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Magazine PROF n°19

 


Souvenirs d'école 

Bruno Coppens : « Mes élèves n’aimaient pas lire ! »

Article publié le 01 / 09 / 2013.

Du mouvement de la main de l’instituteur traçant des lettres sur le tableau à une impro sur les planches au collège, l’humoriste-comédien Bruno Coppens a toujours cultivé le plaisir des mots.

PROF : Quelle fut votre première école ?
Bruno Coppens : C’était l’École communale de Blandain, à cinq maisons de la pharmacie familiale, où, Petit Poucet, j’ai suivi mes six frères et sœurs. Je me souviens que l’on y prenait en compte chaque cas particulier. Un exemple : voyant que j’étais gaucher, l’inspecteur, débarqué en 1re primaire, m’a expliqué que j’allais changer mes habitudes. Sitôt la porte refermée, Monsieur Pierre, l’instituteur, m’a rassuré : je pourrais écrire comme je le désirais même si je devais m’habituer à utiliser également la main droite.

Le plaisir des mots vous attirait-il déjà ?
Ah oui, j’étais fasciné par le mouvement de la main de Monsieur Pierre, traçant des lettres sur le tableau, avec lenteur et régularité. Puis, j’ai aimé l’orthographe, la grammaire, la syntaxe,… Et les beaux récits de nos manuels d’histoire, illustrés par des dessins, des photos,…

En 6e venait la coupure : Monsieur Jules nous préparait au grand saut dans le secondaire, qui signifiait un départ du village. Cela ne me faisait pas peur : je voulais grandir. Un des faits saillants de cette enfance, c’est que lors d’un concours, j’ai gagné un dictionnaire. Prémonitoire, non ?

Bruno Coppens : « En primaire, j’étais fasciné par le mouvement de la main de Monsieur Pierre, traçant des lettres sur le tableau, avec lenteur et régularité ».
Bruno Coppens : « En primaire, j’étais fasciné par le mouvement de la main de Monsieur Pierre, traçant des lettres sur le tableau, avec lenteur et régularité ».
© LORES

La voie royale dans le secondaire, c’était donc l’option latin-grec !
Oui, au début, au Collège Notre-Dame de la Tombe, à Kain, où j’étais interne, comme mes frères. Mais j’ai rapidement viré vers les latin-math, puis les latin-sciences, parce que c’était plus moderne, même si je n’avais aucune attirance pour ces branches dans lesquelles j’ai donc galéré jusqu’au bout.

En rhéto, le prof de sciences, qui ne voyait franchement pas mon avenir dans un labo de chimie, m’a suggéré, pour m’en tirer, d’apprendre les définitions par cœur. Un conseil que je me suis empressé de suivre… De ces années, je garde aussi un souvenir horrible : le vendredi, nous devions nous lever à 7 h pour aller sauter dans l’eau froide de la piscine. Le cauchemar hebdomadaire !

Votre passion, c’était la lecture ?
Effectivement, en 1re et 2e, j’ai dévoré Bob Morane – en cachette, c’était interdit car ce n’était pas de bonnes lectures – durant les trois ou quatre heures d’étude quotidienne. C’est mon prof de français, de 5-6e, Jean-Pierre Dubuquoy, qui m’a donné le gout immodéré de la littérature en nous faisant découvrir Prévert, Vian,…

Je me souviens que quelques années plus tôt, en me rendant un travail consacré à Raymond Devos, le prof m’a avoué que je lui avais fait monter les larmes aux yeux… Ma capacité de faire rire, par contre, je l’ai pressentie quand j’écrivais de petits textes comiques pour le journal de l’école. Mais surtout, en 5e, en jouant un rôle dans une pièce de théâtre, Harold et Maude, lancée par le prof d'anglais. Un soir, un des acteurs ne s’est pas présenté sur scène. J’ai improvisé en proposant deux ou trois jeux de mots à ma façon. J’ai découvert alors le pouvoir de séduction que l’on peut exercer sur scène. Des filles de 16-17 ans qui ne m’avaient jamais adressé la parole se sont intéressées à moi…

Pourtant, vous vous êtes orienté vers la philologie romane…
Dire à mes parents que j’envisageais de m’orienter vers le théâtre, c’était courir à coup sûr le risque d’être rabroué. Et puis, je me voyais déjà transmettre à des élèves mon gout pour des textes bien écrits. J’ai tout de même voulu tenter l’examen d’entrée à l’école d’aviation, alléché par les récits de voyages en Afrique de mon parrain aviateur. Mais en voyant des feuilles remplies de chiffres et de questions auxquelles je ne comprenais rien, j’ai vite rebroussé chemin.

Durant ces études universitaires, j’ai créé une petite troupe de théâtre amateur et écrit des textes que je lisais lors de soirées étudiantes. En 1982, alors que je terminais ma 2e licence, des copains m’ont encouragé à tenter ma chance au Festival international du Rire à Rochefort, où j’ai décroché les Prix de la Presse et du Public. Ce furent des journées d’effervescence : j’ai découvert là un monde que je n’ai plus quitté depuis.

Et l’enseignement ?
J’ai donné quelques heures de français, notamment à l’IPES et au Collège technique Saint-Jean, à Wavre. J’avais de bons contacts avec les élèves, mais pour le reste, c’était la douche froide : ils n’aimaient pas lire. Je me suis vite rendu compte du décalage entre mes ambitions et les connaissances assez basiques que je devais transmettre. Peu à peu, les choses se sont enchainées : spectacles, chroniques en radio et dans la presse écrite en Belgique, en France, en Suisse et au Québec,…

Des projets ?
Je mets la dernière main à un nouveau seul en scène, Trac, qui évoquera l’angoisse… du spectateur assis dans le noir, susceptible d’être appelé sur scène à tout moment, entouré d’inconnus, et sur le trac que nous connaissons tous dans divers moments de la vie courante…

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

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