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Magazine PROF n°7

 


Dossier Écoles et économies d'énergie

Énergie… et pédagogie

Article publié le 01 / 09 / 2010.

En Wallonie, les facilitateurs éducation-énergie approchent l’économie d’énergie par la pédagogie.

Jean-Marc Guillemeau est pédagogue, à l’Université de Liège ; Jacques Claessens est ingénieur, à l’Université catholique de Louvain. Depuis trois ans, tous deux travaillent à tiers-temps, mandatés par la Région wallonne, pour répondre à la carte aux demandes des écoles en utilisation rationnelle de l’énergie (URE).

Avant de penser solaire ou éolienne, il y a des gestes simples à faire en classe…
Avant de penser solaire ou éolienne, il y a des gestes simples à faire en classe…
© Fotolia/Shestakoff

PROF : Comment décrire la consommation des écoles ?
J.-M.G. :
Par élève et par an, elle se situe autour des 40 € en électricité (entre 200 et 400 kWh) et 120 € en combustible (de 1200 à 2500 kWh). Les écoles consomment une moyenne de 4 €/m² en électricité (de 25 à 30 kWh) et 12 €/m² (de 135 à 205 kWh) en chauffage (1). Environ 20 % de l’électricité est consommée la nuit et le week-end. Pour rappel, une classe est occupée 40 heures sur les 168 de la semaine.

L’état des bâtiments scolaires semble préoccupant, notamment en matière énergétique. Qu’en pensez-vous ?
J. C. :
Cela dépend si quelqu’un a pris le problème en main et y consacre du temps. Il existe des plans d’urgence, le programme prioritaire des travaux, le Fonds des bâtiments scolaires, les plans wallons UREBA (2), les primes bruxelloises.

Pour économiser, il faut sensibiliser ?
J.C.
: Certains croient en l’automatisation. Cela peut être efficace. Mais, c’est rater la chance de travailler ensemble sur un point de vie qui concerne l’école, mais aussi la solidarité, la sensibilisation, des valeurs.

Quel est votre objectif ?
J.M. G. :
Notre intervention - gratuite - est avant tout pédagogique : pourquoi ne pas intégrer par exemple la mesure et le calcul de la consommation de la classe et de l’école en physique ou en électricité ? Mais les observations ou les audits, pour lesquels nous mettons à disposition notre aide et une valise d’appareils de mesure, débouchent sur des pistes d’URE qui réduisent raisonnablement la consommation de 15 %. Un objectif atteint par les écoles d’Attert, par exemple.

Des pistes efficaces ?
J.C.
: Parmi d’autres, la régulation du chauffage : placer une horloge sur le circulateur suffit. En électricité, mesurer la consommation à l’aide d’un ecowatt permet de vérifier que, même éteint, un appareil peut consommer.

Propos recueillis par
Patrick DELMÉE

(1) Cette moyenne peut atteindre jusqu’à 1000 litres de mazout par jour.
(2) Utilisation Rationnelle de l’Energie dans les BAtiments : http://www.uvcw.be/articles/33,486,486,0,2643.htm