre, certaines mettent à leur disposition un local particulier, rassemblent au sein d'une même classe les enfants venus de la même école primaire, limitent le nombre d'enseignants...

Un saut qualitatif

N'empêche : les chiffres montrent (lire nos infographies) une baisse sensible des résultats des élèves et un accroissement du taux de redoublement après la 6e primaire.

« Il y a un écart important entre primaire et secondaire, que nous avons tous remarqué dans le groupe de travail chargé de réfléchir au tronc commun dans le cadre du Pacte pour un Enseignement d'excellence, explique le professeur Marc Romainville. Il y a un vrai saut qualitatif dans les socles entre primaire et le 1er degré du secondaire, qui reste encore trop marqué par l’ancien 1er degré de l’enseignement général de transition. Dans le primaire, on est très fort dans la concrétisation et subitement, parfois sans prévenir, on passe à l’abstraction. Si on demande quelque chose de différent au CEB et au CE1D, il n’est pas étonnant que les élèves aient davantage de difficultés... » (lire « Les évaluations externes certificatives... »).

Ce constat trouve un écho dans le Pacte pour un Enseignement d'excellence. L’Avis n° 3 le précise : « Au-delà des actions favorisant le dialogue entre les enseignants des deux niveaux, cette (meilleure) articulation devrait se réaliser davantage par le biais de modalités structurelles telles que le tuilage de la formation initiale des enseignants » (NDLR : une partie de la formation commune aux futurs instituteurs et régents).

Le texte ajoute « le fait de favoriser l'élaboration de supports pédagogiques communs, notamment des manuels coordonnés ; le fait d'assurer une meilleure continuité au sein des référentiels entre les niveaux primaire et secondaire ; l'inscription de la préoccupation de l'accompagnement de la transition au sein des projets d'établissements/plan de pilotage » (2).

Cette proposition émane des Ateliers pédagogiques consacrés au continuum primaire-secondaire, et organisés par l’Institut de la Formation en cours de Carrière. Les participants avaient proposé notamment de favoriser la mobilité professionnelle des enseignants entre les deux niveaux, d'organiser des temps de formation communs en interréseaux et au sein d'un même bassin scolaire... Ou encore d'imaginer pour les enseignants des projets communs pour les élèves qui terminent leurs primaires et ceux qui débutent dans le secondaire pour susciter les échanges d'expériences...

Une incompréhension mutuelle

Améliorer la transition des élèves passe aussi, sans doute, par un meilleur dialogue entre les enseignants des deux niveaux (lire en page 24). Dans le  cadre de la formation en cours de carrière, instituteurs et professeurs du 1er degré secondaire peuvent aussi mener ce travail commun, analyser les épreuves externes (CEB et CE1D) pour affiner leurs pratiques d’apprentissage. Et plus largement mieux connaitre leur travail réciproque et réduire certains stéréotypes.

Car pour le chercheur français Bertrand Christ, le manque de connaissance des instituteurs et des régents « permet l’existence de représentations qui en restant ignorées des uns et des autres permet de contribuer à une incompréhension mutuelle » (4).

(1) Article 14 du Décret Missions. http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/21557_024.pdf
(2) http://www.pactedexcellence.be/index.php/documents-officiels/ Page 68
(3) CHRIST B., « La liaison CM2/6e Etude des représentations instituteurs et des professeurs », dans Revue française de pédagogie, n°133, octobre-novembre-décembre 2000, http://bit.ly/2r8q4yP