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Magazine PROF n°51

 


Dossier Rentrée 2021

Coordonner l’offre culturelle

Article publié le 13 / 09 / 2021.

Un consortium d’opérateurs culturels a été créé dans chaque zone d’enseignement, pour faciliter les projets PECA.

Fin 2020, la Fédération Wallonie-Bruxelles a désigné les dix opérateurs chargés de piloter le travail des consortiums d’opérateurs culturels mis en place dans chacune des zones d’enseignement. Explications avec les responsables des consortiums de Wallonie picarde et de Namur.

Dans les arrondissements de Tournai, Ath et Mouscron, l’ASBL Culture.Wapi coordonne les acteurs culturels depuis 10 ans, si bien que son assemblée générale a proposé qu’elle pilote le projet PECA. Inês Mendes dirige l’ASBL depuis mars 2021 : « Avec le PECA, on répond pleinement à notre objectif premier de faire des liens, de créer des ponts entre tous les acteurs culturels de la région ».

Avec ses collègues Esther Mars et Pauline Deroubaix, elle coordonne un travail de « réseautage », « avec des méthodes collaboratives qui facilitent le dialogue, pour dépasser les clivages entre secteurs culturels, entre institutions, entre disciplines artistiques. » Avec pour objectif de « co-construire une réflexion commune sur le territoire ».

« Partir des besoins »

Cette philosophie de co-construction est appliquée au PECA, « formidable occasion de fédérer les acteurs culturels ». Culture.Wapi a donc organisé fin 2020 une dizaine de rencontres avec ces derniers, pour établir un diagnostic territorial de la culture à l’école. « C’est bien la vision qu’en a le monde culturel, qu’on doit maintenant confronter avec la vision qu’en ont les acteurs de l’enseignement », précise Mme Mendes.

Ce diagnostic a mis en lumière la richesse de ce qui se fait déjà, mais aussi les difficultés des opérateurs culturels ou des écoles. « Ce qui nous manque aujourd’hui, c’est le regard des enseignants », ajoute Mme Mendes, impatiente de voir arriver les référents culturels recrutés au sein des réseaux.

Ce diagnostic a révélé dix thématiques, prises en charge par quatre cellules de travail. La première élabore des répertoires : des opérateurs culturels, des artistes, des écoles, des projets et des ressources partagées. La deuxième permet aux opérateurs culturels de mieux se connaitre et de faciliter les collaborations. La troisième sert la cocréation de la plateforme PECA articulant l’implication des enseignants, des artistes et des opérateurs culturels. Et la quatrième réfléchit en « mode projet » à la répartition des moyens, 51 % des subventions accordées aux consortiums devant financer des projets PECA.

Le défi est de taille : « Amener une couche supplémentaire de directives PECA, on sait que ce sera compliqué. Pour les écoles, mais aussi pour les opérateurs, qui se demandent comment détacher leurs animateurs alors qu’ils n’ont déjà pas le temps d’aller frapper à la porte des enseignants qui eux, sont concentrés sur les programmes à voir… »

« On va donc partir des besoins croisés de l’école, et du monde culturel. On aimerait devenir ce facilitateur pour le monde scolaire, de sorte que les portes du milieu culturel soient faciles à ouvrir, tout en lui amenant ce qui pourrait lui manquer : du temps, un artiste, un professeur d’académie, un animateur, une méthodologie… L’idée est de mettre en place les projets à partir de janvier 2022. En n’ayant pas peur de commencer par de petites explorations… »

Avec une philosophie très claire : développer des partenariats entre acteurs culturels, multiplier ce qui se fait déjà, documenter les projets pour qu’ils puissent être « réutilisés » par d’autres, inscrire les projets dans la durée. Et surtout faire vivre des expériences irréversibles de coopération.

« On vient avec des propositions, l’enseignant décide »

Dans la zone de Namur (arrondissements de Namur, Dinant et Philippeville), c’est PointCulture qui pilote le consortium. Bruno Hilgers, responsable du Service éducatif et référent PECA : « La première chose a été de se fédérer entre opérateurs culturels des trois arrondissements. Une des grandes forces du projet PECA, c’est d’avoir voulu travailler prioritairement vers les écoles qui n’ont pas beaucoup de contacts avec les opérateurs culturels. »

« On a donc rédigé un plan d’action qui prévoit d’étoffer le cadastre des zones dans lesquelles les écoles ont moins de contact avec les opérateurs culturels. Céline Laffineur, cheville ouvrière du consortium, prépare un répertoire des opérateurs culturels, le plus exhaustif possible, centré sur le fondamental (pour le secondaire, ça viendra après), et qui sera disponible fin de l’automne. »

« Même si le PECA n’a pas encore de balises clairement définies, un enseignant qui souhaite se lancer dans un projet est plus légitime aujourd’hui pour le faire. S’il y avait des freins dans son école pour dégager du temps, avoir des autorisations, c’est une porte supplémentaire pour se lancer ! Et ça aidera aussi les opérateurs culturels à mettre des projets en place. »

Les contacts avec les référents culturels désignés au sein des réseaux commenceront cet automne. « Une des énormes forces du PECA, ce sont les contacts beaucoup plus faciles avec le monde scolaire, grâce à ces référents culturels puis avec les enseignants-relais dans les écoles. Parce que le bénéficiaire final, c’est l’élève. Nous, on vient vers le monde scolaire avec des propositions, mais c’est bien l’enseignant qui décide ! »

« La logique d’avoir des interlocuteurs, de travailler sur les zones blanches, et de pousser les gens à se coordonner, ce sont vraiment trois éléments extrêmement positifs dans ce projet ! »

Propos recueillis par
Didier CATTEAU

Des référents culturels dans chaque réseau

Chaque réseau d’enseignement a pu engager des conseillers pédagogiques qui seront dès cette rentrée les référents culturels des écoles situées dans leur périmètre d’action.

Emmanuelle Detry, qui a suivi tout le processus menant à la création du PECA, coordonne l’équipe de dix référents culturels du SeGEC (cinq pour le fondamental et autant pour le secondaire). Elle nous explique leur rôle.

« Les référents culturels seront liés à une zone géographique, et donc en lien avec le consortium de cette zone. Ils auront une mission d’accompagnement des demandes des écoles, pour l’identification des besoins et la concrétisation des projets. Ce seront avant tout des facilitateurs, qui feront le lien entre les écoles et les propositions des consortiums. »

En lien avec les programmes et avec les contrats d’objectifs

« Ils travailleront aussi le lien entre les programmes du SeGEC et les projets du PECA. Et pourront par exemple faire des propositions rencontrant les besoins identifiés par les équipes éducatives dans les contrats d’objectifs de leurs écoles. Quand un projet artistique touche une autre discipline, les référents culturels pourraient aussi travailler en collaboration avec le conseiller pédagogique de cette discipline… »

« Cette articulation du PECA avec les programmes et avec les contrats d’objectifs peut sembler complexe, parce qu’on peut y voir du travail en plus. C’est là que le référent culturel intervient, avec ses connaissances, pour alléger le travail et faire en sorte que les enseignants puissent se consacrer au maximum à l’encadrement des élèves. C’est une aide aux enseignants, pour qu’ils puissent se concentrer sur les élèves ! » Les référents culturels ayant un grand nombre d’écoles dans leur périmètre d’action (parfois jusqu’à plus de 200, dans le fondamental, notamment), ils pourront s’appuyer sur des enseignants qui, au sein des écoles, sont déjà les moteurs de projets culturels et/ou sur des enseignants qui, sur base volontaire, deviendront des « relais PECA ».

Reconnaitre ce qui se fait déjà, lever les freins où il y en a

Pour Mme Detry, « il faut éviter de donner l’impression à ceux qui font déjà très bien ce type de projets qu’on n’a pas vu ce qu’ils font ! Il y a même sans doute moyen parfois de les soulager parce que certains enseignants donnent énormément dans ce type de projets et peuvent s’essouffler, parce qu’ils sont seuls à la barre. Le rôle des référents à leur égard sera de reconnaitre et répercuter ce qu’ils font ! »

D’un autre côté, « là où personne ne prend ces projets en charge, à cause des freins qui peuvent être variés, le rôle des référents sera d’ouvrir des portes, de montrer comment, en intégrant tel ou tel projet, telle partie du programme, telle compétence, est activée. Lever ces freins sera aussi un des grands rôles des référents, en bonne collaboration évidemment avec les opérateurs culturels. »

Propos recueillis par
Didier CATTEAU

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