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Magazine PROF n°20

 


Dossier Ne plus avoir peur des maths

L’anxiété influence les résultats

Article publié le 01 / 12 / 2013.

Plus l’anxiété des élèves est élevée, moins bons sont leurs résultats. Or, chez nous, 61 % des filles et 45 % des garçons de 15 ans disent en éprouver face aux mathématiques.

À l’inverse de ce que relèvent PISA 2000 et 2009 à propos de la lecture, l’attitude des élèves de Fédération Wallonie-Bruxelles par rapport aux mathématiques se détériore. Or, ces « attitudes, croyances et émotions » jouent un rôle important dans l’intérêt à l’égard des mathématiques, et dans l’utilisation que les jeunes en font dans leur vie personnelle.

Pour les concepteurs de PISA, « un des objectifs de l'enseignement des mathématiques est de développer chez les étudiants des attitudes, croyances et émotions qui les rendent plus susceptibles d'utiliser avec succès les mathématiques qu'ils connaissent, et d'apprendre plus de mathématiques, pour leur bénéfice personnel » (1).

Pour chacune de ces attitudes, les filles ont une position moins favorable que les garçons : 61% d’entre elles éprouvent de l’anxiété (contre 45 % des garçons) ; 52% jugent utile d’apprendre les maths (66 %) ; seules 36 % ont une perception positive d’elles-mêmes à l’égard des maths (53 %) ; et 67 % estiment avoir des capacités personnelles en mathématiques (76 %).

Selon les chercheures du Service d’analyse des Systèmes et des Pratiques d’enseignement, « cette différence s’observait déjà en 2003, mais de façon moins marquée » (2). Par ailleurs, « les filles sont plus anxieuses que les garçons et obtiennent de moins bons résultats ; à compétences égales, les filles sont plus anxieuses que les garçons ; et le niveau d’anxiété des filles a augmenté depuis 2003 ».

Ces questions sont d’autant plus importantes que l’OCDÉ constate partout une diminution du nombre de jeunes prêts à s’orienter vers ces carrières, alors que la demande de tels profils augmente. Et une attitude positive à l’égard des maths semble exercer une réelle incidence. Ainsi, une étude australienne indique que des élèves de 15 ans faibles mais ayant une attitude positive à l’égard des maths sont davantage susceptibles d’obtenir ultérieurement de bons résultats dans des filières ou carrières mathématiques.

Et les chercheures d’estimer que « manifester à chaque élève sa confiance dans ses capacités à atteindre les objectifs visés est un levier puissant, qu’il serait sans doute utile de mobiliser davantage en mathématiques ».

(1) OECD (2013), PISA 2012 Assessment and Analytical Framework: Mathematics, Reading, Science, Problem Solving and Financial Literacy, OECD Publishing, 2013, p. 43.
https://www.oecd.org/pisa/pisaproducts/PISA%202012%20framework%20e-book_final.pdf
(2) BAYE A. & Al., La culture mathématique à 15 ans – Résultats de PISA 2012, Service d’analyse des Systèmes et des Pratiques d’enseignement (aSPe), Ulg. http://www.enseignement.be/pisa