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Magazine PROF n°33

 


Dossier Pacte pour un enseignement d'excellence

Responsabiliser à tous les étages

Article publié le 01 / 03 / 2017.

Axe stratégique 2 : « Mobiliser les acteurs de l’éducation dans un cadre d’autonomie et de responsabilisation accrues en renforçant et en contractualisant le pilotage du système éducatif et des écoles, en augmentant le leadership du directeur et en valorisant le rôle des enseignants au sein de la dynamique collective de l’établissement ».

Cet axe, développé dans 86 pages, est fort détaillé. Il était déjà largement esquissé dans l’Avis n° 2, et notre numéro de septembre 2016 annonçait que « Chaque école devrait définir son plan de pilotage » (p. 13-14).

Premier objectif dans cet axe stratégique : créer un nouveau cadre de pilotage de l’enseignement où les rôles des acteurs seraient clairement définis.

Le Gouvernement fixe des objectifs généraux (guidés par un souci d’efficacité, d’efficience et d’équité) à atteindre par toutes les écoles. Mais aussi, le cas échéant, des objectifs propres aux établissements d’une zone ou ayant certaines spécificités (un contexte socioéconomique et culturel particulier, immersion, encadrement différencié, CPU, par exemple).

Les PO et établissements, eux, se fixent des objectifs spécifiques, qui doivent concourir à l’atteinte des objectifs généraux. Ces objectifs figurent dans un plan de pilotage/contrat d’objectifs construit par la direction, le PO et en concertation avec l’équipe éducative.

Ce plan de pilotage comprend quatre parties : la philosophie générale de l’établissement (comparable à l’actuel projet d’établissement), les objectifs à 3 et à 6 ans, les stratégies mises en place pour les atteindre, et une annexe chiffrée (et confidentielle). Ce plan engagera l’école et son PO face au pouvoir régulateur. Une première vague d’écoles rédigera ces plans à partir de la rentrée 2018, pour une entrée en vigueur un an après leur rédaction.

Dès 2019, des délégués aux contrats d’objectifs (une nouvelle fonction) assureront le lien entre le pouvoir régulateur et les écoles. Ils seront formés à l’analyse systémique et à la négociation des plans/contrats. Chaque délégué s’occupera d’un ensemble d’écoles d’un bassin Enseignement-Formation-Emploi. Il devra veiller à ce que les plans de pilotage/contrats d’objectifs des écoles de la zone contribuent aux objectifs généraux, et évaluer leur réalisation.

Ce sont les réseaux d’enseignement ou les pouvoirs organisateurs qui assureront toujours le soutien et l’accompagnement des équipes pédagogiques de leurs écoles, via les conseillers pédagogiques.

Un dispositif spécifique est mis en place pour les écoles dites « en difficulté » et présentant des écarts significatifs de performance par rapport aux indicateurs moyens.

Le leadership des directions

Si les écoles doivent atteindre les objectifs, elles restent libres de choisir les moyens et les méthodes pour y parvenir. Les équipes de direction joueront un rôle essentiel pour créer une dynamique collective dans leur école. Le deuxième objectif est donc de soutenir les directions.

Pour ce faire, leurs tâches administratives devraient être allégées. À partir de la rentrée 2017 et en trois ans, les directeurs du fondamental et du spécialisé pourront bénéficier d’un équivalent temps plein pour 500 élèves.

Pour le Groupe central, « le chef d’établissement a un rôle premier à jouer dans les processus de recrutement » (p. 147) et doit pouvoir gérer de manière plus souple les moyens d’encadrement.

En conséquence, il s’agira, dès 2017, « d’optimaliser le processus de recrutement/sélection des directeurs », de « professionnaliser les directions » et de « mettre en place des dispositifs d’évaluation », toutes choses explicitées pages 148 à 155.

Une carrière en trois temps pour les enseignants

Cette volonté de responsabiliser davantage les équipes enseignantes a des conséquences sur le métier. Cela passe par une (future) réforme de la formation initiale, mais aussi par un renforcement de la formation en cours de carrière, que le texte détaille longuement (p. 161-173). Dès 2019, le nombre de jours de formation continuée passera de trois à quatre, cinq ou six journées.

Le texte prévoit d’améliorer la situation des enseignants débutants : stabilité plus rapide, accompagnement par des collègues expérimentés (dès la rentrée 2020). Le travail collaboratif fera partie de la charge horaire officielle (deux périodes par semaine en moyenne, avec un maximum de 60 périodes par an au primaire comme au secondaire). Dès la rentrée 2018, les régents passeront à 22 périodes, les licenciés à 20, ce qui serait une compensation au travail coopératif (2h par semaine) que l’on veut renforcer.

Il s’agira aussi de clarifier la charge de travail, répartie en cinq composantes consacrées par décret : travail en classe, service à l’école et aux élèves, travail collaboratif, travail autonome et formation continuée. Les éléments à charge de l’enseignant seront précisés dans le règlement de travail de l’établissement. Les mesures liées à la charge de travail et à l’évaluation des enseignants sont parmi celles qui ont braqué les acteurs de terrain, et justifié le rejet initial de l’Avis. Ces mesures ont été revues lors de la réunion du Groupe central du 7 mars, et font l’objet d’amendements détaillés dans les Documents du Groupe central du 7 mars 2017 (p. 9-14) et intégrés dans l’Avis n°3 du 7 mars.

La carrière, elle, serait découpée en trois étapes : débutant, confirmé et expérimenté. Moyennant un allègement de l’horaire devant la classe, l’enseignant expérimenté pourrait devenir notamment coordinateur pédagogique ou référent pour les débutants. Et, sur base volontaire, il pourrait être chargé, à la demande du directeur, de l’évaluation formative des enseignants.

W-B E géré par une entité autonome

Actuellement, la Ministre de l’Éducation exerce la tutelle sur le réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement. Elle la délègue à l’Administration générale de l’Enseignement. La réforme prévoit de scinder le pouvoir organisateur et le pouvoir régulateur sur le plan de l’administration : les responsabilités du pouvoir organisateur seront exercées par une nouvelle entité administrative.

Une cellule opérationnelle

Fin janvier, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté un arrêté (1) prévoyant le recrutement de douze personnes qui formeront la cellule opérationnelle du Pacte.

Cette équipe sera notamment chargée de suivre les progrès des initiatives de réforme (sur base d’indicateurs prédéfinis), de suivre la trajectoire globale, du plan de ressources humaines du Pacte, de suivre les indicateurs de performance, de résoudre les problèmes systémiques, de réaliser régulièrement des rapports d’avancement destinés au Parlement, au Gouvernement et au Groupe de concertation, et d’assurer les contacts et alignements réguliers avec tous les acteurs clés du système.

En outre, deux comités seront créés :
- un comité de supervision (ministériel) s’assurera notamment du respect des échéances, de l’éventuelle redéfinition des modalités d’opérationnalisation du Pacte, du phasage des priorités et du contrôle budgétaire ;
- un comité de direction (présidé par la ministre de l’Éducation), chargé du suivi régulier des travaux.

(1) http://bit.ly/2nAnewQ