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Magazine PROF n°33

 


Dossier Pacte pour un enseignement d'excellence

« Le Pacte, c’est le plan Marshall
de la Fédération Wallonie-Bruxelles »

Article publié le 01 / 03 / 2017.

Trois-cents personnes ont assisté à la première Rencontre du Pacte, à Champion, le 21 mars. PROF y était, et a aussi pris le pouls des acteurs de terrain lors d’Ateliers pédagogiques ou de débats au sein d’écoles.

Du 21 mars au 15 juin, trente Rencontres du Pacte permettent aux acteurs de terrain de débattre avec la Ministre de l’Éducation ou le Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, accompagné(e) d’un membre du Groupe central.

Au menu : l’essentiel du Pacte (en 20 minutes environ) ; l’intervention d’un ou deux professeurs ou directeurs déployant des « bonnes pratiques » en lien avec le Pacte ; et une heure de questions-réponses.

« Une feuille de route, pas un livre sacré »

Trois-cents personnes ont assisté au premier débat, à l’Institut de la Providence, à Champion. Rudy Demotte y a insisté : l’Avis n°3 du Groupe central, « feuille de route pour les quinze années qui viennent, n’est pas un livre sacré qu’il faut interpréter dans une lecture fondamentaliste. La question du choix des moyens, de l’implémentation, reste ouverte. L’adhésion est plus efficace que l’imposition ! ».

Et Marie-Martine Schyns de préciser que « comme l’implémentation se fera dans la co-construction, ne vous étonnez pas qu’on ne puisse pas répondre précisément à des questions sur des mesures qui ne se mettront en place qu’en 2027… »

L’adhésion, la quinzaine de membres du groupe Facebook « Non au Pacte » présents ce soir-là en doute : « Pour la mise en place du cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté, aucune demande des acteurs de terrain n’a été entendue, alors permettez-moi de douter qu’il en soit autrement pour le Pacte ! », a lancé Christophe Bodart, son porte-parole.

La Ministre, reconnaissant les difficultés liées à la mise en œuvre du cours d’EPC et de la réforme des titres et fonctions, précise que « pour chaque chantier du Pacte, il y aura une équipe de projets qui sera notamment chargée de vérifier les choses sur le terrain » (lire en page 20 « Une cellule opérationnelle »). Et d’ajouter qu’au-delà des Rencontres programmées jusque fin juin, de nouveaux Ateliers pédagogiques seront organisés par l’IFC, sur des thèmes précis.

« Le statu quo n’est plus possible »

La question des moyens inquiète aussi. Évoquant 220 millions d’investissements, Rudy Demotte estime qu’« on n’a jamais vu un tel effort financier pour l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles… Le Pacte, c’est le plan Marshall de la Fédération Wallonie-Bruxelles ».

Plus largement, « quelle garantie avez-vous que les mesures envisagées au-delà de cette législature soient reprises par les futurs gouvernements ? », interroge Christophe Bodart. « Ce n’est pas au politique de donner une garantie, répond Mme Schyns. Les garants, ce sont les acteurs qui sont arrivés à un consensus, parce que le statu quo n’est plus possible ».

Parmi les questions plus précises, celle de Luc Viatour, invité à témoigner (avec sa collègue Valérie Beguin) de l’efficacité de leur dispositif de classe inversée (http://www.mathinverses.weebly.com/). Il regrette l’inexistence de moyens dédicacés aux personnes-ressources qui, au sein des écoles, se chargent souvent bénévolement d’implémenter les TICE.

La Ministre a souligné que quarante personnes seront engagées au sein des réseaux pour le soutien/accompagnement à l’implémentation des TICE dans les écoles. Mais « on sait que des enseignants ont d’autres fonctions dans les écoles que de donner cours. La redéfinition de la carrière permettra d’affecter des enseignants expérimentés à ces différentes fonctions ».

Le Pacte prévoit aussi de revoir l’offre du qualifiant, par bassin. « Qu’en sera-t-il dans les zones plus rurales ? » Bien sûr, « dans cette réflexion sur l’offre d’options par bassins, il faudra penser aux trajets », répond Mme Schyns, qui par ailleurs juge anormal l’absence actuelle de section « usinage » dans la province de Luxembourg, alors que c’est un métier en pénurie.

Une régente en sciences humaines nommée dans l’officiel pour le cours d’histoire s’inquiète de la possibilité de regrouper histoire, géographie, sciences économiques… « Un cours que je ne pourrais pas donner puisque je suis nommée en histoire… Et puis, comment évaluer ce cours ? »

Premier élément de réponse : un groupe de travail « Tronc commun » a pour objectif de définir la manière dont les sept domaines d’apprentissage (lire en page 17) vont s’articuler entre et eux et comment ça va se traduire dans les grilles-horaires. Et plus spécifiquement pour ce cours, « il y a deux options : un cours unique ou des cours dissociés. Je fais confiance aux acteurs du Pacte. Mais nous garantirons le maintien de l’emploi. »

Comprenant que certains soient « dubitatifs », la Ministre a conclu en insistant sur le cadre participatif (1) qui continuera à impliquer les acteurs de terrain, à défaut de susciter l’adhésion de tous…

(1) Le dispositif de participation sera renouvelé et enrichi. Les détails via http://www.pactedexcellence.be. Par ailleurs, à titre individuel ou en équipe, on peut soumettre (via http://bit.ly/2ncR7pT) une contribution (susceptible d’être mise en ligne sur le site du Pacte) qui sera intégrée aux travaux.