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Magazine PROF n°12

 


L'acteur 

Aider les enfants à grandir

Article publié le 01 / 12 / 2011.

Très fier, Nils franchit sans encombre l’extrémité d’une poutre en bois posée sur un tapis. Octavie, elle, teste l’équilibre d’une tour en blocs ; Charlotte et Thibaut celui d’une demi-lune en mousse transformée en monture. Le tout sous l’œil attentif de « la Madame de gym », Laura Seron. Rencontre.

PROF : Quelle formation avez-vous suivie ?
Laura Seron : Après un diplôme d’éducatrice obtenu à la fin du secondaire et bon nombre d’animations de plaines de vacances et d’activités parascolaires, j’ai suivi une formation d’institutrice maternelle. Puis, pour ajouter une corde à mon arc, la « passerelle » me permettant d’obtenir le diplôme d’institutrice primaire.

À l’école normale préscolaire, j’avais apprécié le cours d’ « éducation corporelle et psychomotricité », si bien qu’après plusieurs intérims dans l’enseignement, j’ai accepté le poste de maitresse spéciale de psychomotricité dans les Écoles communales de Petithan (Durbuy) et de Marche-en-Famenne (quatre implantations). Ce choix m’apparaissait comme un bon compromis entre ma personnalité et mes gouts (un bon contact avec les enfants, un travail social et non répétitif).

PROF : Non répétitif, mais pas improvisé…
Non, bien sûr. Dès le départ, j’ai travaillé avec deux jeunes collègues, Marie Ryon et Natacha Lejeune, maitresses de psychomotricité dans deux autres écoles. Ensemble, chaque semaine, nous préparons nos cours et nous évaluons chacune des activités proposées aux enfants : sa durée, le matériel utilisé, les objectifs visés, les améliorations possibles pour les semaines ou l’année suivante,… S’ajoute l’évaluation verbale faite à la fin de chaque séance, après un temps de « retour au calme » avec les enfants. Enfin, j’adapte les activités à l’ambiance de la classe et au moment de l’année scolaire: moins d’apprentissages et davantage de jeux relationnels en fin de trimestre ou avant une période de congé, quand la fatigue se fait sentir.

Laura Seron : « L’objectif du cours de psychomotricité en maternelle ? Développer chez les enfants des compétences motrices, transversales instrumentales et transversales relationnelles ».
Laura Seron : « L’objectif du cours de psychomotricité en maternelle ? Développer chez les enfants des compétences motrices, transversales instrumentales et transversales relationnelles ».
© PROF/FWB

PROF : Quels apprentissages en particulier ?
L’objectif du cours de psychomotricité, qui occupe deux périodes hebdomadaires à l’école maternelle, c’est de développer chez les enfants des compétences motrices, transversales instrumentales et transversales relationnelles. Vaste programme global qui ouvre la porte à une foule d’activités.

Aujourd’hui, par exemple, pour les plus jeunes de 1re maternelle, j’ai partagé la salle en trois zones. L’une, sensori-motrice, équipée de matériel pour sauter, grimper, ramper, maitriser l’équilibre, permet à l’enfant d’expérimenter peurs et dépassements. Une autre, avec blocs de mousse, tissus,… vise davantage l’expression et la symbolisation. Enfin, un espace peuplé de blocs de construction favorise le développement de la motricité fine. Je veille à ce que chaque enfant passe par les trois zones, au besoin en accompagnant l’un ou l’autre. Ou à regrouper certains élèves pour des activités plus spécifiques. Jamais tout à fait satisfaite de mon travail, je cherche à varier les jeux, les matériaux, à trouver des formations plus « pointues ».

Cela permet-il de mettre en évidence telle ou telle difficulté d’un enfant ?
Dans de petites écoles rurales, cela ne se pratique pas de manière organisée. Mais il arrive régulièrement qu’une institutrice mette le doigt sur des progrès ou des difficultés d’un enfant, et s’appuie sur mon avis pour des contacts avec le CPMS ou avec les parents. Il faut le préciser : fondamentalement, le cours n’a pas d’objectif thérapeutique. Il s’agit d’amener l’enfant à développer progressivement des compétences motrices, instrumentales et relationnelles, dans une dynamique de liberté, de plaisir, de gratuité et de créativité. Bref, de les aider à bien grandir.

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

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