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Magazine PROF n°19

 


Dossier Rentrée 2013

Le paysage du supérieur redessiné

Article publié le 01 / 09 / 2013.

Une Académie, cinq pôles géographiques, trois zones académiques interpôles, une réorganisation de l’année d’études : le paysage de l’enseignement supérieur a été redessiné. Conseil d’État puis Parlement vont examiner le projet. Entrée en vigueur prévue en septembre 2014.

Fin mai, après plusieurs mois de concertations et consultations, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en deuxième lecture un « avant-projet de décret définissant le paysage de l’enseignement supérieur et l’organisation académique des études » (1) qui doit maintenant être examiné par le Conseil d’État puis être soumis au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En principe, la réforme de l’enseignement supérieur sera d’application en septembre 2014.
En principe, la réforme de l’enseignement supérieur sera d’application en septembre 2014.
© Fotolia/WavebreakmediaMicro

Ce texte entend apporter davantage de cohérence au paysage du supérieur : « sans un cadre global pour toute la Fédération Wallonie-Bruxelles, le risque d’isolement, de marginalisation ou de disparition pour certaines institutions est réel avec, pour corollaire, une perte de qualité et de la densité de l’offre de proximité de notre système d’enseignement supérieur », indique l’exposé des motifs lié à l’avant-projet. L’idée est d’accompagner des « synergies et collaborations entre institutions, afin de les amener à intégrer la taille critique de la Fédération Wallonie-Bruxelles » et de continuer à réduire les concurrences entre établissements.

Une Académie, cinq pôles

Le projet prévoit la création d’une Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur (ARES), fédération de tous les établissements du supérieur (universités, hautes écoles, écoles supérieures des arts et enseignement supérieur de promotion sociale). L’ARES sera une instance d’avis, mais reprendra aussi les missions des différentes structures actuelles « dans un esprit de simplification administrative et de recherche de cohérence de l'ensemble de notre système », indiquait le Gouvernement en présentant le projet de réforme.

Cinq pôles académiques, instaurés sur base géographique (les provinces de Liège et Luxembourg ensemble, celles du Hainaut, de Namur, du Brabant wallon, et le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale), auront pour mission principale « de promouvoir et soutenir toutes les formes de collaborations entre ses membres et d’inciter ceux-ci à travailler ensemble ». Au projet initial se sont greffées ensuite trois zones académiques interpôles (Liège-Luxembourg/Namur ; Bruxelles/Brabant wallon ; Hainaut), compétentes en matière d’aide à la réussite des étudiants d’une part, mais surtout pour donner des avis à l’ARES à propos de l’offre d’enseignement supérieur de type court.

Rationalisation de l'offre

Au-delà des structures, l’avant-projet de décret balise les habilitations, c’est-à-dire le droit pour un établissement d’enseignement supérieur d’organiser un cycle d’études sur un territoire (celui de Bruxelles-Capitale et, en Wallonie, le territoire d’un canton électoral). ARES, pôles et zones académiques auront un rôle à jouer en la matière, en privilégiant pour les nouvelles habilitations les collaborations entre établissements. Et le Gouvernement n’en fait pas mystère : « une disposition oblige l’ARES à rationaliser l’offre de formation afin de ne pas garder des formations redondantes on insuffisamment suivies en deux lieux proches ».

On lira, dans « Un pas vers l'inclusion », l’essentiel de ce que prévoit l’avant-projet de décret en matière d’organisation des études et de statut de l’étudiant.

Didier CATTEAU

(1) Devenu depuis le Décret définissant le paysage de l'enseignement supérieur et l'organisation académique des études, publié au Moniteur le 18 déccembre 2013  http://www.gallilex.cfwb.be/fr/leg_res_00.php?ncda=39681&referant=l00.

La réussite à 10/20

La réforme du paysage du supérieur concerne aussi l’organisation des études. L’avant-projet de décret fixe la structure et la durée des études supérieures, l’organisation de l’enseignement (et notamment l’emploi des langues, la mise à disposition des supports de cours), le rythme des études (date de rentrée et de quadrimestre uniformisées), mais détermine aussi le cadre des collaborations et codiplomations entre plusieurs établissements d’enseignement supérieur.

Le texte énumère les conditions d’inscription et d’accès aux études, et fixe le seuil de réussite à 10/20, les crédits étant acquis de manière définitive. De la même manière, le seuil de réussite d'une année ou d'un cycle d'atudes sera de 10/20 de moyenne pondérée. Si un étudiant n'obtient pas cette moyenne de 10/20, il ne devra plus représenter que les examens pour lesquels il n’a pas eu 10.

Le projet consacre aussi la fin de l’idée d’année d’études. Au lieu de « bisser », l’étudiant pourra suivre des cours de l’année d’études suivante, pour se constituer un programme à 60 crédits. Et il sera délibéré sur l’ensemble des unités d’enseignement auxquels il est inscrit pour son année académique.

Enfin, l’avant-projet de décret insiste sur l’aide à la réussite des étudiants, à organiser au sein des établissements mais aussi entre établissements au sein de leur pôle géographique. Pour le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, « ces nouveaux parcours d’études suivent une logique de poursuite dans la réussite tout en proposant une gestion individualisée des années d’études de chaque étudiant en fonction de ses acquis ».

D. C.