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Magazine PROF n°20

 


Dossier Ne plus avoir peur des maths

De la maternelle au supérieur

Article publié le 01 / 12 / 2013.

Les mathématiques, c’est l’affaire de tous, et quantité de pistes de travail développées par des spécialistes sont mises à disposition des enseignants. Dès la maternelle.

Lors du colloque consacré aux mathématiques, à Liège, une intervenante regrettait que les ressources développées pour les enseignants, de la maternelle au supérieur, ne soient pas suffisamment exploitées. Pourtant, elles existent bel et bien (1). Focus sur deux d’entre elles, pour les maternelles et pour le degré supérieur du secondaire. Où l’on s’aperçoit que ce qui vaut pour les étudiants de 16-18 ans l’est déjà pour les enfants de 4-7 ans…

En 2010, Sylvie Van Lint, chercheure en Sciences de l’éducation, publiait L’entrée dans les mathématiques à l’école maternelle (2), qui propose une série de jeux « construits de manière à tenter de mettre en oeuvre ce que la littérature scientifique actuelle désigne comme les prérequis indispensables aux apprentissages mathématiques tout en privilégiant toujours le plaisir partagé. »

Les jeux et activités proposés (avec un matériel facilement reproductible) concernent des opérations logico-mathématiques et des opérations infra-logiques. Il s’agit ici d’apprendre aux enfants « à raisonner et ainsi les rendre compétents dans la résolution de problème mathématique (ou autre) que la vie ne manquera pas de semer sur leur route ». Mais « si nous poursuivons donc clairement des objectifs d’apprentissage et de structuration de la pensée, nous privilégions aussi la notion de plaisir dans le travail… »

« Dédra-MATH-iser » grâce aux problèmes

À l’autre bout de la chaine, si l’on peut dire, le Pr Kouider Ben Naoum, professeur à l’École polytechnique de Louvain, ne fait pas autre chose, avec le colloque « Dédra-MATH-isons », qu’il organise depuis 2009 en avril (3). Ce jour-là, des groupes d’élèves de 5e ou de 6e secondaire présentent comment ils ont résolu un défi mathématique qui leur était soumis quelques mois plus tôt.

Une initiative réservée aux maths fortes ? « Quand on a commencé, c’était le cas. Mais mon objectif final est de toucher les élèves de 3e ou de 4e, parce que c’est là que des élèves, en optant pour 2 ou 4 heures de maths, se ferment des portes pour leurs études supérieures. J’en ai vu qui y arrivaient en agro, en ingénieur ou en biologie, et qui doivent dépenser une énergie incroyable pour leur seul cours de maths… Ce colloque n’est pas là pour recruter des étudiants, mais quand même, en Belgique, il manque chaque année entre 2 et 3000 ingénieurs ! »

Portant bien son nom, cette initiative veut également contribuer à « casser les mythes qui circulent dans la société à propos des maths, et montrer que les maths peuvent être amusantes ». S’il admet être « privilégié » puisqu’il a face à lui des étudiants qui ont réussi l’examen d’entrée d’ingénieur civil, M. Ben-Naoum pense qu’il est également possible, en secondaire, d’inverser la vapeur. « Bien sûr, à un moment, il faut faire des maths propres, au tableau, mais on peut commencer le cours par un problème derrière lequel se cache un concept, et qui amènera les élèves à lever un coin du voile sur ce concept ».

C’est cette démarche d’apprentissage par problème (APP) qu’applique l’École polytechnique de Louvain depuis plus de dix ans. Durant 20 heures par semaine, les étudiants, en petits groupes, cherchent à résoudre les problèmes leur permettant de faire avancer leurs projets. Ils viennent aux cours avec des questions… Pour M. Ben-Naoum, rien n’empêche d’appliquer cette méthode au secondaire, même si « fabriquer un problème qui permet aux élèves de découvrir un concept mathématique, ça prend du temps… » Et à condition que la direction stimule son équipe en ce sens. Pour aller souvent dans des écoles secondaires animer des « mercredis des maths », M. Ben-Naoum confirme que c’est possible…

 

(1) Le portail http://www.enseignement.be en mentionne de très nombreuses (> ressources > ressources pédagogiques).
(2) VAN LINT S., L’entrée dans les mathématiques à l’école maternelle - Outil d’accompagnement aux pratiques de classe, sous la direction des professeurs Bernard Rey et Vincent Carette, Service des Sciences de l’éducation de l’ULB. http://bit.ly/IrOmtb
(3) En 2014, ce sera le 29 avril. Il est encore possible d’inscrire ses élèves soit pour qu’ils présentent un projet, soit pour qu’ils assistent à la journée. https://uclouvain.be/fr/facultes/epl/dedra-math-isons.html