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Magazine PROF n°12

 


L'info 

« Échanger nos ressentis face au métier »

Article publié le 01 / 12 / 2011.

Des enseignants débutants participent chaque mois à des groupes de travail collaboratifs mis sur orbite dans le Hainaut.

L’une, institutrice primaire, se lance : « Je suis très sensible à l’idée de partager nos différentes expériences. Ce qui a été, ce qui n’a pas marché, pourquoi ?... Je crois qu’il est préférable de mettre tous les atouts de notre côté pour que notre début de carrière soit une réussite ». L’autre, régente en sciences, ajoute : « Je trouve important aussi de dialoguer ainsi avec des débutants, comme moi, pour connaitre quelques trucs et astuces à propos de l'organisation (carnet de cotes, journal de classe, cahier de matière) et pour échanger nos ressentis face à l'enseignement. Dans les deux écoles où j’enseigne depuis septembre, j’ai reçu de différents professeurs des conseils pour la gestion de la classe, mais pas d'aide au niveau de la matière à enseigner. Et puis, mon plus grand souci, c’est l'éducation des élèves qui n’ont plus aucun respect pour les professeurs ! »

Accompagnement, groupes de travail collaboratifs : deux formules pour ancrer les enseignants en début de carrière.
Accompagnement, groupes de travail collaboratifs : deux formules pour ancrer les enseignants en début de carrière.
© PROF/FWB/Olivier Papegnies

Témoignant de manière anonyme, ces deux enseignantes se sont inscrites aux groupes de travail collaboratifs qui viennent de débuter dans le cadre du Programme d’Induction du Nouveau Personnel Enseignant (Pinpeh). Ce programme est l’un des fruits d’une recherche-action menée en 2009-2010 par les Universités de Mons-Hainaut (Service de pédagogie générale et des médias éducatifs) et de Liège (Service de didactique générale et intervention éducative) pour connaitre les difficultés d’insertion professionnelle des enseignants débutants (1).

Plus de 370 enseignants en poste depuis moins de six ans dans des écoles secondaires de tous les réseaux, en Wallonie, y avaient exprimé surtout des difficultés sur les plans pédagogique et didactique (planification des apprentissages et de l’évaluation, gestion de la discipline) et réclamé majoritairement un accompagnement.

Dans la foulée, l’équipe liégeoise a mené une enquête sur les difficultés des enseignants débutants, telles que les perçoivent, dans la province, les directeurs, les syndicats, les conseillers pédagogiques,… Elle a organisé une journée de réflexion avec ces acteurs. L’équipe montoise, elle, a organisé en 2010 des moments de rencontres entre enseignants débutants de quatre écoles de différents réseaux, et construit plusieurs outils comme, par exemple, deux guides d’aide à l’accueil des enseignants débutants, à l’attention des directions et des enseignants expérimentés.

Un plan d'actions

L’étape suivante du programme piloté par Joachim De Stercke, doctorant à l’Université de Mons, c’est un plan d’actions à mener jusqu’en 2014, et qui a pris deux formes : les groupes de travail mis en place cet automne, et un coaching de jeunes enseignants dans leurs écoles, dès l’an prochain. Organisés par les Hautes Écoles de la Communauté française en Hainaut et de la province de Hainaut Condorcet dans leurs locaux, les groupes de travail collaboratifs sont animés par des maitres-assistants et des maitres de formation pratique. Des instituteurs et régents débutants de différents établissements y échangent chaque mois expériences et pratiques avec des enseignants plus expérimentés. C’est l’occasion, comme le montrent les témoignages des deux enseignantes, d’offrir un lieu de parole où peuvent s’exprimer besoins et attentes, notamment au travers d’incidents critiques vécus dans les classes. Mais aussi de construire des solutions afin d’encourager la persévérance des nouveaux venus dans la profession.

En septembre 2012 démarrera donc le coaching de jeunes enseignants dans leur école par un enseignant expérimenté et volontaire, choisi par l’équipe de recherche de Mons, en collaboration avec les inspecteurs et les chefs d’établissement.

Catherine MOREAU

(1) Dynamiser l’insertion professionnelle des enseignants débutants dans l’enseignement secondaire organisé et subventionné par la Communauté française de Belgique, Synthèse consultable sur http://www.enseignement.be/download.php?do_id=8043&do_check

Pas seule à la barre

© PROF/FWB

Assia Aakabi a travaillé en binôme, l’an dernier, avec des collègues plus chevronnés. Et cette année, c’est elle qui accompagne un débutant. « Parfois, je donnais cours; souvent, je circulais dans la classe, pouvant apporter une aide directe à des élèves en difficultés et, si nécessaire, je donnais à certains des explications de base dans un local annexe. Et cela durant une partie des périodes de néerlandais dans le premier degré commun et dans les classes complémentaires», explique la jeune enseignante, qui travaille à l’Athénée Gatti de Gamond, à Bruxelles. Ce travail en binômes (pour les cours de français, de math et de néerlandais) a été mis en place grâce aux moyens alloués pour l’encadrement différencié.

Comme les espaces de parole (1) mis en place dans l’athénée bruxellois, la formule vise un meilleur accompagnement des professeurs débutants. Mais elle entend aussi éviter le redoublement des élèves et faciliter le remplacement des enseignants absents.

Devenue cette année l’autre élément du binôme, Assia Aakabi estime que la formule a facilité ses premiers pas dans le métier : « Des méthodes pédagogiques que j’ai pu observer chez les collègues que je secondais, j’ai choisi celles qui me semblaient les meilleures. L’heure de coordination me permettait de recevoir de l’aide pour les préparations des cours et de mieux cerner les difficultés des élèves ».

C. M.

(1) Lire l’article « Suivre un jeune enseignant, pas le précéder », en page 15 de PROF n°11, septembre 2010. http://www.enseignement.be/prof

Se faire sa propre empreinte

Voici des échos de trois des nouveaux enseignants dont nous avons suivi les pas avant la rentrée (1). Delphine, qui enseigne le français, souligne que « mes nouveaux collègues se montrent assez soucieux de mon intégration et des affinités se sont naturellement créées ». Professeure de maths, Delphine bénéficie, elle, d’un parrain et a pu s’informer lors de réunions pour les nouveaux venus. Dans le secondaire supérieur, Sandrine s’est sentie « un peu comme un cheveu dans la soupe », avant de prendre ses repères.

Côté démarches administratives, nos enseignantes disent avoir recours à la débrouille. Delphine, régente en français, efficacement épaulée par le secrétariat de l'école, s'interroge sur l'évolution du salaire, du statut ( « À qui poser ces questions sans paraitre intéressée ? »).

La préparation des cours ? Notre dernière interlocutrice confie : « Travailler en parallèle avec une collègue permet de voir l’allure nécessaire pour boucler la matière pour juin », poursuit Sandrine, tandis que Delphine, régente en maths, trouve « difficile de trouver l’équilibre entre respect du planning annuel et envie de prendre le temps au quotidien, de donner du sens à la matière, sans laisser aucun élève au bord de la route ».

Face à leurs classes, ces enseignantes assurent. « Les difficultés de gestion sont celles auxquelles je m’attendais, et rien ne remplace l’expérience. L’équipe pédagogique soudée m’a beaucoup aidée à relativiser », explique la régente en maths. Sandrine a découvert des ados qui « testent la nouvelle » et qu’il faut sans cesse rappeler à l’ordre. « Mais les interros sont au dessus de la moyenne, ce qui signifie qu’ils ont compris la matière. Je ne pense pas que les conseils des collègues servent à quelque chose, car chaque situation est différente et la première année, on doit se faire sa propre empreinte… »

(1) Lire « Accompagner les enseignants débutants », PROF n°11, septembre 2011.

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