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Magazine PROF n°20

 


Dossier En voiture, Simone? Moins qu'avant!

Un bisou, et démarre !

Article publié le 01 / 12 / 2013.

Depuis 2006, l’école primaire Aurore Catteau, de la ville de Bruxelles, a mis en œuvre un Plan de déplacements scolaires.

© PROF/FWB

À Bruxelles, la rue de l’Aurore est à sens unique avec des parkings de part et d’autre. Devant l’école primaire Catteau, un panneau et un marquage au sol indiquent un « kiss and ride », un dépose-minute. « Entre 7h55 et 8h30, chaque matin, un parent enfile une blouse fluo, explique la directrice Joëlle Van den Bergh. Et lorsqu’une voiture se gare à l’emplacement pour déposer un élève, ce volontaire ouvre la portière, prend son cartable et l’aide à sortir. Le conducteur reste sur son siège et repart plus rapidement. Cela fluidifie le trafic ». Une auxiliaire d’éducation dont on a regroupé les heures coordonne les engagements des parents et organise le planning de l’accueil. « Avec Bruxelles-Mobilité, continue la directrice, nous projetons de former nos élèves du 3e degré pour assurer le transfert de plus jeunes, qui ont davantage besoin de sécurité, vers leurs classes maternelles, à 50 mètres du kiss and ride ».

Ce projet a déjà sept ans. C’est une des mesures prises par l’école dans le cadre d’un Plan de déplacements scolaires (PDS). « Lorsque j’ai vu passer l’appel à projets en 2006, j’ai tout de suite accroché, commente Mme Van den Bergh. Déjà en 2003, les parents déposaient leur(s) enfant(s) en double ou triple file chaque matin, avec blocage du trafic, concert de klaxons et riverains mécontents. De 15h20 à 18h, les retours s’étalent ». Un groupe de travail s’est formé avec plusieurs parents, quelques enseignants, la directrice de l’école primaire, celle de l’école maternelle, avec le soutien de l’ASBL Coren. « Il a d’abord beaucoup réfléchi à la voiture, puis aux déplacements alternatifs ».

Le PDS, un plan global

Depuis, chaque année, la directrice, qui ne ménage pas son énergie, invite ses enseignants à faire le lien entre la mobilité et leurs cours (notion de distance, calcul d’échelles, découverte de cartes,…) mais surtout à réaliser des leçons actives sur le terrain, en promenade à pied ou en transports publics. En-dehors des cours, le PDS, renouvelé en 2009 et en 2012, prévoit aussi des actions, comme la réalisation de cartes des domiciles des 380 élèves : leur distribution a favorisé le co-voiturage. La fiche d’accessibilité à l’école, réalisée par Bruxelles-mobilité, décrit le PDS et l’offre globale en mobilité. Elle est affichée en grand format dans le sas d’entrée. Sa reproduction est distribuée à tout nouvel inscrit. L’école a participé aussi aux opérations École mobile et citoyenne, À petits pas (découverte de la ville à pied), à des visites de la STIB.

Régulièrement toutes les classes participent à une initiation théorique et pratique au code de la route en circuit couvert, au Centre de Haren, avec la police de Bruxelles. Chaque 22 septembre, elles sensibilisent les parents via l'action À l’école sans voiture. Les 5e et 6e passent leur brevet cycliste. L’école a installé un parking vélo et distribue des revues éditées par l’IBSR. Tout cela quasi sans frais. L’école reçoit le soutien de Bruxelles–Mobilité, soit financier, soit pour des démarches vers la Ville ou la Région.

Le Plan de déplacements scolaires

« Le Plan de déplacements scolaires fait intervenir tous les acteurs de l’école pour apporter des solutions, mais aussi sensibiliser et faire changer leur mentalité vers une gestion durable et globale des déplacements », explique Christine Heine (Bruxelles-Mobilité). En 2013, on compte 200 écoles dans cette démarche, qui regroupent un tiers des élèves bruxellois. Elles ont constitué un groupe de travail, qui a analysé la situation, puis créé et mis en œuvre un plan d’actions, évaluable tous les trois ans. Les accompagnent GoodPlanet ou Coren, ainsi que des ressources communales (conseiller en mobilité, police). Une farde de présentation du PDS éditée par Bruxelles-Mobilité est un de leurs outils (1).

70% des écoles engagées en 2006 ont poursuivi leur PDS. 75 % l’ont actualisé. En secondaire, la majorité des élèves utilisent les transports en commun : la part modale de la voiture ne diminue pas. Les écoles primaires notent, elles, une diminution de l’usage de la voiture individuelle de 10 à 17%.

(1) http://bit.ly/Hzw5tB