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Magazine PROF n°30

 


Dossier La littérature belge en classe

On n’a rien à envier à d’autres pays

Article publié le 01 / 06 / 2016.

Peu présents dans les programmes, les auteurs belges s’invitent pourtant en classe à l’initiative d’enseignants passionnés.

« Entendez-vous la mer derrière nous ? Elle ne semble pas heureuse cette nuit… » Dans le rôle de Pelléas, Tarkan donne la réplique à Emma-Mélisande. Juste avant, d’autres élèves de cette classe de 5secondaire de transition de l’Institut des Dames de Marie, à Woluwe-Saint-Lambert, ont présenté Maurice Maeterlinck, Prix Nobel de littérature en 1911. Et précisé que pour « dire l’ineffable », cet écrivain symboliste a placé dans sa pièce Pelléas et Mélisande 489 points de suspension et 232 points d’exclamation…

Voilà bien longtemps que Pascale Toussaint a inscrit des auteurs belges au programme de son cours de français. En 4e, Thomas Owen, Jean Ray et Louis Scutenaire pour l’étude du fantastique et du surréalisme. Avec un lien vers des peintures de ces deux époques, visibles dans des musées belges. En 5e, parmi les poètes romantiques, Charles De Coster côtoie Lamartine et Hugo. Ma nuit au jour le jour, de Constant Malva, illustre le naturalisme, comme Zola et Maupassant. Et en 6e, le théâtre belge – Crommelynck, Louvet,… – s’ajoute aux grandes œuvres francophones.

Les auteurs belges, Mme Toussaint les a étudiés et appréciés lors des ses études en philologie romane. Le hasard s’en est mêlé : « Il y a vingt ans, mon mari et moi avons  acheté la maison de Louis Scutenaire, à Schaerbeek. Ce n’est pas rien ! » Elle a consacré un roman à cet auteur, prenant gout à l’écriture, qui lui a offert un « deuxième souffle » dans son métier d’enseignante. Puis, dans une anthologie thématique, C’est trop beau ! trop ! (1), elle a rassemblé des extraits, brièvement analysés, de cinquante écrivains belges nés avant 1945.

En classe, la lecture d’auteurs belges débouche parfois sur des projets. Comme ces rencontres avec Pierre Mertens et Armel Job, en partenariat avec l’Athénée Fernand Blum. Les rhétoriciens des deux écoles ont proposé ensuite une lecture d’extraits des Éblouissements, de Pierre Mertens. L’an dernier, ce sont des textes d’André Baillon et de Neel Doff sur la condition de la femme que ses élèves de 6e ont lus à la librairie Quartiers latins, à Bruxelles.

Qu’en pensent ses élèves ? « On se rend compte qu’il y a des chefs-d’œuvres peu (re)connus chez nous mais souvent traduits à l’étranger, réagit Antoine. On ne ressent pas la nécessité de le montrer à tout le monde ». « Sans doute parce qu’être belge, c’est ça : ne pas toujours devoir prouver et en être fier », assure Lyna. Pour Justin, « en lisant certains auteurs, on constate qu’on n’a rien à envier à d’autres pays. Et cela renforce notre sentiment d’appartenance ».

(1) Bruxelles, Samsa, 2015. Dossier pédagogique sur demande (questions sur le fond et la forme, exercices de lecture/écriture/recherche documentaire) : samsa@samsa-editions.be

 

Des auteurs en classe

● Lucy Schartz, professeure à l’Institut Don Bosco, à Liège : « En 4e TQ, je fais lire chaque année un auteur belge, en lien avec une séquence de cours. Puis nous recevons l'écrivain en classe. Dans chaque liste de livres, je glisse des auteurs belges. Je trouve important que mes élèves se rendent compte de la richesse de notre littérature contemporaine ».

Tamara Weinstock, enseignante et responsable de la section jeunesse de la bibliothèque de l’Athénée Ganenou, à Uccle impose en 1re Bjorn le morphir, de Thomas Lavachery et Le stylo de Frank Andriat avant d’inviter ces écrivains en classe. Ses élèves de 2e lisent  Je voudr@is que tu ou une aventure de Bob Tarlouze, de Frank Andriat. L’an dernier, de petits groupes d’élèves ont imaginé et rédigé une suite à ces aventures policières humoristiques.

● « Dans le cadre du Prix des lycéens, j’invite les auteurs dans ma classe de 7professionnelle coiffure, stylisme et gestion de très petites entreprises, raconte Bénédicte Heughebaert, au Collège Saint-Joseph, à Jambes. Individuellement, lors de petits déjeuners ou ensemble, à un diner littéraire auquel les élèves collaborent. Le respect mutuel lors de ces rencontres donne du sens à la lecture et apporte confiance à certains jeunes peu à l’aise avec l’acte de lire ».