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Magazine PROF n°1

 


Dossier Le sport à l'école

« Si je reviens à deux heures, ce sera la cata »

Article publié le 01 / 03 / 2009.

« Deux heures d’éducation physique par semaine : 64 heures par an dont 8 de natation. La Belgique est un pays sous-développé », critique Didier Debacker, du Clair Soleil, à Anderlecht, une école-pilote qui participe au projet EP2 de doublement des heures d’éducation physique.

Depuis 18 ans, ce prof va de projet en projet pour maintenir la norme d’une heure par jour. « C’est inscrit dans le projet d’établissement par décision collective ». Par le biais du sport, « nous construisons des citoyens responsables en travaillant la confiance en soi, le respect, l’échec, la réussite, le travail en équipe, la valeur de l’effort… »

S’il prend les élèves pendant des journées sportives, il collabore aussi en transversalité avec les institutrices. Il explique les droites parallèles sur la piste d’athlétisme ou le mètre au saut en longueur (1). En 1re année, les élèves travaillent des mots spécifiques au sport, redécouverts dans les activités sportives. « Dans l’équipe, on m’appelle quand il y a un problème de comportement ».

Le public anderlechtois n’est pas des plus riches. Avec EP2, il parvient à emmener ses élèves extra-muros, à les sortir de leurs cités « où règne la loi du plus fort ».

« Nous organisons aussi des activités parascolaires. Peu d’enfants ont assez d’argent pour payer les cotisations des clubs. De plus, une concertation des profs de gym de toute la commune permet d’évoquer les problèmes et de réaliser une activité multisports pour 1000 jeunes. Je reste conscient que notre projet n’est possible qu’avec une infrastructure suffisante, un PO et un directeur en intervenants positifs, un esprit d’équipe qui anime le personnel, autour d’un prof d’éducation physique qui veut bien se secouer. Si vous n’avez pas cela, on peut doubler les heures partout, on n’arrivera pas à inverser la tendance de la condition physique de nos jeunes ».
 

« Avec 4 heures de cours hebdomadaires, j’arrive aux socles de compétences, j’obtiens des résultats, même en compétition. Et je peux varier mes activités. EP2 se termine en juin. En Belgique, on est les rois du projet et des colloques pour en parler. Et lorsque le projet est fini, il est rarement pérennisé. Si je reviens à deux heures hebdomadaires, ce sera la cata… »

Pa. D.

(1) Revue Fondamental-Infos de l’inspecteur Remy Vanderheyden (remy.vanderheyden@skynet.be)