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Magazine PROF n°45

 

Dossier Leadership partagé : le retour du collectif ?

Des « commandos pédagogiques », pour accorder les violons

Article publié le 24 / 03 / 2020.

Au Lycée provincial des Sciences et des Technologies, à Soignies, l’équipe de direction a initié des journées de « commando pédagogique », où toute l’équipe débat, et participe aux décisions.

Le Lycée provincial comprend trois implantations : deux à Soignies et une à Écaussinnes. Après un 1er degré commun, l’école organise plusieurs filières de transition, mais surtout de qualification et professionnelles. L’élaboration du plan de pilotage puis la mise en œuvre du contrat d’objectifs incitent plus encore qu’auparavant à partager les prises de décisions.

Chez moi, pas de tabou, observe Sabine Dupont, directrice, parce que les projets qui réussissent sont ceux qui viennent de la base.
Chez moi, pas de tabou, observe Sabine Dupont, directrice, parce que les projets qui réussissent sont ceux qui viennent de la base.
© PROF/FWB

Sabine Dupont, directrice depuis 10 ans : « Pour l’élaboration du plan de pilotage, j’ai fait un appel aux volontaires. Onze membres de l’équipe se sont portés candidats, et ont formé le comité de pilotage, qui s’est réuni deux heures par semaine toute l’année. Pour moi, c’était important de donner un statut à ce groupe, en dégageant 20 heures de NTPP pour cette gestion ».

Aujourd’hui, pour le suivi et la mise en œuvre, une coordinatrice dispose de deux heures/semaine, et toute l’équipe est mobilisée au sein de groupes de travail liés aux objectifs.

Ainsi, début mars, un mercredi matin était consacré à un « commando pédagogique ». Une expression par laquelle Mme Dupont définit des séances de travail destinées à faire avancer la réflexion et à s’accorder sur les projets ou actions à mener. Cette matinée a permis aux groupes de se présenter mutuellement le fruit de leurs réflexions.

Et le périmètre de ces réflexions est très vaste ! Cela va du pédagogique pur (comment élargir aux 2e et 3e degrés des aménagements raisonnables mis en place de façon très volontariste au 1er degré) aux questions de visibilité de l’école, en passant par la gestion de l’absentéisme des élèves.

Périodiquement, des matinées de débat permettent à toute l'équipe de réfléchir et de s’accorder sur les projets ou actions à mener.
Périodiquement, des matinées de débat permettent à toute l'équipe de réfléchir et de s’accorder sur les projets ou actions à mener.
© PROF/FWB

« Chez moi, pas de tabou », observe la directrice, qui a clairement « lâché du lest sur le pédagogique, parce qu’il y a plus d’idées dans plusieurs têtes que dans une, et parce que les projets qui réussissent sont ceux qui viennent de la base. Je suis noyée de projets pédagogiques qui se mettent en cohérence avec le plan de pilotage », se réjouit-elle.

« Il y a trois ans, j’ai senti que l’école n’était pas ajustée à l’arrivée massive d’enfants en difficulté d’apprentissage. À l’époque, j’ai demandé à l’équipe de me faire confiance. On a établi un plan de formation, et maintenant on peut dire qu’on est devenus des experts des aménagements raisonnables… »

Évidemment, l’affectation des moyens s’est faite en cohérence : groupes-classes plus restreints, heures de remédiation trouvées en-dehors du NTPP, classes flexibles,…

Aujourd’hui, Mme Dupont aimerait voir ces aménagements raisonnables s’élargir, pour suivre les élèves à mesure qu’ils grandissent. C’est ce qui était en débat, entre autres sujets, ce matin-là. « Aujourd’hui, je vais prendre la tendance. »

Et de fait, les avis sont nuancés. Pas sur le principe des aménagements, devenus une obligation, mais sur les modalités. De quoi inviter la directrice à adapter sa copie, « parce que je ne voudrais pas avancer seule, sans personne derrière moi ». D’abord des formations destinées aux enseignants du 2e degré, peut-être une cellule spécifique pour piloter le projet,… L’objectif est maintenu, mais l’équipe a pu débattre du chemin pour y arriver.

« Aujourd’hui, on a juste un pouvoir de conviction, assure Mme Dupont. L’autorité suprême, c’est fini : on ne peut plus agir comme ça ! » Une posture assumée. « Pour moi, c’est inné. Mais je comprends que des directions habituées à la centralisation soit perturbées, parce que plus on octroie des espaces de dialogue, plus on risque d’avoir des difficultés… »

D. C.

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