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Magazine PROF n°5

 

Dossier L'enseignement de promotion sociale

Se former ou s’adapter ?

Article publié le 01 / 03 / 2010.

L’enseignement de promotion sociale contribue à l’apprentissage tout au long de la vie, le paradigme éducationnel du XXIe siècle.

Dans nos sociétés en perpétuelle mutation, la demande de formations pour adultes va se développer. Deux phénomènes démographiques vont l’amplifier : d’une part, le faible taux de natalité en Europe va favoriser la migration de populations moins qualifiées à la recherche d’un emploi ; d’autre part, le vieillissement de la population, parce qu’il allongera la durée de la vie professionnelle, va rendre les remises à niveau d’autant plus nécessaires que les progrès scientifiques et techniques s’accélèrent.

L’enseignement de promotion sociale s’inscrit dans la perspective de l’apprentissage tout au long de la vie (« Lifelong learning »), un « nouveau » paradigme en éducation nécessitant, selon la déclaration de Hambourg (Unesco, 1997), de renforcer la mobilité entre formations et travail. Il est la « réponse clé aux défis économiques, sociaux et environnementaux » de nos sociétés et contribue « au consensus, à la cohésion sociale et au maintien des institutions démocratiques » (1).

L’apprentissage tout au long de la vie constituait l’un des cinq objectifs fixés pour 2010 par la stratégie de Lisbonne pour faire de l’Union européenne  « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». En 2006, 9,6 % seulement des Européens de 25 à 64 ans participaient à des activités d’éducation et de formation, l’objectif étant fixé à 12,5% (2). Encore cela n’est-il qu’une moyenne cachant un déséquilibre paradoxal : les adultes ayant un niveau de scolarisation peu élevé sont six fois moins nombreux à suivre une formation que les personnes qualifiées. Quand on sait qu’au niveau de l’UE, 15,3% des jeunes de 18 à 24 ans quittent l’école sans dépasser le premier cycle du secondaire et ne suivent aucune formation par la suite, on comprend l’urgence d’agir (2) ! L’objectif de 10% pour 2010 ne sera pas atteint. On en est loin.

Ouvrir les écoles au monde du travail

Plus proche est la volonté européenne d’ouvrir les écoles au monde du travail. Encore convient-il d’éviter un glissement progressif « du droit individuel à se former à une obligation de s’adapter » (3). Ce mouvement ne suit-il pas « logiquement » celui du financement ? Regrettant qu’il reste problématique en Europe, la Commission européenne précise que « l’augmentation des investissements, tant publics que privés, reste un enjeu très important » (4). On peut s’interroger sur la finalité de formations financées par le secteur marchand. L’employabilité sera-t-elle le seul critère d’évaluation ?

Par ailleurs enfin, si l’on veut faciliter la mobilité des étudiants, encore faut-il jeter des passerelles entre les formations et, donc, établir des correspondances entre certifications. Depuis son adoption en 2008, un cadre européen des certifications (CEC) permet d’uniformiser les systèmes nationaux selon les standards européens. Objectif ? Assurer la transparence. À condition d’éviter la standardisation. Cette opération (actuellement en cours) devrait être complétée par un cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité (CERAQ), favorisant lui-même à terme l’implémentation du cadre européen des certifications et du système européen de crédits d’apprentissage pour l’enseignement et la formation professionnels (ECVET). Bref, du changement en perspective…

Étienne GENETTE

(1) Rapport régional de synthèse sur l’état de lieux et tendances, Unesco, 2009.
(2) Journal officiel de l’Union européenne, C86/4 du 5/4/2008.
(3) PIRSON J., « L’enseignement pour adultes en Communauté française : enjeux de promotion sociale, enjeux de citoyenneté », dans La Revue nouvelle, n°12, décembre 2007, p. 3.
(4) Les compétences clés dans un monde en mutation, projet de rapport conjoint 2010 du Conseil.