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Magazine PROF n°4

 


Dossier Les relations parents-école

Enseignants-parents : même combat

Article publié le 01 / 12 / 2009.

L’Université de Mons et la Ville de Charleroi développent un ambitieux projet de partenariat entre écoles et parents.

C’est parti pour le projet pilote Éduquons ensemble, lancé par l’Université de Mons et soutenu par la Ville. L’ambition ? Toucher un maximum de familles d’enfants de maternelles, qui sont invitées à coopérer avec l’école en partageant des activités éducatives avec leurs enfants.

© Serdu

« Une étude a montré qu’en fin de maternelles, certains enfants maitrisent 800 mots alors que d’autres possèdent un champ lexical de 1600 mots. Le langage, tant dans sa dimension expressive que réceptive, est un puissant facteur de réussite scolaire », explique Jean-Pierre Pourtois, professeur à l’Université de Mons-Hainaut et directeur du Ceris (1). D’où la volonté, pour tenter de rétablir l’équilibre, d’accroitre la coopération entre parents et enseignants. L’outil choisi : une recherche-action « Parents partenaires de l’éducation » menée depuis l’an dernier par le Ceris, à la demande de la Communauté française.

Des institutrices maternelles volontaires de sept écoles de tous réseaux, encadrées par deux formateurs de l’université, ont proposé des activités d’apprentissages : lotto des couleurs à l’école des Raspes, à Ransart ; personnage à habiller dans celle des Trieux, à Montignies-sur-Sambre,… Les parents ont visionné des films montrant leur enfant en situation d’apprentissage, puis ont été invités à réaliser ces activités avec lui et à exprimer leurs impressions.

Le tout a débouché sur des brochures distribuées à des écoles maternelles de tous les réseaux à Charleroi. Elles proposent des activités applicables en classe et en famille, susceptibles d’influencer la qualité des apprentissages langagiers de l’enfant de 3 à 6 ans.

Ce projet ambitieux pourrait se prolonger au-delà de 2010 à Charleroi ou dans une autre ville. Il prévoit aussi la création de groupes de parole pour les parents invités à réfléchir sur leurs pratiques éducatives, et la diffusion d’émissions éducatives mensuelles sur l’écran de Télésambre.

Les lieux de parole de « Madame Nancy »

École pilote du projet Éduquons ensemble, l’Institut de la Visitation, à Gilly, a aussi développé un projet plus large. Depuis 2000, elle puise dans le capital-périodes le temps plein d’une assistante sociale du PMS libre 1 de Châtelet. Sa mission : gérer les relations entre les parents, les enseignants et les élèves. « Une association des parents, puis un local de rencontres, cela ne convenait pas à certaines familles fragilisées qui ont besoin de contacts individuels », explique le directeur, Vincent Avart. Nancy Verdonc a commencé par apprivoiser chaque partenaire et vaincre la méfiance. Elle a remplacé des enseignants absents, a accompagné des projets, a participé à l’association des parents, a côtoyé les familles à l’entrée et la sortie de l’école ou devant la friteuse à la fancy-fair. Elle a aussi rencontré les enfants dans leurs activités extrascolaires.

© Serdu

Ce travail a débouché sur des projets : conseils de classe et gestion des conflits avec les enfants qui apprennent à remplacer les poings par les mots ; entretiens où les parents discutent de leurs difficultés d’éducateurs sous le couvert du secret professionnel. « Cette meilleure connaissance du vécu des familles me permet d’outiller les enseignants », explique « Madame Nancy ». Cela permet-il de créer dans l’école un climat propice à l’apprentissage ? « Des enseignants trouvent que cela donne du sens à leur travail, répond le directeur. Certains parents apportent leur aide dans l’école. D’autres ne participent pas, sans être jugés. Ces lieux de parole ont permis de réduire la violence, de créer plus de connivence ».

Catherine MOREAU

(1) Centre de recherche et d’innovation en sociopédagogie familiale et scolaire http://w3.umh.ac.be/~pourtois/ceris/