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Magazine PROF n°41

 

L'info 

Une gymnastique de l’écoute

Article publié le 03 / 04 / 2019.

Professeure de musique, Anne Watelet utilise la méthode Tomatis dans son cours mais aussi pour remédier aux difficultés d’apprentissage des élèves.

Anne Watelet, professeure d’éducation musicale en 1re secondaire à l’Athénée royal François Bovesse, à Namur, en est convaincue : la méthode Tomatis peut aiguiser l’attention, la concentration mais aussi la confiance en soi des élèves.

Les élèves écoutent des morceaux musicaux dont les sons ont été filtrés pour stimuler l’oreille.
Les élèves écoutent des morceaux musicaux dont les sons ont été filtrés pour stimuler l’oreille.
© Anne Watelet

PROF : En quoi consiste cette méthode ?
Anne Watelet :
Développée par le médecin et chercheur Alfred Tomatis, elle a pour objectif de stimuler le cerveau grâce à la musique (1).

L’oreille capte les sons environnants et ceux de notre propre voix et les transmet au cerveau qui les analyse Or, des changements (un bruit inhabituel, une forte émotion …) peuvent détourner l’attention. La méthode aide le cerveau à développer des mécanismes automatiques de détection du changement pour, ensuite, sélectionner l’information importante plus facilement et décider de rejeter les évènements secondaires.

Pour cela, la méthode utilise un appareil portatif pourvu d’une bascule électronique qui produit des contrastes sonores par le passage soudain des fréquences graves aux fréquences aiguës, stimulant le cerveau.

Pourquoi avez-vous décidé de l’utiliser en classe ?
Des circonstances familiales m’ont amenée à me former à titre privé. Enthousiaste, j’ai rencontré une écoute favorable de la part de l’ancienne préfète et l’école a acquis le matériel pour des groupes de 24 élèves.

Comment cela se passe-t-il concrètement en classe ?
J’accueille des élèves de 1re en difficulté, envoyés par le conseil de classe dans le cadre du Plan individuel d’apprentissage, outil élaboré pour chaque élève en difficulté. Par groupes d’une quinzaine, ils participent, durant trois périodes par semaine et toute l’année scolaire, à trois programmes de vingt heures, entrecoupés par des pauses de quatre semaines.

Ils écoutent des morceaux de Mozart (ou des chants grégoriens) dont les sons ont été filtrés pour entrainer une stimulation cérébrale, tout en réalisant, s’ils le souhaitent, des activités créatives. Progressivement, pour axer le travail sur la concentration, ils reçoivent davantage de fréquences aiguës.

En début d’année et à la fin de chaque programme, chaque élève passe un test portant sur l’attention, la vigilance, la réactivité, l’impulsivité, et je lui communique les résultats, ainsi qu’aux enseignants et aux parents.

Les effets ?
Visibles sur la concentration, l’attention, l’estime de soi. Une série de choses se mettent en place progressivement et influencent les apprentissages. Bien sûr, cela ne remplace pas, pour certains élèves, des séances de remédiation dans certaines branches ou de méthode de travail.

L’utilisez-vous avec d’autres élèves ?
Oui, pour des cours de langues, notamment pour les élèves de 1re et de 2e en immersion, avec des programmes spécifiques. Nos oreilles francophones ne sont pas habituées à la large gamme de fréquences de l’anglais, par exemple. Ce que l’oreille ne capte pas bien, la voix ne peut pas le restituer.

Et au cours de musique ?
Mes élèves utilisent un casque spécial qui transmet la musique et la voix par conduction aérienne et osseuse. Ils peuvent ainsi se rendre compte de certains défauts mais aussi modifier leur élocution et leur diction.

Quelles sont les conditions de réussite ?
Du matériel et des professionnels formés. Mais aussi la volonté d’instaurer un climat positif, de prendre du temps

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

(1) http://www.tomatis.com

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