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Magazine PROF n°30

 


Dossier La littérature belge en classe

Le Prix des lycéens plébiscité

Article publié le 01 / 06 / 2016.

Quand on les interroge de façon plus concrète sur la recherche d’informations relatives à la littérature belge, les répondants placent sur la première marche du podium les médias généralistes : la presse écrite (Le Soir, La Libre), la radio (La Première) et la télévision (Livrés à domicile) sont les sources les plus fréquemment citées.

Les nominés du Prix des lycéens 2015 : T. Gunzig, G. Damas, G. Goffette, B. Abel (lauréate) et V. Gallo.
Les nominés du Prix des lycéens 2015 : T. Gunzig, G. Damas, G. Goffette, B. Abel (lauréate) et V. Gallo.
© PROF/FWB/Jean Poucet

Apparaissent ensuite les discussions entre collègues, la revue Le Carnet et les Instants, les réseaux sociaux (généralistes ou spécialisés comme Babelio) ou encore les blogs littéraires.

Un seul prix littéraire émerge — mais avec un taux de réponse impressionnant — sur le plan de l’information et de la prescription : le Prix des lycéens.

Une institution telle que le Prix Rossel, quoique bien plus médiatisée, n’est en revanche citée par aucun enseignant. Cette absence semble corroborer le fait que les enseignants sont à la recherche d’outils et d’informations spécifiques, centrés sur leur pratique concrète de la littérature en classe.

Cette présence souligne l’efficacité des outils de médiation quand ils sont pensés pour les écoles : le Prix des lycéens est à ce point prescripteur et décisif que certains enseignants l’ont parfois inscrit en guise de réponse à la question portant sur les œuvres vues au cours.

Des manifestations adaptées aux élèves

Quel serait le lieu idéal pour organiser ces moments privilégiés, d’exploration de tout ce qui fait la vie du livre hors du livre ? Bien que les rencontres au sein de l’école présentent des facilités évidentes, de nombreux répondants se montrent désireux de voir apparaitre plus de manifestations en lien avec la littérature belge qui seraient adaptées à leurs élèves.

Interrogés sur les outils pédagogiques qui devraient être développés à l’avenir, les enseignants formulent de nombreuses propositions dont les professionnels de l’enseignement, de la culture et du livre feraient bien de tenir compte, certains faisant aussi valoir la nécessité de mieux inscrire la littérature belge au programme, sous peine de rester enfermé dans un cercle vicieux.

Leurs propositions sont placées sous le signe de la « créativité », partant du constat que le milieu ne contribue pas à modifier les représentations associées à la littérature belge.

Concernant la production proprement dite, des enseignants encouragent les éditeurs à sortir des sentiers battus, à rééditer des auteurs « un peu différents, moins connus ou moins célébrés en France » ou à multiplier les livres « plus adaptés au travail en classe avec des éditions plus interactives ».

Appel à la coopération entre éditeurs et enseignants

Au niveau général, les enseignants regrettent l’absence d’histoires de la littérature belge claires et efficaces, susceptibles d’embrasser les enjeux et problématiques de la littérature belge sans se perdre dans des détours inutilement complexes. Cet appel à plus de « pratique » pourrait notamment prendre la forme de parcours didactiques.

Les répondants sont toutefois très demandeurs d’une plateforme numérique qui pourrait répondre à des besoins variés. Cette proposition semble aller dans le sens d’une autre observation pouvant être faite au départ de l’enquête : l’absence de communauté autour de la littérature belge.

Un enseignant évoque la piste d’un cercle Espace Nord de l’enseignement. Cette proposition s’inscrit dans la perspective d’une « meilleure coopération entre les éditeurs belges et les professeurs passionnés de littérature belge, car ils seront les meilleurs promoteurs ». Ailleurs, ce sont les formations consacrées à la littérature belge qui sont vivement appelées.

Françoise CHATELAIN et Tanguy HABRAND