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Magazine PROF n°41

 


L'acteur 

Un relai entre équipe
pédagogique, élèves et parents

Article publié le 03 / 04 / 2019.

Depuis 2011, les écoles fondamentales en encadrement différencié peuvent puiser dans leur capital-périodes pour engager un éducateur. L’École fondamentale communale Bressoux-Piron a fait ce choix.

Avec un charmant petit accent fleurant l’Andalousie, Patricia Vega-Fernandez, éducatrice spécialisée, rappelle la règle de l’école à deux gamins qui ont utilisé mains et pieds après une dispute. Rencontre.

Éducatrice, Patricia Vega-Fernandez coordonne notamment le projet d’aménagement de la cour de récréation.
Éducatrice, Patricia Vega-Fernandez coordonne notamment le projet d’aménagement de la cour de récréation.
© PROF/FWB

PROF : Votre parcours professionnel ?
Patricia Vega Fernandez :
Un échange Erasmus durant mes études de tourisme en Espagne m’a conduite en Belgique. En 2013, j’y ai terminé un Bac en éducation spécialisée en accompagnement psycho-éducatif, dans une école de promotion sociale, puis un master en sciences de l’éducation. Chemin faisant, j’ai notamment été animatrice artistique pour une ASBL. En 2012, j’ai été engagée comme éducatrice (1) à l’École communale Bressoux-Piron.

Pourquoi dans l’enseignement ?
J’y ai vu la possibilité de mener un réel travail éducatif dans un lieu où les enfants passent huit heures par jour. Travailler quotidiennement avec eux permet de faire des interventions réfléchies.

En quoi consiste votre travail. À quels besoins répond-il ?
J’assure le relai entre les élèves, l’équipe pédagogique et les parents. Polyvalente, je suis présente à de nombreux moments de la vie scolaire, pas seulement lors des récréations et garderies.

J’interviens à la demande des enseignants (j’assiste notamment à la réunion de concertation mensuelle de l’équipe). Je ne suis pas chargée des apprentissages et n’ai pas de position hiérarchique. Cela me permet de prendre le temps d’observer les élèves.

Dans certaines situations, en évitant de « trahir » l’enfant pris dans un conflit de loyauté, je peux nouer des relations de confiance avec les parents et les orienter vers le CPMS, des services sociaux, une association de quartier…

Je coordonne aussi des projets collectifs dans l’école : le réaménagement de la cour de récréation, par exemple.

Sur la base de lectures, de formations…, j’ai mis en place divers projets. Comme un conseil de classe hebdomadaire en 5e et en 6e, en concertation avec les institutrices. Les enfants peuvent y parler de ce qui va ou pas en classe et chercher ensemble des solutions. Selon les demandes des enfants, l’accent est mis sur certains thèmes, comme l’égalité filles/garçons.

Ce sont parfois des projets à la carte : en 2primaire, avec l’institutrice, j’ai travaillé sur le racket, en donnant la parole aux enfants. Un premier pas vers des conseils de classe.

Ce sont aussi des sorties artistiques ou sportives le mercredi après-midi. Ou de l’expression corporelle pour travailler les émotions chez les élèves de la 2e à la 4e; des séances quotidiennes de brain gym pour aider les enfants de 1re à se connecter avec eux-mêmes et améliorer l’attention.

Je tiens un carnet de bord quotidien pour garder des traces de chaque rencontre.

Quelles compétences, quelles qualités ce métier nécessite-t-il ?
Prendre le temps d’observer, d’écouter activement. Considérer un élève dans sa globalité sans se focaliser sur une difficulté. Quand un enfant se sent écouté sans jugement, respecté, en sécurité, son regard peut changer.

Cela demande aussi de l’humilité ! Il faut y croire, se dire que l’on travaille sur le long terme dans le domaine de l’éducation. Et aussi savoir mettre des limites pour se préserver. Au début, j’étais dépassée au niveau émotionnel, car la réalité éducative et sociale que je découvrais dans cette école qui accueille des enfants de familles très précarisées dépassait ce que j’avais imaginé. L’expérience, la maturité, cela aide !

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

(1) https://www.gallilex.cfwb.be/fr/leg_res_01.php?ncda=34295&referant=l02

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