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Magazine PROF n°11

 


L'acteur 

Sur le devant de la scène

Article publié le 01 / 09 / 2011.

Thierry Bernard dirige l’école fondamentale de l'Institut Notre-Dame, à Namur. Il a préparé la rentrée. Et, comme un comédien, il est prêt à entrer en scène. Le travail et les soucis ne manquent pas : nombre d’élèves, sauvegarde des emplois, papiers, accueil extrascolaire,... Mais quel regard porte-t-il sur son métier ? Coup d’œil dans les coulisses.

PROF : Comment êtes-vous devenu directeur ?
Thierry Bernard : Je voulais devenir acteur, assistant social ou instit. Lorsque j’ai voulu m’inscrire à l’Institut des Arts de Diffusion, à 17 ans, on m’a conseillé de faire d’autres d’études d’abord. Je me suis donc formé au rôle d’instituteur et… au théâtre amateur.

J’enseigne dans mon école depuis 1985. Il y a six ans, mon prédécesseur a annoncé sa dernière séance. Les regards se sont tournés vers moi. J’animais les réunions de personnel au cours desquelles on évoquait, entre deux discussions pédagogiques, des projets, des pistes pour ramener de l’argent pour les classes. Après un dialogue avec mon épouse et mes collègues proches, j’ai postulé pour le devant de la scène. Le pouvoir organisateur voulait créer une cellule de direction des écoles Notre-Dame. Je les connaissais bien par ma participation au conseil d’entreprise commun. J’ai été retenu.

Quelle formation avez-vous ?
Au début des vacances suivantes, mon réseau organisait une formation résidentielle pour les jeunes directeurs, donnée par des pairs plus anciens ou d’autres experts. Dès la sortie, j’avais en tête ma première réunion du personnel ! Il ne se passe pas une semaine sans que j’y repense.

"Chaque plan de travail peut être chamboulé à tout moment par une urgence."
© PROF/FWB

Cette formation se complète par des remises à niveaux, par des réunions d’entité (où on gère les réaffectations, la répartition des périodes et les reliquats), par des groupes d’intervision (où l’on réfléchit à des solutions à nos problèmes) et de supervision, pour mieux piloter l’école. Ou encore par les ateliers inter-réseaux créés par Mme Hanse (1).

De toutes ces rencontres enrichissantes, et de l’organisation de l’épreuve du CEB en inter-réseaux, à Namur, je retiens que les chefs d’école ont le même métier et que nous vivons tous des problèmes similaires. On sent aussi plus d’ouverture aujourd’hui, même si la spécificité de chaque réseau reste une richesse.

Quels sont vos objectifs ?
J’ai conservé ma porte ouverte pour les élèves et les instits. Mon bureau était le premier après l’entrée. Je l’ai déplacé à l’étage, pour que les visiteurs en colère s’essoufflent en montant les escaliers... J’ai responsabilisé ma secrétaire pour gérer mon agenda numérique, instauré une culture du rendez-vous, développé le relationnel et le respect des autres cultures : l’école compte des élèves de vingt-huit origines différentes. Sur le plan pédagogique, nous avons balisé en équipe les compétences et matières, de l’accueil à la 6e primaire.

Et vos tâches ?
De 8 h à 8 h 30, j’entre en scène avec les parents. Deuxième acte : les rangs. J’improvise une info, une colère, des félicitations. Puis, je sors côté cour, vers le secrétariat. Au menu, courrier et agenda. Je laisse de plus en plus à la secrétaire, qui affine sa formation, la gestion des dossiers élèves. Je me réserve ceux des enseignants et le reste de la paperasse qui, malgré l’informatique, augmente. À la récré du matin, je prends le pouls à la salle des profs, autour d’une jatte. Une fois par semaine, je rencontre le PMS et l’économe. Je lis les circulaires, en faisant un tri : trop d’infos tue l’info. Je réponds aux multiples sollicitations dans et hors de l’école. Pour garder l’équilibre, je bloque des dates pour l’interne, et je n’y déroge pas. À 16 h, je ramène un peu de travail à la maison. Les jours où je n’ai pas une réunion en soirée. Mais chaque plan de travail peut être chamboulé à tout moment par une urgence. J’ai même eu un incendie.

Quelles sont vos motivations ?
Animer une équipe : ressentir les besoins, être en relation et donner l’espace pour réaliser les projets. Et la remise des CEB, devant toute cette même équipe. Mais c’est un métier stressant. J’ai appris à gérer ce stress, à faire une coupure quand je suis en famille, à dormir… Et lorsque je ressens une douleur psychosomatique, à m’arrêter et à souffler.

Propos recueillis par
Patrick DELMÉE

(1) La Direction générale de l’enseignement obligatoire organise de février à mai des réunions destinées aux directeurs d’établissements, tous réseaux confondus.

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