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Magazine PROF n°27

 


Dossier Mieux articuler enseignement, formation et emploi

Adéquationnisme ou mission prioritaire de l’école ?

Article publié le 01 / 09 / 2015.

En rapprochant l’école de la formation et de l’emploi, ne risque-t-on pas d’instrumentaliser l’enseignement ? L’avis d’Olivier Remels, secrétaire général de la Fondation pour l’Enseignement.

Olivier Remels : « Préparer une orientation positive, c’est aussi le rôle de l’école ».
Olivier Remels : « Préparer une orientation positive, c’est aussi le rôle de l’école ».
© FPE

PROF : Dans le Mémorandum de la Fondation pour l'enseignement (1), vous recommandez que l’on encourage les contacts entre élèves et entreprises pour contribuer à leur orientation, et cela dès le fondamental. N’est-ce pas une « instrumentalisation » de l’enseignement par les milieux socioéconomiques ?
Olivier Remels :
Je pense qu’il faut sortir de cette posture opposant, de manière un peu artificielle, la préparation « des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d'une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures » et l’ouverture aux métiers. N’oublions pas que le Décret Missions recommande aussi d’« amener tous les élèves à s'approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle » (art.6, §2).

Le groupe de travail « Sens, valeurs, missions et objectifs de l’école du XXIe siècle », au sein du Pacte pour un Enseignement d’excellence, l’a aussi souligné : « il est important de décloisonner l’école, en favorisant ses relations avec les acteurs environnants afin d’éveiller […] l’envie des élèves de s’identifier à des parcours de vie, notamment dans le monde des entreprises…» L’éveil aux technologies et aux métiers y tient une place importante qui n’est pas antinomique avec le développement de la citoyenneté.

Si ce n’est pas la mission première de l’école de faire découvrir les différents métiers, c’est aussi son rôle d’éveiller chacun pour préparer une orientation positive. En particulier dans l’enseignement qualifiant, qui a pour but premier de former à un métier.

Je pense qu’il ne faut pas craindre l’adéquationnisme. Je le constate notamment dans le cadre des stages en entreprise pour les enseignants (Entr'apprendre). Ce que les entreprises attendent de l’école, c’est qu’elle développe avant tout le savoir-être des élèves ; qu’elle leur donne des compétences générales de base plutôt que des compétences techniques spécifiques pointues. Les entreprises savent que, de toute façon, sur ce plan-là, elles devront proposer des remises à niveau régulières à leur personnel. Elles demandent donc essentiellement des élèves capables d’apprendre et d’interagir avec leurs collègues.

Vous proposez aussi que l’on encourage la mise en pratique sous forme de stages pour les élèves. Y a-t-il assez d’entreprises disposées à accueillir ces jeunes dans les meilleures conditions ?
Le décret sur les stages prévoit des interactions sous différentes formes selon les degrés. Par ailleurs, on veut valoriser la formation en alternance, ce qui va aussi booster la demande. Cela va demander un engagement fort de plusieurs acteurs à différents niveaux.

Celui des partenaires réunis au sein du Service francophone des métiers et qualifications qui doivent poursuivre la définition des profils de formation par rapport aux profils métiers, et coupler chacun de ceux-ci au mode d’interaction avec l’entreprise qui convient pour chaque métier. Celui des entreprises, qui doivent ouvrir des places et accueillir, encadrer et suivre les élèves en priorité dans les métiers en demande, et veiller avec les écoles à l’adéquation entre demandes et offres. Et celui des élèves eux-mêmes, qui doivent  y investir intérêt et énergie.

Les bassins « enseignement formation emploi » sont une belle opportunité pour cette rencontre. Ils vont permettre, pour chaque région, d’identifier l’offre et la demande locales.

(1) http://www.fondation-enseignement.be  > Publications