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Magazine PROF n°12

 


Article Une « école pour tous » qui s’interdirait le redoublement

La revue Politique repense l’école

Article publié le 01 / 12 / 2011.

Le projet d’École pour tous n’est pas le seul à vouloir changer l’école. Le numéro de novembre-décembre 2011 de la revue Politique propose un passionnant dossier d’une trentaine de pages sur ce qui semble être « un printemps des écoles nouvelles et actives ».

Coordonné par Jacques Liesenborghs, Jos Beni et Noëlle De Smet, il donne la parole aux porteurs de ces projets qui, certes, rencontrent la nécessité d’ouvrir des classes en raison de la pression démographique (surtout à Bruxelles), mais témoignent aussi « de profondes insatisfactions par rapport au fonctionnement du système scolaire. Les uns lui reprochent ses multiples rigidités ; les mêmes et d’autres, son inadaptation aux jeunes issus des milieux populaires ».

« On se réclame de Freinet, de Steiner, de Decroly, des mouvements d’éducation nouvelle, analysent les auteurs. On trouve assez naturellement parmi les porteurs de projet un nombre important de parents qui ont déjà choisi pour leurs enfants des écoles primaires alternatives et souhaitent une poursuite possible dans un enseignement secondaire animé du même esprit ».

« D’autres, surtout à Bruxelles, veulent avant tout tenter de répondre au défi de la dualisation du marché scolaire » et « privilégient la création indispensable et urgente de classes maternelles et primaires dans les quartiers populaires où elles font déjà défaut », animées par des équipes
« spécialement formées à la délicate question des rapports aux savoirs des enfants de milieux populaires. Les uns et les autres parlent de chartes qui engageraient les équipes éducatives dans des pratiques plus collégiales entre eux, plus actives et coopératives avec les élèves, plus ouvertes aux parents et à d’autres partenaires ».

Au-delà des motivations et orientations de ces projets, le dossier « aborde d’autres questions délicates : quelle marge d’expérimentation ? Quelles pédagogies ? Quelles équipes éducatives ? Quelle architecture ? Et pourquoi de fortes résistances ici et là ? »

Ainsi, Bernard Rey, professeur en sciences de l’éducation à l’ULB, insiste-t-il sur les conditions de réussite des méthodes actives et « mises en projet » des élèves. De même, Jacques Liesenborghs souligne que le temps du métier en solitaire est fini. « Finie aussi l’illusion que la formation initiale peut être suffisante pour répondre aux situations de plus en plus complexes dans les classes ». Et conclut par un appel : « Plus que tout autre, c’est la très haute exigence éthique qui sera décisive à l’avenir : le choix de l’éducabilité ».