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Magazine PROF n°20

 


Dossier Ne plus avoir peur des maths

PISA 2012 : des résultats encourageants

Article publié le 01 / 12 / 2013.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, les élèves de 15 ans confirment l’amélioration déjà perçue en 2009 en lecture, sont dans la moyenne en culture mathématique, mais en-dessous en culture scientifique.

L’enquête PISA 2012 (1) concernait prioritairement la culture mathématique, comme en 2003. Avec un score moyen de 493 points, les 3 457 élèves de 15 ans de l’échantillon de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont dans la moyenne des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (494). En lecture, ils confirment l’amélioration observée en 2009 : l’écart avec la moyenne OCDE, de 24 points en 2000 (476 pour 500), est devenu insignifiant (496 pour 497). En culture scientifique, nos élèves restent sous la moyenne (487 pour 501).

Les écarts entre pays ne représentant que 10% des écarts entre élèves d’un même système éducatif, on se focalisera davantage sur l’évolution entre 2003 et 2012 des résultats en Fédération Wallonie-Bruxelles, singulièrement en culture mathématique (2).

Premier enseignement : l’écart diminue entre les 25% d’élèves les plus forts et les plus faibles. Il passe de 108 points à 96 points, et rejoint la moyenne OCDÉ.

Le retard compensé par un renforcement

Deuxième signe encourageant : quand on regroupe les élèves testés par année scolaire (par degré pour ceux qui sont en 1-2 ou en 5-6), on remarque que les scores moyens sont tous meilleurs qu’en 2003. C’est surtout significatif au 1er degré (de 379 à 394) et en 3e secondaire (de 443 à 461).

Il peut sembler paradoxal que ces scores augmentent tous entre 2003 et 2012 alors que le score moyen global a baissé de 498 à 493 ! Cela s’explique par le fait que la proportion d’élèves du 1er degré dans l’échantillon PISA 2012 a triplé par rapport à 2003, passant de 4 à 12%. Chacun des échantillons PISA était représentatif de son époque, mais entretemps, la réforme du 1er degré a eu pour effet de maintenir davantage d’élèves et d’en aiguiller davantage en 3G/TT.

Pourquoi se réjouir alors que ces élèves sont en retard scolaire et que ce retard s’est accentué ? Pour Dominique Lafontaine, qui dirige le Service d’analyse des Systèmes et des Pratiques d’enseignement (aSPe), à l’ULG, « si ces maintiens avaient été des redoublements, cela aurait plombé les résultats. C’est bien parce que ce retard n’est pas un redoublement mais un renforcement que les scores moyens des élèves du 1er degré et de 3e augmentent sensiblement ». Cette analyse fait dire à la ministre Marie-Martine Schyns que « quand on offre un programme solide à tous les élèves, avec le soutien nécessaire pour qu’ils acquièrent les compétences de base, avant de s’orienter éventuellement vers le qualifiant, les résultats suivent… »

Davantage d'élèves moyens

Troisième observation, quasi générale dans l’OCDÉ (à l’exception de quatre pays sur trente-quatre) : le nombre d’élèves forts (niveaux 5 et 6) diminue (de 16,2 à 12%) mais le nombre d’élèves moyens augmente (de 60,6 à 64,2%), le nombre d’élèves faibles (sous le niveau 2) restant stable. On remarquera que pour la lecture, la mobilisation générale enclenchée à la suite des résultats PISA 2000 a porté ses fruits : le nombre d’élèves faibles est passé de 28,2% à 19,2% en 9 ans. Un exemple à suivre pour les mathématiques ?

Ces résultats encourageants ne doivent pas masquer la difficulté récurrente de notre système éducatif : ses disparités entre catégories d’élèves. L’écart en culture mathématique entre les 25% d’élèves les plus et les moins favorisés reste élevé : 111 points (553 et 442 points) ; l’écart entre élèves à l’heure et en retard aussi : 116 points (545 et 439) et l’écart selon les filières/années également (lire Un léger mieux mais toujours 23% d'élèves faibles). Par contre, la performance moyenne des filles diminue, et c’est une singularité au sein de l’OCDÉ. En lien avec l’anxiété ressentie face aux mathématiques ?

(1) Les résultats (en anglais) sont disponibles via la page http://bit.ly/1bdhTRg, où l’on trouve également une synthèse en français, Principaux résultats de l’Enquête PISA 2012 – Ce que les élèves de 15 ans savent et ce qu’ils peuvent faire avec ce qu’ils savent, OCDÉ, Paris, octobre 2013. http://bit.ly/19eKEKe
(2) DEMONTY I. & al., La culture mathématique à 15 ans – Premiers résultats de PISA 2012 en Fédération Wallonie-Bruxelles, Service d’analyse des Systèmes et des Pratiques d’enseignement (aSPe), Ulg. http://www.enseignement.be/pisa