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Magazine PROF n°6

 

L'acteur 

Le PMS, c’est d’abord une équipe

Article publié le 01 / 06 / 2010.

Corinne Berthot, conseillère psychopédagogique en centre PMS, insiste sur le travail d’équipe et sur la confiance à nouer avec les jeunes, les parents et les équipes éducatives.

Après plusieurs affectations en huit ans, Corinne Berthot travaille depuis deux ans au CPMS de la Communauté française de Tamines, dont l’antenne de Jemeppe-sur-Sambre se charge de 1650 élèves.

PROF : Pourquoi avoir opté pour le travail en PMS ?
Corinne Berthot
: Dès mes débuts, par notre présence dans l’école, j’ai pris conscience de notre place privilégiée auprès des enfants en difficulté et de leurs parents, en termes de disponibilité et d’accessibilité, et de tout ce que nous pouvions leur apporter. Un autre énorme avantage, c’est le travail en équipe, qui permet de croiser le regard de l’assistant social, de l’infirmière et de la psychologue. Toute situation est débattue en équipe. Ce travail tri-disciplinaire fait la spécificité du PMS, qu’on revendique.

En quoi consiste votre travail, au quotidien ?
Il n’y a pas deux journées qui se ressemblent ! Il y a les rencontres avec les enfants pour des bilans ou pour des entretiens. J’ai aussi énormément de contacts avec les enseignants. Surtout du fondamental. Les contacts avec le secondaire se font davantage par l’intermédiaire de mon collègue assistant social. La porte d’entrée vers le PMS diffère selon l’âge : en maternel et primaire, les demandes passent toujours par les parents ; en secondaire, énormément de demandes viennent aussi des jeunes eux-mêmes.

Dès qu’un problème se pose dans une école, c’est pour vous ?
Non, non. Nous sommes toujours disposés à conseiller l’école, mais quand un enseignant ou une direction nous contacte, nous nous partageons les tâches en fonction des responsabilités de chacun. Notre objectif est de viser le développement harmonieux de l’enfant et du jeune, ce qui a des conséquences sur l’adaptation et la réussite scolaires, mais nous ne recevons pas de mandat de l’école… Par exemple, si un élève est en conflit avec un enseignant, on pourra en parler avec le jeune, mais on ne va pas se poser en médiateur. Notre avis est toujours consultatif mais il est parfois incontournable comme dans les situations de maintien en 3e maternelle ou d’orientation vers l’enseignement spécialisé. Mais là encore, le parent reste libre de suivre ou non notre avis.

Corinne Berthot:
Corinne Berthot: "Il n'y a pas deux journées qui se ressemblent!"
© PROF/FWB

Comment intervenez-vous alors ?
Il serait inconcevable (hors des cas de maltraitance, bien sûr) d’aller vers un enfant sans l’accord de ses parents. Sauf si la demande émane d’un jeune lui-même (ce qui est plus fréquent dans l’enseignement secondaire). Mais quand un enseignant nous confie son inquiétude à l’égard d’un élève, on ne convoque pas le jeune directement ! On suggère à l’enseignant de faire part de sa préoccupation à ses parents ou au jeune selon son âge, et de les inviter ou l’inviter à prendre contact avec nous. L’idée, c’est de rendre les gens acteurs d’une demande.

Peut-on dire que vous êtes un service de « première ligne » ?
Tout à fait. Un peu comme le médecin généraliste. On explore des pistes, on propose des solutions, on donne les premiers soins, au besoin on conseille un spécialiste, mais nous ne sommes pas là pour faire de la thérapie : notre mission est d’aider celui qui nous consulte à comprendre une situation, à identifier ce qui pose problème ; de tenter d’amener le jeune ou les parents à trouver leurs solutions. Ceci dit, quelques rencontres de guidance avec un jeune peuvent être suffisantes pour débloquer une situation.

Est-ce que ces jeunes viennent pour des questions scolaires ?
Pour le volet orientation, oui, mais sinon, quand le jeune fait lui-même une démarche, c’est souvent pour du relationnel, qui concerne l’école ou la famille. Beaucoup viennent parce qu’ils ont eu un bon feed-back d’un copain.

Que faut-il pour une bonne collaboration entre l’école et vous ?
De la confiance mutuelle, qui s’installe au fur et à mesure. Mais pour ça, il est nécessaire que les équipes soient stables, que les gens ne changent pas tous les ans… Il faut aller vers les enseignants. Nous sommes très souvent dans les écoles. Les entretiens individuels constituent l’essentiel de mon travail, mais nous faisons avec mes collègues aussi des animations, dans le cadre de nos missions de prévention et d’éducation à la santé. On les construit avec les enseignants en fonction de leurs besoins et attentes… Et puis, pour une bonne collaboration, il faut être très clair sur ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas.

Propos recueillis par
Didier CATTEAU

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