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Magazine PROF n°7

 


Dossier Écoles et économies d'énergie

Le tout vaut plus que la somme des parties

Article publié le 01 / 09 / 2010.

Lauréat du concours Éducation relative à l’environnement en 2007, le Collège technique Saint-Joseph, à Comines, reste dans la même dynamique : sensibiliser à l’énergie en la produisant.

En 2007, le Collège cominois a pris conscience des besoins en énergie, et de son prix. « Cela s’explique par la présence d’enseignants passionnés par cette thématique, déclare Xavier Coppe, sous-directeur, comme Michaël Neyrinck ou Xavier Verschaeve, propriétaire d’une maison passive ». Après une formation Forem sur les énergies renouvelables, ces deux enseignants mettent leurs collègues au défi de créer chacun un chapitre de cours sur cette thématique.

Au Collège technique Saint-Joseph, à Comines, l’énergie est inscrite dans les cours.
Au Collège technique Saint-Joseph, à Comines, l’énergie est inscrite dans les cours.
© PROF/FWB/Jean-Michel Clajot

Petit à petit, leur projet, baptisé Soleole, fait tache d’huile et crée une interdisciplinarité qui touche (in)directement la moitié des 570 élèves. Si ceux du 1er degré créent une maquette d’éolienne en technologie, ceux des 2e et 3e degrés réalisent, dans leurs cours techniques, une éolienne à axe vertical, de deux mètres cinquante de haut, pouvant produire 600 W. « C’est avant tout un outil didactique qui continue à être monté et démonté par les élèves, ajoutent les coordonnateurs. Avec le soutien de la direction et de l’inspection : on trouve dans tous les programmes des compétences liées à cet outil. Notre rôle ? Créer du lien entre les pratiques des différentes classes ».

De l’éolien au solaire

Depuis, M. Vandereecken, docteur en chimie, leur a demandé de tester le rendement d’une éolienne à axe horizontal. M. Neyrinck : « Cet engin a trois pales et douze mètres de haut, une puissance de 2 kW et sera bientôt installé dans un village africain ».

Autre prolongement : douze mètres carrés de panneaux photovoltaïques. « En quatorze mois, ils ont produit 1 600 kW, précise M. Verschaeve, et couvert la consommation d’un étage de l’atelier d’électricité. Image frappante : quand on produit plus qu’on ne consomme, le compteur électrique tourne à l’envers ».

Le prix ERE, complété par l’aide du pouvoir organisateur et de partenaires privés, a permis de réaliser ces outils, et l’école envisage d’obtenir sept certificats verts, soit 500 € par an, à réinvestir. M. Coppe : « Nous visons à concrétiser la formation ainsi permise par une attestation de compétences, utile pour nos élèves qui sont engagés dans les emplois verts ».

La contagion

La passion touche également le projet européen Formation Intelligence Industrielle en Réseau Transfrontalier, auquel participent les Cominois. Les élèves du 3e degré qualifiant réalisent une mini-usine : du papier récolté est acheminé sur une bande roulante par un bras automatisé ; il entre ensuite dans une déchiqueteuse. Cela inclut de l’automation, des capteurs intelligents, des systèmes de sécurité. À terme, les bandelettes de papier seront réassemblées en briquettes réutilisables, dans les brûleurs des serres horticoles, par exemple. Seront aussi valorisables les copeaux de bois produits par le nouveau Centre de technologie avancée, qui ouvre une formation d’opérateurs à haute valeur technologique pour tout produit menuisier et pour l’éco-construction.

De la pédagogie à l’éco-gestion, il n’y a qu’un pas. « On a pensé faire réaliser un audit, mais, avec l’aide de notre architecte, on réfléchit d’abord nous-mêmes à un usage intelligent des locaux, explique M. Coppe. On avait déjà fermé notre piscine, pour la garder comme récupérateur d’eau de pluie pour nos besoins en horticulture. On utilise les locaux en fonction de leur ensoleillement. Et, si on chauffe l’atelier mécanique le matin, les calories fournies par le travail des élèves permettent ensuite de diminuer la température, alors qu’on a remplacé le vitrage de l’atelier électrique, où les élèves sont plus statiques. On étudie aussi une régulation automatique du chauffage pour toutes les classes. Tout cela avec une plus-value pour l’école, car le tout vaut plus que la somme des parties… »

Pa. D.