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Magazine PROF n°46

 


Coté psy 

Covid-19: comment agir avec les élèves ?

Article publié le 02 / 06 / 2020.

Face à la crise sanitaire, le psychopédagogue Bruno Humbeeck invite les enseignants à traduire les messages des virologues en messages de pédagogues.

Titulaire d’un Master européen de Recherche en Sciences de l’Éducation et d'un doctorat en Sciences de l’Éducation, Bruno Humbeeck est actif à la fois en tant que psychopédagogue et en tant que directeur de recherche au sein du service des Sciences de la famille de l'Université de Mons (https://www.outilsderesilience.eu/).

Il s’est manifesté dans cette crise avec des mots d’apaisement et en valorisant des « pédagogies douces », tant à l’égard des parents que des enfants et de l’école.

PROF : Pourquoi, dans le cadre du déconfinement partiel et progressif mis en œuvre à partir du 18 mai, avoir plaidé pour laisser aux parents la liberté de remettre leur enfant à l’école ou non ?

Bruno Humbeeck: Une pandémie est en soi un monde brutal, qui inquiète tout le monde, au présent et par rapport à l’avenir. Cette angoisse généralisée, elle existe chez les parents, les enseignants, les élèves. C’est vraiment important, dans ce contexte, de ne pas se brutaliser soi-même et de ne pas brutaliser les autres.

C’est, sans doute, chez les parents que l’angoisse est la plus forte et dans ce climat d’incertitudes, il leur appartient de prendre la décision à travers l’examen de la question de ce qui leur semble juste, bon, et utile pour leur enfant. Et, bien entendu, en écoutant celui-ci.

Ne pas s’obliger, et ne pas obliger autrui, ne pas vouloir forcer … 

Pour le moment, l’école organise doucement et prudemment son retour dans le paysage des familles. La Fédération Wallonie-Bruxelles a agi avec beaucoup de sagesse en décidant qu’il n’y aura pas de matières nouvelles pendant cette période. L’école est un bateau, elle n’a pas vocation à rester à quai mais la remise en mouvement du bateau école doit se faire progressivement et avec douceur.

Mais on sait aussi que l’école représente un filet pour certains enfants… 

Ça, en effet, c’est une catastrophe ! La circulaire l’identifie en demandant aux écoles de faire le « monitoring » des élèves, un mot peu heureux, car il est question de prendre contact individuellement avec chaque élève et chaque famille de façon à s’assurer que tout se déroule le mieux possible.

C’est le rôle de l’école et celui des communautés éducatives qui doivent se mobiliser avec elle, les CPMS, les AMO etc…, pour que l’école ne se sente pas isolée dans cette remise en lien. Et il faut souligner au passage que les écoles ont mis en place des choses extraordinaires pendant le confinement.

Je pense qu’il faut aussi préparer l’avenir pour les familles plus vulnérables en s’attaquant à la fracture numérique. Aujourd’hui, aller à l’école sans ordinateur, sans connexion, sans espace personnel, c’est comme aller à l’école sans cartable hier.

Dans l’enseignement fondamental, comment les enseignants peuvent-ils accompagner au mieux leurs élèves ?

Ce qui angoisse les enfants, ce n’est pas d’être infectés par le virus mais d’en être vecteurs. L’enseignant doit trouver les mots, les attitudes et conduites par lesquelles l’enfant peut concrétiser cette forme d’« amour paradoxal » qui nous conduit à respecter une distance des autres, non pas en dépit du fait que nous les aimons mais précisément parce que nous les aimons.

En parlant de « gestes-barrières », les virologues ont fait leur travail mais c’est maintenant aux enseignants de choisir des manières de faire et de dire adaptées aux enfants. Par exemple, en employant la douceur, comme « gestes-protecteurs » qui évoquent davantage, aux oreilles d’un enfant, en quoi consistent ces comportements qui font qu’en se protégeant soi-même, on protège également les autres.

Un enfant s’imagine difficilement effectuer des mouvements qui le transforment en « barrières », mais il sait ce que signifie « protéger » et « se protéger ». Il vaut sans doute mieux parler de ce qui protège (se laver les mains, éternuer dans son coude, garder une distance physique etc.) qu’évoquer ce qui fait obstacle.

Concernant le masque ? 

Il n’est pas un frein à la communication. On peut sourire avec un masque, la communication est dans les yeux. On peut aussi personnaliser les masques, pour enlever le côté dramatique des choses, c’est-à-dire montrer qu’on prend au sérieux les choses sans se montrer grave. 

A l'école, préférer des mots tels que
A l'école, préférer des mots tels que "gestes protecteurs".
© Adobe Stock/ZergSV

Et par rapport aux adolescents ?

Il y a une caractéristique, chez les adolescents, qui est le sentiment d’invulnérabilité. Ça veut dire qu’il y a tout un travail de conscientisation à faire, qu’ils voient ce que produit le virus. J’avais été marqué par un reportage fait par la RTBF sur un service d’urgences dans une clinique à La Louvière : pourquoi pas le leur monter ?

Propos recueillis par Monica GLINEUR 

Yapaka.be: des ressources pour enseignants

Pendant cette crise liée à la pandémie Covid-19, Yapaka, cellule de coordination de la prévention de la maltraitance des enfants en Fédération Wallonie Bruxelles, met à disposition une série de ressources à l’attention des professionnels de l’enseignement, de l’enfance et de la jeunesse. Son site https://www.yapaka.be/ enregistre de nouvelles ressources en permanence.

Des ressources adaptées, sous forme de fiches sur la reprise de l’école après le confinement viennent d’être publiées : une fiche-ressources par cycle, à destination des enseignants du maternel, du primaire et du secondaire. https://www.yapaka.be/page/fiches-reprise-de-lecole-apres-le-confinement-ressources-thematiques-pour-les-enseignants

Le site contient des ressources pour les professionnels et pour informer les familles. Il permet aussi d’inscrire sa classe dans un projet.

Pour les professionnels

  • Plus de 100 capsules vidéos qui abordent les questions liées à l’école, au développement de l’enfant, au port du masque avec les plus petits, à l’alliance éducative qui doit trouver d’autres formes pour aider l’enfant à grandir… 
  • Des conférences disponibles en podcast sur des sujets comme les adolescents, les différents temps d’une crise, l’alliance éducative…

Pour aider les familles

  • Le message engageant les parents à rester en lien avec les professionnels qui sont restés disponibles dans d’autres configurations (par téléphone, vidéo…).
  • Un livre gratuit à télécharger : Faire famille au temps du confinement. Quelques points de repères, de Daniel Coum. 
  • Des activités gratuites à faire avec les enfants chez soi, proposées par tranche d’âge, via une page Parents-enfants confinées, comment ne pas péter les plombs.

Avec la classe

En se créant un compte, on peut participer au site (poster des commentaires, des évènements, demander des documents, etc...), mais aussi être informé des nouvelles ressources par courriel.
 

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