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Magazine PROF n°51

 


Focus 

Le CAP : deux ou trois ans pour se forger une nouvelle identité professionnelle

Article publié le 13 / 09 / 2021.

L’enseignement de promotion sociale permet d’obtenir le Certificat d’aptitudes pédagogiques en deux ou trois ans selon qu’on ait ou pas le CESS. Les apprenants ont plusieurs profils mais un objectif commun : le titre pédagogique.

Coordinatrice qualité à l’Institut provincial Henri La Fontaine, qui organise de l’enseignement supérieur de promotion sociale, Valentine Hupez est aussi chargée de cours à temps partiel. Elle enseigne sur le site de Saint-Ghislain, où se donnent (notamment) les cours permettant d’obtenir le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP) (1).

En 2020‑2021, Mme Hupez a pris en charge le cours de Didactique des disciplines : « C’est un cours de 140 périodes, en 1re année du CAP (la 2e pour ceux qui entrent en CAP sans le CESS). On voit comment apprendre à construire une séquence de cours ; on travaille la méthodologie de base ».

Valentine Hupez : « Ce que j’essaie de faire  avec les étudiants du CAP,  c’est enrichir leur boite à  outils méthodologique »
Valentine Hupez : « Ce que j’essaie de faire avec les étudiants du CAP, c’est enrichir leur boite à outils méthodologique »
© PROF/FWB

Travailler la motivation de base

« La première partie du cours est axée sur la motivation de base, poursuit notre interlocutrice. Il s’agit de faire prendre conscience que le métier d’enseignant, ce sont bien sûr les heures en présence des élèves, mais aussi le travail administratif. Et plus on avance, plus on se rend compte que l’aspect collaboratif prend de l’importance. »

Ce travail collaboratif est d’ailleurs désormais inscrit explicitement comme une des cinq composantes de la charge de travail enseignante (2). Le cours de Mme Hupez aborde aussi la gestion de projets, la dynamique de groupe, la gestion de conflits… « Je dis toujours aux apprenants qu’il y a deux axes au travail : la gestion du cognitif et la gestion du relationnel. En plus du travail collaboratif. »

La particularité du public inscrit au CAP, dans la filière « promotion sociale » (3), est qu’il est diversifié. « Il y a des apprenants qui sont en reprise d’études, d’autres qui sont en reconversion professionnelle, et des personnes qui enseignent déjà mais n’ont pas de titre pédagogique (lire les sous-articles ci-dessous). Je constate une baisse de la moyenne d’âge : pas mal de jeunes ayant terminé un bachelier ou une formation professionnelle embraient tout de suite par un CAP pour ajouter une corde à leur arc. »

Certains étudiants disposent du CESS, mais il est possible, moyennant valorisation d’un certain nombre d’années de pratique professionnelle, de s’inscrire au CAP, et de commencer par suivre pendant un an l’Unité d’enseignement Expression orale et écrite en français orientée vers l'enseignement (200 périodes de cours, soit 20 crédits ECTS).

« Les parcours des uns et des autres s’enrichissent »

Notre interlocutrice voit une grande richesse dans la diversité des profils de ses étudiants, âgés de 19 à 55 ans : « Les parcours des uns et des autres s’enrichissent, et tous font preuve d’une motivation énorme ! Ce sont des groupes-classes terribles, où les gens se serrent les coudes, et où se côtoient des expériences de vie très variées. Il y a des gens qui ont parfois beaucoup baroudé, et qui tiennent la route face à des jeunes ! »

« Ce que j’essaie de faire avec les étudiants du CAP, c’est enrichir leur boite à outils méthodologique. La principale richesse, ce sont leurs expériences de vie. Pendant la durée du CAP, on essaie de leur donner des pistes de réflexion qui leur permettront d’analyser les situations, de réguler les apprentissages, et de s’adapter, de prendre du recul sur leurs pratiques. Souvent, il y a dans le groupe un ou deux apprenants qui n’ont à priori pas le profil, mais qui durant la formation développent de véritables expertises en méthodes pédagogiques. »

Pour ce faire, Mme Hupez, rejointe par plusieurs collègues, s’appuie sur la pratique du portfolio, pierre angulaire de la construction progressive d’une véritable identité professionnelle enseignante ! « À l’issue du CAP, il y a une épreuve intégrée, qui est l’occasion pour les étudiants de montrer comment ils ont intégré les différents apprentissages. On travaille sur la longueur… » Les stages contribuent évidemment à forger cette identité professionnelle…

Deux, voire trois ans d’études, en cours du soir, quatre jours par semaine, en plus de son boulot pour certains, et à quoi s’ajoutent des préparations, des révisions, des stages pour lesquels prendre congé s’ils se déroulent dans l’enseignement de plein exercice… « Il faut s’accrocher, concède Mme Hupez, qui ajoute que la plupart des abandons sont liés à la difficile conciliation entre vie professionnelle, vie privée, et cette reprise d’études au CAP. En général, ils savent pourquoi ils sont là ! »

Quant à ceux qui pensent trouver dans l’enseignement un boulot à 30 heures/semaine, ils déchantent vite ! « L’écrémage en début d’année est immédiat, après 2-3 jours, lance Mme Hupez qui perçoit très vite les personnes qui ne maitrisent pas la matière. Dès qu’on aborde la question d’un programme, et qu’on demande une planification sur deux ans des apprentissages qui y sont liés, on voit vite ce qu’il en est. Même si au départ on travaille sur quelque chose de basique… »

Didier CATTEAU

(1) La circulaire 8136 (www.enseignement.be/circulaires) expose également le schéma d’organisation de la section CAP en promotion sociale, et les différentes unités d’enseignement prévues par cette formation.

(2) Dans l’article 2, §1er du Décret portant diverses dispositions relatives à l'organisation du travail des membres du personnel de l'enseignement et octroyant plus de souplesse organisationnelle aux Pouvoirs organisateurs, téléchargeable via www.gallilex.cfwb.be/fr/leg_res_02.php?ncda=46287&referant=l01

(3) Il est également possible d’obtenir le CAP via la filière « jury » (www.enseignement.be/index.php?page=28074)

Titre disciplinaire et titre pédagogique

Les fonctions enseignantes sont accessibles aux porteurs d’un « titre de capacité » qui se compose de minimum quatre éléments, dont un titre disciplinaire et un titre pédagogique (circulaire 8136).

Le premier (diplôme de master, bachelier, certificat de qualification de six années du secondaire, et leurs variantes) sanctionne la connaissance de la discipline à enseigner. Le second de la compétence à transmettre les savoirs. Le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP) est un des titres pédagogiques permettant d’accéder à certaines fonctions enseignantes. Mais il doit toujours être accompagné d’un titre disciplinaire ou, à tout le moins, d’une expérience professionnelle utile.

Selon Les Indicateurs de l’enseignement 2020, en janvier 2020, 76,6 % des professeurs de cours techniques et de pratique professionnelle détenaient un titre pédagogique. Mais 52,3 % d’entre eux ne l’avaient pas en entrant dans l’enseignement. L’acquisition du titre pédagogique a lieu « en moyenne après 2 années et 10 mois de carrière enseignante ». Par la voie du CAP, notamment…

Quels cours avec mon CAP ?

Pour une simulation relative aux fonctions enseignantes accessibles sur base d’un titre disciplinaire déterminé assorti d’un CAP, se rendre sur www.enseignement.be/primoweb. Entrer le titre disciplinaire en étape 1 et ensuite le CAP en étape 2 (choisir CAP/DAP/CNTM).

Exemple : détenteur d’un CQ6P en menuiserie et d’un CAP, sans certificat complémentaire, mais avec expérience utile attestée, je peux exercer sept fonctions (deux de cours techniques et cinq de pratique professionnelle). L’application me dira ensuite si mon titre est jugé « requis », « suffisant » ou « en pénurie ».

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