logo infos coronavirus
logo infos coronavirus
logo infos Ukraine
logo du site Mon Espace
logo du pacte d'excellence
logo FAQ+
logo des annuaires scolaires
logo espace enseignant
logo des communiques de presse
logo du magazine PROF
 

ATTENTION: cette page est désactivée et n'est pas visible par les internautes.
Toutefois, vous pouvez la voir car vous êtes connecté à l'intranet de la Fédération Wallonie Bruxelles.

ATTENTION: cette page est visible uniquement depuis l'intranet de la Fédération Wallonie Bruxelles.

ATTENTION: cette page n'est normalement plus visible du tout.

ATTENTION: cette page n'est plus visible du tout depuis le 31-12-9999 à 00:00.

ATTENTION: cette page ne sera visible qu'à partir du 17-12-2014 à 00:00.

Magazine PROF n°8

 

Souvenirs d'école 

Zidani : l’école mise en scènes

Article publié le 01 / 12 / 2010.

Comédienne, Sandra Zidani campe des enseignants enthousiastes, exigeants, fatigués, déprimés … Autant de personnages typés, inspirés par son parcours scolaire et professionnel.

PROF : Tombée dans la marmite du théâtre dès l’école primaire ?
Zidani
: En effet, chaque année, la directrice de l’école P24, à Anderlecht, organisait un spectacle. À 9 ans, je devais y endosser le rôle d’une fillette pauvre, contrainte de voler pour survivre. Plus je m’exprimais de manière tragique, plus le public riait. Je me suis rendu compte que le théâtre et l’humour pouvaient être ma façon de communiquer. Ce sont ces spectacles qui ont ouvert des portes artistiques à une petite Bruxelloise, née d’un père kabyle non scolarisé et d’une mère franco-italienne.

Cette porte est-elle restée ouverte en secondaire ?
Heureusement, à l’Athénée Théo Lambert (devenu Bracops-Lambert), à Anderlecht, j’ai rencontré des professeurs qui enseignaient aussi à l’académie. Je suis allée y suivre des cours de déclamation, d’art dramatique,… En outre, le directeur de l’athénée, Lucien Vandenborre, auteur de pièces de théâtre, nous a permis d’aller les jouer dans le cadre d’échanges, au Québec. Ces activités parascolaires m’apportaient un ballon d’oxygène car pour le reste, à l’école, secondaire surtout, je m’ennuyais beaucoup : cours trop longs, trop théoriques,… Pour mes parents, le théâtre n’était pas un métier d’avenir. Je me suis donc inscrite en scientifique B. Ce qui m’intéressait, c’était la philosophie des sciences. Ce fut une longue période de chahut, d’imitations de professeurs et de passages sur le fil du rasoir.

"J’ai fait du quotidien des professeurs le thème de deux spectacles."
© Alain Trellu

Et tout cela vous a menée vers des études supérieures…
… en archéologie et histoire de l’art, à l’ULB. Pour moi qui avais accumulé des résultats catastrophiques en sciences, l’histoire de l’art paraissait simple. Et je pouvais étudier à mon rythme, selon ma méthode propre.

L’enseignement vous attendait, pourtant, au sortir de l’université…
Franchement, j’y suis venue par hasard. Je rêvais de créer des spectacles humoristiques mais je savais que le chemin serait long. J’ai postulé pour remplacer un professeur de religion protestante. Cela m’a plu et je suis restée dans l’enseignement durant dix ans. Principalement à l’École de la Paix à Rhode-Saint-Genèse, à l’Institut Decroly, à Uccle et dans plusieurs écoles communales de Saint-Gilles. Tout en présentant des spectacles.

Facile d’être « de l’autre côté de la barrière » ?
J’avoue que j’étais un peu en retrait par rapport à la vie de l’école : j’enseignais dans plusieurs établissements, à des groupes de deux à cinq élèves. Protestante, je possédais une culture biblique. Et, profitant de ma formation, je partais des tableaux de Jérôme Bosch, je faisais réaliser des maquettes de villages bibliques,… Je n’ai jamais donné un cours de catéchèse. Je pense que la religion doit être apprise à l’école « de façon laïque », c’est-à-dire en prenant de la distance par rapport à ce que l’on enseigne.

Vous avez fini par choisir le théâtre…
Faute de temps, j’ai quitté l’enseignement en 2004. Sans regrets. Je n’avais plus le temps de renouveler mes préparations de cours et… de dormir. Enseigner m’a permis de régler mes comptes avec l’école et de compléter ma galerie de personnages. J’ai fait du quotidien des professeurs le thème de deux spectacles (1) où chacun se retrouve un peu. Ceci dit, l’école continue à m’influencer : j’ai rarement envie de monter sur scène en juillet et en aout…

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

(1) Va-t’en savoir et La rentrée d’Arlette (http://www.zidani.be).

Moteur de recherche

La dernière édition

Toutes les éditions

Retrouvez toutes les éditions de PROF.

Tous les dossiers

Retrouvez également tous les dossiers de PROF regroupés en une seule page !