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Magazine PROF n°12

 


Focus 

Chacun à sa place, avec tous les autres

Article publié le 01 / 12 / 2011.

Comment agir ensemble et durablement pour améliorer les conditions d’apprentissage de tous les enfants ? Focus sur le projet Solidarité, dans l’enseignement communal liégeois.

Les objectifs communs ? Améliorer les conditions d’apprentissage de tous les élèves de l’enseignement communal liégeois, et les conditions de travail des adultes concernés par ces mêmes enfants. Comment ? « En développant des processus de décision et d’action qui reconnaissent et fédèrent les préoccupations, mandats, compétences et ressources de tous », explique Bernadette Mouvet qui, dans un ouvrage collectif, ouvre la « boite noire » de ce réseau (1). « Nous avons transformé des contraintes en opportunités », répète volontiers Mme Mouvet, directrice du Service de méthodologie des innovations scolaires (SMI) de l’Université de Liège, à l’origine du projet, avec deux inspecteurs de la Ville de Liège. La mise en œuvre du décret Missions en 1997, par exemple, a donné l’occasion d’ouvrir un grand chantier autour de la construction d’un projet d’établissement pour chaque école du PO.

Quelques autres grands chantiers

L’enquête Pisa 2000 sur la compréhension de l’écrit a servi, elle, de tremplin à l’opération Cap sur la lecture. Depuis 2002, elle s’est déclinée en une foule d’initiatives impliquant de multiples acteurs : formations pour les directions et les enseignants, tests pour les élèves, accompagnement d’équipes pédagogiques pour la mise en place de nouvelles pratiques, achat de livres pour les écoles, réalisation d’expositions ouvertes au public,…

Chaque année, une journée réunit directeurs et leurs autorités responsables politiques, administratives et pédagogiques pour évaluer le travail réalisé et pour répertorier les problèmes à résoudre ou à étudier au sein de commissions. Celles-ci réfléchiront au cours de l’année sur des sujets très divers : les examens, l’insertion de nouveaux directeurs, les relations familles-école-CPMS, le choix des manuels, la maintenance des bâtiments,… Elles déposeront les résultats de leurs travaux en fin d’année où des décisions seront prises en assemblée générale.

L’atout du projet : un pilotage collectif et des décisions prises dans l’intérêt général.
L’atout du projet : un pilotage collectif et des décisions prises dans l’intérêt général.
© PROF/FWB

Des résultats ? À la fin de chaque année, et pour chacune des dimensions du projet, une évaluation permet de recueillir les avis des acteurs concernés et de les prendre en considération dans les décisions ultérieures. Dans le cas de l’opération Cap sur la lecture, par exemple, directeurs et enseignants affirment accorder plus d’importance à l’apprentissage de la lecture. Bon nombre d’enseignants ont modifié une ou plusieurs pratiques d’enseignement et constaté que leurs élèves prenaient davantage gout à la lecture. Les enfants sont en net progrès en matière d’inférence logique en lecture : ils sont mieux capables de tirer des conclusions à partir de textes.

Des valeurs, des objectifs partagés

À quelles conditions ce projet de partenariat peut-il se développer, être efficace et résister à l’usure du temps ? « En s’appuyant sur des valeurs à mettre en actes (la maitrise de la lecture en tant que source de développement de l’esprit critique pour l’adulte, ou la mise en place de conditions de travail décentes pour le personnel, par exemple) et des principes méthodologiques », répond Bernadette Mouvet.

Le groupe porteur du projet, rassemblant des responsables de l’Instruction publique de la Ville de Liège et du Service de méthodologie des innovations scolaires, élabore des plans de travail commun comportant, pour chaque tâche prévue jusqu’à une échéance fixée, des éléments-clés de contenu, les acteurs concernés, les étapes et leur calendrier. Et plusieurs principes, construits progressivement, charpentent les méthodes d’organisation, d’animation et d’évaluation des travaux : rappeler régulièrement les objectifs poursuivis, l’état des travaux ; respecter les mandats, fonctions et responsabilités mais œuvrer chacun à l’intérêt général, prendre en compte l’avis des personnes concernées,…

Pas un long fleuve tranquille, l’histoire de ce réseau Solidarité ponctuée de questions et de controverses face auxquelles il a fallu construire des accords mais aussi des compromis. « Cela suppose de chacun beaucoup de temps et d’énergie et, de la part du groupe porteur, un travail volontaire et obstiné », conclut Bernadette Mouvet.

Catherine MOREAU

(1) MOUVET B. (dir.), Construire des réseaux porteurs d’innovations scolaires – Le projet « Solidarité », Liège, Les Editions de l’ULG, 2009.

Témoignages

Construire une identité collective
Éric Sauveur et Anita Ruiz, directeurs, expliquent : « Des projets concrets – élaboration d’un vadémécum du jeune enseignant, nouveaux bulletins,… - ont débouché sur une réflexion plus globale au sein d’une commission ‘valeurs’ réunissant directeurs, inspecteurs, membres de l’administration,… Cela nous a permis de nous connaitre, d’échanger, de percevoir d’autres réalités, de construire une identité collective ».

Un outil d’accueil pour les jeunes enseignants
Pierre Stegen et Geneviève Bauduin, inspecteurs communaux du fondamental et de l’école normale : « Un groupe de travail centré sur la liaison entre l’école normale et l’enseignement fondamental a débouché ur une grille commune d’évaluation des étudiants stagiaires, puis sur un outil d’accueil pour les enseignants débutants, la ‘valise de l’intérimaire’ ».

Dans l’esprit du décret sur l’intégration
« Une des réussites, c’est le décloisonnement entre l’enseignement ordinaire et le spécialisé, ce qui correspond à l’esprit du décret sur l’intégration. À travers des commissions, directeurs et CPMS se rencontrent régulièrement, souligne Patrick Beaufort, inspecteur du fondamental et de l’enseignement spécialisé. Et à travers des projets, des enfants de l’ordinaire et du spécialisé se parlent. Dans le cadre des expositions qui clôturaient chaque année le projet Cap sur la lecture, des élèves de l’enseignement spécialisé ont réalisé des livres en Braille ».

Chacun apporte ses compétences
Willy Monseur, inspecteur général de l’enseignement communal, l’assure : « Une des forces du projet, c’est la déhiérarchisation. L’on met en commun des compétences qui ne partent pas nécessairement du haut de la pyramide ».

Profiter de l’expérience dans le secondaire
« L’amélioration globale des compétences des enfants en lecture dans le fondamental a incité à prolonger l’opération Cap sur la lecture dans le premier cycle du secondaire (les élèves de 1re et de 2e passent les tests d’inférence logique), confie Patricia Paternoster, inspectrice du secondaire. Pour profiter de l’expérience, voir si les outils créés pouvaient y être exploités et répondre ensemble aux difficultés rencontrées ».

Un sentiment d’appartenance
Michelle Coulon, directrice retraitée de l’École Vieille Montagne : « Pour résoudre des problèmes de violence, nous avons planché sur un projet d’école ; des étudiants du Service des innovations scolaires nous proposaient des ressources théoriques pour alimenter la réflexion. Résultats : l’élaboration d’un règlement puis, pour répondre aux attentes des enfants, la création d’un conseil d’école et de classe et la participation de toutes les classes à un projet d’aménagement de la cour de récréation. Cela a créé un sentiment d’appartenance au sein de l’école ».

Plus de 1000 acteurs

Quand ?
Le projet Solidarité a été lancé en 1995 dans l’enseignement communal liégeois.
Qui ?
Actuellement, le projet concerne un millier de professionnels (enseignants, directeurs d’écoles, inspecteurs, responsables politiques et administratifs, CPMS, bibliothèques publiques,…), plus de 10 000 élèves et 800 futurs enseignants.
Où ?
Dans les 44 écoles de l’enseignement fondamental et dans 7 établissements du 1er degré secondaire, de l’enseignement ordinaire et spécialisé.

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