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Magazine PROF n°16

 


Dossier Esprit d'entreprendre es-tu là?

Un indépendant est avant tout un bon technicien

Article publié le 01 / 12 / 2012.

Le concours EuroSkills vise à promouvoir la technique. De jeunes candidats, de plusieurs pays, y font preuve de qualités et de compétences qui leur sont utiles aussi dans un métier d’indépendant. PROF est allé à leur rencontre lors du championnat qui s’est tenu à Spa-Francorchamps début octobre.

Début octobre, le bruit enfle sur le circuit de Spa-Francorchamps. Pas celui des moteurs, mais celui d’EuroSkills Belgium. Cette compétition valorise les métiers techniques, mais aussi l’esprit d’entreprendre. Francis Hourant, directeur général de Skills Belgium : « Pour être un bon artisan, un bon indépendant, il faut avant tout être un bon technicien et être bien dans sa tête. Les médaillés au WorldSkills de Londres ont tous eu de bons résultats scolaires. Cela exige d’aller au bout de ses envies, de dépasser le fait d’avoir un diplôme et d’aller travailler, de décider d’en faire le début d’une nouvelle aventure, en n’arrêtant jamais d’apprendre ». Pour lui, l’esprit du concours ne privilégie pas l’élitisme, mais plutôt la qualité et l’excellence.

Qu’en pensent les candidats ? Kent Breuer a obtenu un médaillon d’excellence (au-dessus de la moyenne) dans l’épreuve de coiffure. « J’ai suivi la filière d’apprentissage. Je n’aurai pas mon salon de suite : je préfère voyager, suivre des formations, obtenir mon patronat. Mais ce projet me tient à cœur : je préfère diriger qu’être dirigé et j’ai déjà des clients fidèles. Ma sélection pour EuroSkills m’a amené à m’entrainer tous les jours, pendant huit mois. C’est lourd, mais quand je me fixe un objectif, je prends sur moi ».

Charlotte Bartholomé a gagné, elle, la médaille d’or en art floral par équipe, avec Sören Van Laer. Son diplôme de 6e latin-langues en poche, elle a suivi trois ans d’art floral à l’IFAPME, à l’étonnement de ses proches et de ses professeurs. « Je voulais un métier indépendant, proche de la nature – mes parents sont agriculteurs –, et créatif – pour réaliser un univers à faire partager. Aujourd’hui, je suis déjà indépendante, pour des commandes. Avec mon époux, nous avons acheté une maison. Je veux y créer, d’ici deux ans, une boutique, et concilier vie professionnelle et familiale. Il me faudra trouver les sous, travailler de grosses journées, les week-ends et les jours fériés, gérer un stock de matériaux périssables ».

« Mais j’aime me donner à fond. EuroSkills est une bonne publicité. Mais c’est aussi une belle expérience qui m’a fait évoluer en rapidité, créativité, technique, sens de la perfection, de l’excellence ».

Outre les infrastructures du circuit, une douzaine de chapiteaux accueillaient concurrents et public nombreux : pas facile, pour les candidats de se concentrer sur leur épreuve et d’oublier les spectateurs. Le village EuroSkills y réunissait une série de partenaires de l’événement et le chapiteau Curiocity, un ensemble de stands centrés sur l’essai d’un métier : réalisation d’une infographie, participation à une séance de mesure du corps, information sur l’esprit d’entreprendre, vérification de la qualité d’une soudure, explication de l’électrification d’une maquette d’aéroport, etc.

« C’est un succès », estime Francis Hourant. Cerise sur le gâteau, les 36 compétiteurs belges ont été à la hauteur. Ils engrangent cinq médailles d'or, six d'argent et trois de bronze. La meilleure moisson d’une délégation belge aux EuroSkills.

Parick DELMÉE