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Magazine PROF n°11

 


Dossier Rythmes scolaires

Pour remettre les élèves à l’heure

Article publié le 01 / 09 / 2011.

Depuis cette rentrée, une dizaine d’écoles bousculent le temps scolaire. Objectif : accrocher et faire réussir davantage d’élèves.

C’était une mini révolution : le Collège Pie X de Châtelineau innovait, à la rentrée 2005, en réduisant la durée des cours à 45 minutes pour consacrer le temps « récupéré » à une après-midi hebdomadaire de remédiation, de tutorat ou d’activités culturelles, sportives, de développement personnel, au bénéfice de ses 540 élèves (1).

Des projets novateurs sont nés dans la foulée de celui du coll ège Pie X , à Châtelineau.
Des projets novateurs sont nés dans la foulée de celui du coll ège Pie X , à Châtelineau.
© PROF/FWB/Olivier Papegnies

Des cours à 45 minutes

Accompagné par le département Éducation et Technologie des Facultés universitaires de Namur, ce projet des « nouveaux rythmes scolaires » a été élargi progressivement à cinq autres écoles. Sur la base d’objectifs communs (lutter contre l’échec scolaire et favoriser l’accrochage), chacune est entrée dans le projet avec ses réalités de terrain.

Si l’Institut technique de la Communauté française, à Morlanwelz, a appliqué la formule de Châtelineau, d’autres (IATA et Félicien Rops, à Namur, Institut Saint-Michel, à Neufchâteau) ont limité au premier degré différencié des ateliers visant à valoriser des compétences extrascolaires, à développer le projet personnel du jeune,…

Des résultats

Côté résultats, l’équipe éducative de Morlanwelz a noté, à côté de périodes de doutes et de découragement liées au changement, divers points positifs : possibilité de proposer des ateliers de remédiation spécifiques et individualisés, diminution des comportements agressifs, valorisation des compétences autres que professionnelles des enseignants lors des ateliers créatifs, nouvelles collaborations entre enseignants de sections et degrés différents,…

20 projets

En 2011-2012 et 2012-2013, d’autres écoles vont rejoindre ces pionniers. Le cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire soutient en effet vingt projets innovants organisant des parcours adaptés différenciés et individualisés pour certains élèves dans le premier degré commun du secondaire.

Plusieurs équipes pédagogiques ont voulu réduire les plages horaires à 45 minutes pour organiser un après-midi consacré à des activités d’accompagnement, de tutorat et de remédiation. Certaines ont choisi d’autres voies. Comme le lycée François de Sales, à Gilly, qui anticipera la session d’examens de juin pour permettre l’organisation d’une deuxième session en juin, et ainsi limiter le redoublement. Entre les deux sessions, les élèves ont durant quatre ou cinq jours un horaire adapté : ceux qui doivent présenter la seconde session reçoivent un horaire de remédiation adapté à leurs besoins et leurs difficultés, les autres participent à des activités sportives, intellectuelles ou culturelles.

L'Athénée royal d’Ixelles, lui, organisera un enseignement de type modulaire (regroupant plusieurs périodes) sur l’ensemble du 1er degré et aménagera les horaires afin de mettre en parallèle les classes « projet » et les autres classes.

Tous ces projets seront accompagnés par deux chercheurs. L’un sera chargé d’aider les enseignants à entrer et à progresser dans le projet, de mesurer ses effets sur les élèves. L’autre récoltera et analysera les informations pour identifier les bonnes pratiques pouvant être transposées. Objectif à plus long terme : les diffuser dans le cadre de la formation en cours de carrière et les faciliter en ajustant les décrets.

C. M.

(1) Lire « Un autre tempo pour remettre les jeunes à l’heure », dans le numéro 2 de PROF, juin 2009, p. 40-41. http://www.enseignement.be/prof