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Magazine PROF n°9

 


Dossier PISA n’est pas le bulletin des enseignants

Le pays des grands écarts

Article publié le 01 / 03 / 2011.

Au hit-parade de PISA 2009, la Communauté française occupe une première place : celle des grands écarts de performances entre élèves et écoles de niveaux socioéconomiques opposés.

Présentant les résultats PISA 2009 aux inspecteurs, Roger Godet, inspecteur général coordinateur, indiquait clairement que « la pédagogie ne peut pas tout résoudre ! Il y a des effets système : la sélection par la filiarisation ne commence pas à la troisième secondaire. La sélection commence bien plus tôt… » Ces effets éclatent à la lecture des rapports PISA : « Dans l’ensemble, les systèmes d’éducation où il est d’usage de croire que la destinée professionnelle des élèves est toute tracée et qui en attendent des résultats différents et les orientent vers des filières différentes accusent de fortes disparités sociales » (1).

Le rapport enfonce le clou : « La forte variation de la performance pourrait s’expliquer par l’organisation du système d’éducation en filières d’enseignement en Autriche et en Belgique... »  Pour Ariane Baye, de l’Unité d’analyse des systèmes et des pratiques d'enseignement, à l’ULg,  "plus un système éducatif multiplie les occasions de choisir, plus les familles doivent faire appel à des ressources extérieures au système, ce qui est moins équitable ».

Ceci étant, tous les systèmes éducatifs présentent des écarts de performances entre élèves de milieux socioéconomiques plus ou moins favorisés, et tous tentent de réduire. Mais la Communauté française a le triste privilège de présenter les plus grands écarts. Entre le quart d’élèves les plus et les moins favorisés (136 points), mais aussi entre les 25\% des écoles les plus faibles et les plus fortes (151 points).

Chez nous, la part de la variance de résultats que l’on peut attribuer aux différences entre écoles est estimée à 51\%, contre 42\% en moyenne OCDÉ. Les caractéristiques individuelles des élèves interviendraient pour 49\% dans leurs écarts de performances. Pour l’écrire autrement, selon le rapport PISA consacré à L'égalité des chances et l'équité du rendement de l'apprentissage, un élève issu du même milieu qu’un autre, mais inscrit dans une école faisant partie des 16\% les plus favorisées, aurait un score de 50 points supérieur à l’autre élève. Face à ce constat, illustré par l’infographie ci-dessous, difficile de se consoler avec le score supérieur à la Corée et à la Finlande de 37 des 110 écoles de notre échantillon…

(1) OCDÉ (2011), Résultats du PISA 2009 : Savoirs et savoir-faire des élèves – Performance des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences (Volume I), p. 25. http://dx.doi.org/10.1787/9789264097643-fr