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Magazine PROF n°27

 


Dossier Mieux articuler enseignement, formation et emploi

Les transitions « école-emploi » des jeunes Bruxellois

Article publié le 01 / 09 / 2015.

Comment mieux aider et orienter les jeunes Bruxellois dans leur passage de l’école à l’emploi ? Une recherche-action Labo Jeunes a débouché sur plusieurs pistes.

Pendant deux ans, le projet Labo jeunes a rassemblé des jeunes sans emploi, des enseignants, des employeurs, des responsables d’institutions. Objectif ? Mieux comprendre les transitions des jeunes Bruxellois de l’école vers l’emploi, du chômage à la formation et de la formation à l’emploi.

La « Garantie pour la jeunesse Jeunes » promet un job, un stage ou une formation dans les quatre mois de la sortie de l’école ou d’un emploi.
La « Garantie pour la jeunesse Jeunes » promet un job, un stage ou une formation dans les quatre mois de la sortie de l’école ou d’un emploi.
© Actiris

Dans le domaine de l’insertion professionnelle des 15-24 ans peu qualifiés, on trouve une multitude de dispositifs, plans et mesures mis en œuvre par des pouvoirs publics, des associations, des syndicats, des organisations patronales,…  « Les jeunes ont des difficultés à s’y retrouver et l’action publique s’apparente plus à un patchwork tissé de relations de coopération conflictuelle qu’à un dispositif cohérent », explique le sociologue Abraham Franssen, co-auteur de la synthèse de cette recherche (1).

Clarifier le « contrat social »

Comment améliorer la situation ? Ces auteurs dégagent trois pistes. D’abord, il faudrait que les acteurs de l’enseignement, de la formation, de l’entreprise et de l’insertion assument, chacun à leur niveau, la responsabilité collective de l’insertion des plus faibles. « Et qu’ils ne se la rejettent pas entre institutions et sur les jeunes eux-mêmes », précise M. Franssen. Comme exemple de cette responsabilité collective, il cite des partenariats locaux entre des entreprises et des écoles techniques et professionnelles pour immerger des jeunes dans le monde du travail.

Une deuxième piste, c’est clarifier les termes du « contrat social » proposé aux jeunes. C’est l’objectif de la Garantie pour la jeunesse (2) : elle prévoit pour tout demandeur d’emploi de moins de 25 ans la possibilité d’avoir un emploi, un stage ou de suivre une formation, dans les quatre mois suivant l’arrêt de la scolarité ou la perte d’emploi.

Pour autant que cette Garantie tienne ses promesses, c’est un bon début, mais il faut aussi combler les trous de la protection sociale des jeunes en phase de transition entre études, formation et emploi. « Ils connaissent actuellement une diversité de situations et de statuts selon qu’ils sont demandeurs d’emploi indemnisés ou en stage d’insertion, en reprise d’études, en dehors de toute protection sociale,… observe M. Franssen. Ces divers statuts conditionnent leurs ressources sur le plan financier, mais aussi sur celui des opportunités de reprise d’études, d’accès aux stages ou à l’emploi…. Il faudrait leur donner un statut de transition permettant de combiner formation, reprise d’études, lancement d’activités… » Le sociologue l’ajoute : il faut développer une véritable politique d’information et d’orientation accessible à tous les jeunes et plus lisible que les dispositifs disparates actuels.

Sortir de la logique « de la patate chaude »

Enfin - c’est la troisième piste -, il faut donner davantage de moyens aux acteurs publics. D’abord, pour personnaliser l’accompagnement du jeune vers l’emploi en le distinguant clairement des logiques de contrôle. Cela signifie l’accompagner dans sa globalité (prendre aussi en compte les dimensions « hors travail ») et dans la continuité. « Donc, organiser les différents services et intervenants autour du jeune plutôt que d’être dans une logique de transfert de la patate chaude », précise le sociologue. Cette évolution demande que l’on donne aux accompagnateurs davantage d’autonomie.

Les auteurs de la note de synthèse de la recherche y insistent : il faut que les services publics bénéficient de moyens nouveaux d’évaluation et de pilotage. La création du bassin bruxellois Enseignement-Formation-Emploi est un premier pas prometteur…

(1) FRANSSEN A., CARLIER D., BENCHEKROUN A., « Les transitions des jeunes entre l’enseignement et l’emploi à Bruxelles : défis pour la gouvernance », dans Brussels Studies, n°73, janvier 2014.  http://bit.ly/1OQmKux
(2) http://www.bit.ly/1IuPWmo